Aidants proches : les lignes bougent mais l’urgence persiste !

La Ligue des familles appelle les responsables politiques à faut trouver des solutions concrètes ou viables pour toutes celles et ceux qui s’occupent jours et nuits d’un enfant en situation de handicap ou d’un enfant malade. Des mesures et solutions transitoires sont en cours, laissant toutefois certains aidants proches sous la menace d’exclusions du chômage et ce, dès la fin du mois de mars. Une situation très urgente qui requiert l’attention de tous.tes dans l’espoir que personne ne soit mis sur le banc de touche !

Dans un précédent article intitulé « Aidants proches : quand prendre soin d’un enfant mène à l’exclusion du chômage», l’équipe d’Hospichild invitait le grand public à réagir en signant la pétition lancée initialement par la Ligue des Familles, Aidants Proches et le SUSA Bruxelles. Pour éviter que tous ces parents ne tombent dans la grande précarité, ces associations tentent, comme elles le peuvent, de faire bouger les lignes et de défendre les droits pour toutes celles et ceux qui aident leurs proches au quotidien.

{Communiqué de presse de la Ligue des Familles}

Ce vendredi le kern (comité ministériel restreint en Belgique) se penche sur la situation des aidants-proches. La Ligue des familles espère une solution rapide face à l’urgence : des aidants-proches qui sont, dès à présent, exclus du chômage. Ils ne peuvent plus attendre. Mais également une solution pour tous les aidants proches. Or certaines solutions sur la table en laissent certains de côté.

Il y a toujours urgence !

La Ligue des Familles explique qu’il a deux mesures au moins qui sont sur la table :

  • Le Ministre Vandenbroucke, en charge des Affaires sociales, et le Ministre Beenders, en charge des Personnes en situation de handicap, proposent un maintien temporaire dans leurs droits au chômage des aidants-proches qui activeraient le statut aidant-proche ouvrant des droits sociaux à leur mutuelle.
  • Le Ministre Clarinval, en charge de l’Emploi, propose que les parents d’enfants en situation de handicap de moins de 21 ans, les aidants proches de personnes gravement malades et les aidants proches de personnes en soins palliatifs qui demanderaient une dispense de recherche d’emploi puissent maintenir durant un an de plus leurs allocations de chômage, à des revenus identiques à ceux qu’ils ont aujourd’hui.

Enfin !, les lignes bougent donc au gouvernement fédéral. Mais rappelons que certains aidants-proches ont perdu leurs allocations de chômage au 1er janvier. Il y a urgence ! Les jours sont comptés avant la prochaine vague d’exclusions : fin de ce mois, d’autres aidants-proches perdront leurs allocations de chômage.

Pour que personne ne soit au bord du chemin…

Quelle que soit la solution transitoire trouvée, la Ligue des familles appelle à :

  • Assurer que tous les aidants-proches, qui assument des charges de soins lourdes, conservent au moins leur revenu actuel. Or, la dispense de recherche d’emploi mise sur la table par le ministre Clarinval ne s’applique pas aux aidants-proches d’enfants de plus de 21 ans, ou de parents, conjoints, frères ou sœurs en situation de handicap lourd : ils resteraient donc exclus du chômage. De même, les aidants-proches qui auraient déjà épuisé des dispenses de recherche d’emploi dans le passé ne pourraient pas les activer.
  • S’assurer que les démarches demandées aux aidants-proches ne soient pas trop lourdes et que le délai de traitement des dossiers soit suffisamment rapide pour leur éviter de perdre des revenus dont ils ont radicalement besoin.
  • Assurer que les revenus des aidants-proches soient garantis jusqu’à ce qu’un statut pérenne, décent et adapté soit construit et accessible.

Le 15 janvier passé, le Ministre Clarinval a déclaré au Parlement : « Je serai avec conviction un allié de toutes les initiatives visant à renforcer de manière concrète et ciblée le soutien aux aidants-proches qui assument des charges de soins lourdes ». La Ligue des familles appelle à s’inscrire dans cette annonce, agir dans la conscience de l’urgence, et assurer qu’aucun aidant-proche qui assume des charges de soins lourdes ne soit laissé au bord du chemin

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