Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme : « Il y a encore beaucoup à faire ! »

Ces dernières années, les initiatives de soutien aux enfants ou adultes autistes sont de plus en plus visibles et nombreuses. Mais, selon l’asbl APEPA – Association des Parents pour l’Épanouissement des Personnes avec Autisme -, « force est de constater qu’il y a encore beaucoup à faire ! » Et la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme existe précisément pour taper chaque année sur le clou. 

Parmi les initiatives récentes en matière d’autisme : une classe maternelle inclusive pour enfants autistes, un projet d’une Maison de l’Autisme, des moments de théâtre spécialement dédiés aux personnes autistes, plusieurs nouveaux groupes de parole, une résolution déposée au parlement bruxellois concernant le dépistage précoce de l’autisme, quelques films sur la thématique… Mais selon Freddy Hanot, Président d’APEPA asbl, il faut encore davantage d’inclusion et une meilleure considération par les autorités. 

16e journée mondiale de sensibilisation à l’autisme

« C’est le 18 décembre 2007 que, sur proposition de l’Emirat du Qatar, l’Assemblée Générale de l’ONU adopta la Résolution 62/139 décidant de proclamer le 2 avril Journée Mondiale de sensibilisation à l’autisme à observer tous les ans à compter de 2008.

16 ans plus tard, nos Sociétés, surtout dans les pays dits développés, ont fait d’indéniables progrès en matière d’autisme mais, force est de constater qu’il y a encore beaucoup à faire.

Message du Secrétaire Général de l’ONU à propos de l’autisme

C’est d’ailleurs ce que nous dit le Secrétaire Général de l’ONU dans le message qu’il adresse au Monde à cette occasion : ‘En ces temps troublés où toute l’attention est concentrée sur la guerre en Ukraine, les prix de l’énergie , les changements climatiques, les menaces de pénuries et les problèmes budgétaires, il est de notre devoir comme association qui en a fait son combat depuis 1975 de rappeler l’existence de l’autisme, handicap encore peu connu du grand public et trop mal pris en considération par les autorités alors qu’avec un taux de récurrence d’au moins 1 pour 100, il constitue un vrai problème de santé publique d’après les normes de l’OMS.’

Viser à l’épanouissement de nos personnes autistes et à améliorer leur inclusion

Nous, l’équipe de l’APEPA, asbl reconnue représentative des personnes handicapées par A.M. du 7 juin 2002, nous appelons les ministres compétents, ainsi que les pouvoirs publics de tous niveaux à relever le défi et à mettre les moyens pour aider à l’épanouissement de nos personnes autistes et à améliorer leur inclusion.

À l’approche des prochaines élections, nous rappelons que :La mesure d’une société se trouve dans la manière dont elle traite ses citoyens les plus faibles et les plus démunis.' »

 

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