À l’occasion de la Journée mondiale de l’obésité du 4 mars 2026, plusieurs hôpitaux bruxellois rappellent qu’au-delà des chiffres, l’obésité est une maladie complexe, chronique, aux répercussions physiques et psychiques importantes. Plusieurs centres spécialisés misent sur une approche pluridisciplinaire et personnalisée pour accompagner durablement les patient.e.s.

Les initiatives des Cliniques de l’Europe et des Hôpitaux Iris Sud en cette journée mondiale illustrent une volonté commune : informer, déstigmatiser et proposer des parcours de soins personnalisés pour permettre à chaque patient.e d’avancer vers un meilleur équilibre de santé.
Une prise en charge globale aux Cliniques de l’Europe
Aux Cliniques de l’Europe, la Clinique de l’obésité a récemment été réorganisée sur ses deux sites. L’équipe travaille en étroite collaboration avec des endocrinologues, des diététicien·ne·s, des nutritionnistes, des psychologues ou encore des spécialistes du sommeil.
« Chaque cas est différent et nécessite une autre approche. C’est précisément cette prise en charge pluridisciplinaire qui nous permet d’apporter des solutions sur mesure à nos patient.e.s », souligne le Dr Nijs, membre de l’équipe, sur la page web de la Clinique.
Il précise aussi que tous les patient.e.s ne relèvent pas d’une chirurgie : certains bénéficieront d’un accompagnement diététique intensif, d’un traitement médicamenteux, d’un suivi psychologique ou d’un programme d’activité physique adapté. La clé ? Une évaluation individualisée et un suivi régulier. Avant toute chirurgie appelée « bariatrique » (accessible à partir de 15 ans minimum et en cas d’obésité sévère), une période de réflexion – généralement de trois mois – est prévue par la loi. Après l’intervention, les patient.e.s sont revus deux à trois fois par an, en complément du suivi nutritionnel et psychologique.
« L’opération n’est qu’une étape. Ensuite, le maintien du poids reste un combat à vie, qui repose sur la discipline et la volonté. D’où l’importance du suivi en collaboration avec le médecin généraliste », rappelle le Dr Philippron sur le site de l’hôpital.
Aujourd’hui, la chirurgie bariatrique est considérée comme sûre, avec moins de 1 % de complications. Les Cliniques de l’Europe, déjà équipées d’un robot chirurgical, attendent en 2026 le nouveau robot Da Vinci V, qui devrait permettre une récupération plus rapide et moins de douleurs post-opératoires.
Sensibilisation et accompagnement le 4 mars
De leur côté, les Hôpitaux Iris Sud se mobilisent également à l’occasion du 4 mars. Un stand d’information sera organisé de 9h à 16h sur le site d’Etterbeek-Ixelles, afin de sensibiliser le public aux enjeux de l’obésité et de présenter les solutions existantes. Ce stand s’adresse aux patient.e.s, aux proches et à toute personne désireuse d’en apprendre davantage sur l’obésité et les solutions adaptées pour la prévenir ou la prendre en charge. Des conseils personnalisés y seront prodigués et un échange avec des professionnels spécialisés sera possible, afin d’adopter les meilleures pratiques. L’objectif est de favoriser une meilleure compréhension de cette problématique et d’accompagner chacun vers une prise en charge adaptée et efficace. Finalement, une visite de leur Centre Poids et Santé est prévue.
Quid, plus spécifiquement, des enfants ?
En Belgique des trajets de soins adaptés en fonction des besoins sont depuis peu proposés aux enfants. Sur le site de l’INAMI, on peut lire que « ces trajets de soins s’appuient sur une approche multidisciplinaire et sur des soins intégrés : chaque patient.e ayant besoin de soins en matière d’alimentation saine et de diététique peut compter sur une équipe de professionnel.le.s spécialisé.e.s dans différentes disciplines (médecins, diététicien.ne.s, psychologues, etc.) ». Les petit.e.s patient.e.s sont alors pris.es en charge de manière individuelle et les soins sont personnalisés en concertation avec d’autres spécialistes.
→ Vers les différents trajets de soins pour les enfants avec obésité
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