La journée internationale des mères endeuillées est célébrée chaque premier dimanche de mai pour soutenir les femmes ayant perdu un enfant, quel que soit son âge. Cette journée, créée par Carly Marie Dudley en Australie, offre un espace pour briser le silence, reconnaître leur douleur et honorer la mémoire de leurs enfants.

Nous vous parlions récemment de ce film poignant, Hamnet, qui focalise l’attention du spectateur sur la maman et son extrême souffrance au moment du décès de son fils. C’est une réalité déchirante à laquelle d’autres mères, en Belgique ou ailleurs, doivent également quelques fois se confronter (on parle de 1000 enfants ou jeunes de moins de 20 ans qui perdent chaque année la vie prématurément en Belgique). Cette journée mondiale leur fait honneur afin qu’elles puissent peut-être un peu mieux respirer et savoir vers quelles associations se tourner.
Comment survivre à la perte d’un enfant ?
La disparition de son enfant est sans doute l’épreuve la plus douloureuse qui puisse être. Les parents se retrouvent amputés d’une partie d’eux-mêmes, d’un moteur de vie, il sont profondément blessés, en proie à une souffrance violente. « Pourquoi nous ? Pourquoi lui ? » Le décès d’un enfant va dans le sens opposé de la vie et est ressenti comme une terrible injustice. Pour tenter de faire face à ce tumulte de sentiments et d’émotions, on se tourne vers les proches, ceux qui nous aiment. Les équipes hospitalières peuvent également proposer leur aide dans ce douloureux cheminement, ayant eux-même connu l’enfant et les proches, parfois durant plusieurs semaines… Il y a aussi ceux qui ont vécu une expérience similaire et qui ont eu envie d’aider les parents dans le même cas. Ce sont les associations de « Selfhelp ».
→ Liste d’associations de soutien au deuil : ici
Le deuil périnatal
Lorsque l’enfant meurt en couche ou dans le ventre de la mère, il est question ensuite de commencer un deuil plus spécifique appelé « deuil périnatal ». Plusieurs hôpitaux ont mis en place des groupes de parole ou autres dispositifs afin de soutenir les mères (et les parents plus généralement) dans cette épreuve. Ainsi, il existe à l’hôpital Delta des groupes de paroles de parents endeuillés. On peut lire sur leur site : « Les groupes de paroles sont destinés aux parents ayant perdu un fœtus ou un bébé durant la grossesse ou peu de temps après la naissance. Cet espace de paroles commun permet aux parents d’y trouver un accompagnement ainsi qu’un soutien psychologique. Ils pourront également partager leur expérience de perte avec d’autres parents ayant vécu une expérience semblable. » À l’Hôpital des Enfants, une aide similaire existe : « Après le décès de l’enfant, un suivi de deuil est proposé aux familles (parents et fratries) qui le souhaitent. Une cérémonie de commémoration est organisée une fois par an pour les proches et les soignants. » Au CHU Saint-Pierre, ensuite, la Groupe Mizuko « permet d’accueillir l’expérience de la perte avec d’autres, en respectant le rythme et le cheminement de chacun ». Enfin, les Cliniques de l’Europe mettent à disposition un livret de soutien au deuil périnatal.
Quelques ressources
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