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Take Off, asbl qui connecte l’enfant malade à sa classe, devient ‘ClassContact’

En cette rentrée académique, l’asbl Take Off a décidé de changer de nom. Elle se nomme à présent ‘ClassContact’ et entend bien tout faire pour briser l’isolement d’encore plus d’enfants malades, hospitalisés ou soignés à domicile. Ceci, notamment, en mettant à leur disposition le matériel informatique nécessaire pour pouvoir continuer à suivre les cours à distance.

ClassContact, nouveau nom de Take Off asbl, pour connecter l'enfant malade à sa classe

En 2019, l’asbl Take off, soutenue par le Fonds Venture Philanthropy de la Fondation Roi Baudouin, a été élue « Coup de cœur ». Grâce à cela, elle a obtenu une aide financière supplémentaire et l’opportunité de mieux se faire connaître du grand public. Aujourd’hui, l’asbl change de nom et se dote d’un nouveau site web également dans le but d’augmenter sa notoriété et faire en sorte que tous les enfants malades puissent rester connectés à leur scolarité.

Pourquoi ce changement de nom ?

Dans l’article, publié sur son site, annonçant ce changement de nom, ClassContact s’explique : « Pourquoi un tel changement ? Pour coller à nos ambitions et mieux nous faire connaître auprès de notre public cible d’enfants malades, de parents, d’écoles et d’entreprises, mais également auprès de tous les acteurs, parties prenantes et partenaires susceptibles de nous venir en aide afin de soutenir la rescolarisation des enfants malades de longue durée. »

Nouveau site web, nouvelle communication

ClassContact s’est également doté d’un nouveau site internet et sa communication a été adaptée pour apporter une information plus claire et plus accessible à son public cible. Ainsi, la nouvelle plateforme au design plus moderne permet d’accéder plus facilement aux différents onglets : Nous aider, Participer, Pourquoi, En pratique, Qui sommes-nous… L’asbl rappelle notamment que 2.500 euros sont nécessaires pour aider un seul enfant malade à se reconnecter à sa classe et tenter de réussir son année. Elle a donc besoin de beaucoup de dons pour pouvoir soutenir un maximum d’enfants.

Soutien indéfectible des Diables Rouges

Comme pour presque toutes leurs actions de communication, les Diables Rouges, et en particulier Thomas Meunier, ont sans surprise accepté de soutenir ClassContact. C’est ainsi que le célèbre footballeur s’est prêté au jeu en déballant, au sein d’une courte vidéo, un ballon de foot sur lequel figure le nouveau logo de l’asbl.

Sofia Douieb

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Les pédiatres, inquiets, appellent à ne pas reporter les vaccinations et autres consultations

Depuis quelques semaines, et à cause de la pandémie actuelle, les consultations pédiatriques (même par téléphone) ont grandement diminué. Les pédiatres, inquiets, et les hôpitaux rappellent que les vaccinations et autres consultations sont tout à fait accessibles. Ils appellent ainsi à ne pas reporter ou suspendre les soins prescrits aux enfants. 

L’appel de l’ONE quant au maintien des vaccinations date d’il y a presque un mois. Apparemment, ce n’était pas suffisant et ce sont désormais les hôpitaux qui tapent sur le clou. À côté de cela, des faits plus préoccupants encore sont constatés ; certains parents reportent par exemple les séances de chimiothérapies de leur enfant…

« La vaccination reste prioritaire et importante pour protéger vos enfants ! »

Selon l’ONE, le programme de vaccination des nourrissons est primordial pour ne pas se voir ajouter à l’épidémie de coronavirus d’autres épidémies qui pourraient, elles aussi, entraîner un engorgement des structures de soins de santé. Les enfants de moins de 15 mois sont plus vulnérables aux maladies évitables par la vaccination, rappelle-t-il. Les consultations de l’ONE resteront donc ouvertes pour assurer la vaccination. L’organisme rappelle néanmoins que pour limiter au maximum la propagation du coronavirus, le public est invité à respecter scrupuleusement son heure de rendez-vous, à ne pas s’y présenter s’il souffre de fièvre ou en cas de nez qui coule, de toux ou de difficultés respiratoires.

Pédiatres et hôpitaux solidaires avec l’ONE

De son côté, l’Hôpital des Enfants a également insisté sur l’importance de la vaccination qui « reste prioritaire et importante pour protéger vos enfants! ». D’ailleurs, pour soutenir l’ONE, l’Huderf a décidé de proposer également des rendez-vous vaccination en consultation de pédiatrie.

Le Groupement Belge des Pédiatres de Langue Française (Gbpf) a également appelé ses pédiatres membres à proposer leur aide au sein des consultations ONE. « Concrètement, pour les pédiatres qui seraient volontaires pour donner un coup de main, vous pouvez adresser vos propositions d’aide directement à directionsante@one.be. »

Kind en Gezin a repris les vaccinations

Au Nord du pays, le gouvernement flamand avait demandé à Kind en Gezin, l’équivalent néerlandophone de l’ONE, de suspendre les vaccinations jusqu’au 5 avril. Mais heureusement, les vaccinations ont repris leur cours habituel le 1er avril dernier. Bien sûr, comme pour l’ONE, des mesures strictes sont mises en place pour empêcher la propagation du Covid-19.

À Saint-Luc, des chimiothérapies reportées

Mais il y a encore plus grave que de ne pas prévenir une maladie en faisant vacciner un enfant ; c’est le fait de retarder des soins qui lui sont indispensables. Bénédicte Brichard, cheffe du service d’oncologie pédiatrique des cliniques Saint-Luc, a confié ses inquiétudes à La Libre :« On observe que certains adultes préfèrent éviter de se rendre ou d’emmener leur enfant dans un hôpital s’ils ne sont pas infectés par le Covid-19. Nous devons donc convaincre des parents de ne pas suspendre la chimiothérapie de leur enfant. Cette grande angoisse est loin d’être fondée. Heureusement, nous sommes toujours parvenus à convaincre les parents d’assurer le suivi d’un traitement, car sa suspension, même pendant deux semaines, peut permettre au cancer de retrouver son rythme de croissance. Face à un tel risque de rechute, la crainte du Covid ne doit pas intervenir. »

Vers des « victimes collatérales » chez les enfants ?

Enfin, le chef du service de pédiatrie de l’Huderf, Pierre Smeesters, est également très inquiet : « Dès le début de la crise, j’ai dit aux équipes que je craignais qu’il y ait des victimes collatérales chez les enfants. Ce qui se confirme dans nos chiffres d’admissions et de passages aux urgences. Par exemple, nous n’avons que très peu de nouveaux diagnostics de leucémie et de lymphomes alors que c’est normalement constant. Nous sommes inquiets de ne pas voir les enfants que l’on devrait voir. » Il a ensuite cité à L’Echo le cas, choquant, de cet enfant diabétique arrivé trop tard à l’hôpital pour un diagnostic et décédé de son diabète.