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Enseignement de type 5 (en hôpital) : une mise à jour s’impose !

Chez Hospichild, nous pensions réellement connaître les subtilités de l’enseignement de type 5 ou, autrement dit, de l’enseignement en hôpital. Pourtant, après notre rencontre avec les responsables de l’asbl Ecole Escale à la mi-octobre et, un peu plus tard, avec ClassContact, nous nous sommes rendu compte que la réalité est bien plus complexe et tentaculaire qu’elle n’y parait. Dès lors, une mise à jour s’impose !

Pour résumer brièvement, il faut savoir que le territoire (nous n’évoquerons ici que la Région bruxelloise) se divise entre plusieurs formes complémentaires d’enseignement de type 5 :

  • Classe adossée à l’hôpital/ au centre de jour : lorsque la maladie de l’enfant le contraint de rester une certaine période (même très courte) à l’hôpital ou lorsqu’il souffre d’un trouble psychologique le coupant temporairement ou définitivement de son établissement ordinaire, des enseignants professionnels peuvent prendre le relais au sein de classes jouxtant les différents établissements hospitaliers. L’École Escale ou l’École Robert Dubois, deux réseaux tentaculaires de classes en hôpital, sont de parfaits exemples. 
  • Lien numérique entre la classe et l’hôpital/le domicile : si l’hospitalisation ou le repos à domicile est de longue durée (6 semaines minimum) et que l’enfant gravement malade souhaite garder le lien avec sa classe d’origine (ou avec une classe adossée à un service pédiatrique), les parents, l’hôpital ou l’école peuvent faire appel à Bednet (côté néerlandophone) ou ClassContact. Ces deux associations s’emploient à installer tout le matériel informatique nécessaire dans la classe et au chevet de l’enfant pour lui permettre de continuer à suivre ses cours à distance et de garder le contact quotidien avec ses copains et ses professeurs.
  • Soutien scolaire à l’hôpital ou à domicile : si un soutien scolaire de quelques heures par semaine est souhaité, soit à l’hôpital soit au domicile de l’enfant malade, d’anciens professeurs bénévoles de l’École à l’Hôpital ou à Domicile (EHD) par exemple, peuvent se déplacer à tout moment pour combler certaines lacunes ou incompréhensions dans certaines matières.   

École Escale, vaste réseau de classes adossées aux hôpitaux pédiatriques

Au cours de l’entrevue avec l’École Escale, les directeurs et directrices des différents réseaux de classes ont tenté d’expliquer les multiples ramifications de l’asbl. Elle organise donc un enseignement spécialisé de type 5 (fondamental et secondaire) à l’intention des enfants/jeunes gravement malades ou ayant des troubles psychiatriques (5.000 par an) dans différents hôpitaux :

– En Région bruxelloise : dans plusieurs services des Cliniques universitaires Saint-Luc, au Centre thérapeutique pour adolescents, à l’Entreliens (jeunes en phobie scolaire), à l’Entre-deux, au Centre pédopsychiatrique Parhélie, à l’Espace Domino de la Clinique Saint-Jean, à la Clinique La Ramée, au Centre de jour Grandir et à la Clinique pour adolescents Area+ (plus grosse équipe de l’Ecole Escale).
– En Région wallonne : dans différents hôpitaux et cliniques.

« On s’éloigne de plus en plus de l’archétype de l’enfant immobilisé sur son lit d’hôpital »

Concrètement, pour qu’un enfant (dès la maternelle) ou un jeune (jusqu’à 21 ans) soit admis dans l’une des classes de l’École Escale, il doit être soit hospitalisé, soit en possession d’un certificat médical prescrit par un pédopsychiatre. D’ailleurs, au cours de la présentation de l’asbl, une enseignante nous précisa un élément assez surprenant : « Il faut bien comprendre que l’école en hôpital s’éloigne de plus en plus de l’archétype qu’on s’en faisait à l’époque ; à savoir, l’enfant immobilisé par un plâtre ou à la suite d’une opération de l’appendicite. À présent, la plupart des élèves (environ 70%) qui suivent nos cours sont des enfants souffrant de troubles mentaux, d’autisme, de phobie scolaire… »

ClassContact et Bednet : garder un pied virtuel dans la classe 

L’asbl ClassContact met gratuitement à disposition de l’enfant malade de longue durée les moyens informatiques nécessaires pour rester connecté avec sa classe depuis l’hôpital ou la maison. D’une part pour éviter la déscolarisation et d’autre par pour maintenir le lien social avec le professeur et les camarades.

À l’heure actuelle, ClassContact, seule association offrant ce service pour l’enseignement francophone en Belgique (Bednet offre un service similaire pour l’enseignement néerlandophone), parvient à reconnecter plus de 120 enfants malades par an ; en 14 ans d’existence, ce sont donc 1.200 enfants qui ont ainsi pu être aidés. Des chiffres encourageants, mais encore loin de ceux de Bednet qui, contrairement à ClassContact reçoit des subsides très importants pour fonctionner. Selon Donatien D’Hoop, directeur de ClassContact, interviewé par Hospichild, il faudrait que les services de l’asbl deviennent incontournables et obligatoires comme le sont ceux de Bednet. Cela passerait forcément par le vote d’un décret qui obligerait les écoles à accepter systématiquement la démarche au sein de leurs établissements.

Complémentarité et porosité des offres de scolarité en hôpital ou à domicile

Contrairement à l’École Escale ou à l’École Robert Dubois, ClassContact et Bednet ne se mêlent pas de l’aspect pédagogique. Les deux offres sont bien sûr différentes, mais très complémentaires. En effet, toujours selon Donatien D’Hoop, un enfant hospitalisé qui suit d’abord des cours dans une classe adossée à l’hôpital peut tout à fait émettre le besoin, à un moment donné, de se connecter virtuellement à sa classe d’origine et de suivre ses cours habituels à distance. S’il éprouve des difficultés dans certaines matières et que ses parents souhaitent un soutien scolaire, des professeurs de l’EHD par exemple peuvent très bien se déplacer à son chevet pour quelques heures supplémentaires. Il y a donc une porosité possible (pas obligatoire) entre les différentes offres de scolarité pour les enfants malades. Chaque famille, en concertation avec l’école et avec l’hôpital, devra décidé au cas par cas de la meilleure solution à choisir pour l’enfant ; en souhaitant, bien sûr, que cette scolarité un peu particulière soit la plus provisoire possible…

Sofia Douieb

 

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Phobie scolaire en temps de Covid-19 : focus sur la nouvelle association L’Anatole

L’Anatole, nouvelle association de soutien aux parents d’enfants confrontés à la phobie scolaire, a commencé ses activités à la fin du mois de septembre. Et la période est plutôt compliquée pour démarrer. Surtout que l’épidémie du coronavirus a considérablement perturbé la vie scolaire et les angoisses qui y sont irrémédiablement liées. Focus sur cette problématique encore trop méconnue avec Saskia Claes, psychologue clinicienne et co-fondatrice de L’Anatole.

« Le nom ‘L’Anatole’ fait référence à une figure de jazz désordonnée dont les notes mises en commun créent malgré tout quelque chose d’harmonieux. Quand la phobie scolaire entre dans la vie d’une famille, elle s’en trouve désordonnée et déréglée et on espère, avec notre association, ré-harmoniser les choses », a expliqué Saskia Claes à Hospichild. Ce terme, elle en a eu l’idée avec Fabienne Ellenbecker, co-fondatrice de l’association et assistante sociale. Toutes les deux ont été, ou sont toujours, confrontées à la phobie scolaire d’un de leur enfant. Ne trouvant pas de solutions à Bruxelles, elles ont pris l’initiative de créer leur propre structure afin d’aider les parents confrontés à cette problématique qui touche entre 1 et 5% des jeunes en âge scolaire.

Des groupes de parole pour accompagner les parents

« La phobie scolaire n’est pas un sujet souvent abordé, parce que ce n’est pas facile d’identifier, de prime abord, le problème. Il existe peu voire pas de ressources spécifiques autour de cette problématique et les parents qui y sont confrontés se sentent souvent isolés et sans solution. » C’est pourquoi Fabienne et Saskia ont eu l’idée de créer, il y a un an de cela, la toute première association bruxelloise d’aide autour de la phobie scolaire. Et pour elles, le meilleur moyen d’accompagner les parents ou les proches dans un premier temps, était d’organiser des groupes de parole. Ces derniers permettent d’offrir un cadre de reconnaissance de la problématique, d’échanger des ressources, d’apporter du soutien… afin que les personnes touchées ne soient pas seules face à ce « tsunami ». Initialement prévues en mars, ces réunions ont été postposées à la fin du mois de septembre et sont actuellement accessibles sans réservation tous les 2e et 4e lundis du mois de 19h30 à 21h30 au Club Norwest à Jette. 

Symptômes, déclencheurs et solutions

La phobie scolaire consiste en une incapacité d’aller à l’école, qui se manifeste par une grande détresse émotionnelle associée à des symptômes physiques souvent inexpliqués. Elle peut parfois être associée, chez le jeune, à un état dépressif, des angoisses, des idées suicidaires… Ce qui peut parfois l’amener à être hospitalisé en pédopsychiatrie. Ou alors, dans les cas moins sévères, l’enfant ou l’adolescent reste isolé à la maison jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée telle qu’un changement d’école par exemple et/ou une thérapie pour comprendre le déclencheur du problème (harcèlement, conflit, climat agressif, troubles de l’apprentissage, profil haut potentiel, phobie sociale, anxiété de performance, hypersensibilité, contexte de changement, deuil, conflits dans la famille…) Pour ce qui est de la continuité de l’enseignement, qui passe souvent par une période plus ou moins longue d’arrêt total, soit il se fait à domicile en collaboration – dans la mesure du possible – avec l’école, soit les parents s’improvisent professeurs, soit encore, l’école de type 5B « Les ados de Robert Dubois » peut être mobilisée.

Étapes de la prise en charge des jeunes en phobie scolaire

Quand la phobie scolaire survient sans crier gare chez un enfant ou un jeune, il ne faut pas, selon Saskia, insister pour qu’il continue à fréquenter l’école. La première chose à faire est de consulter le médecin traitant pour qu’il prescrive un repos de quelques semaines. Ceci afin de faire une pause, de baisser la pression et d’analyser la situation afin de poser un éventuel diagnostic. Une fois que ce dernier est établi, il est important d’en avertir l’école afin de discuter des aménagements possibles pour permettre à l’enfant de continuer son apprentissage. Car, contrairement aux jeunes en décrochage scolaire, ceux en situation de phobie scolaire ont encore envie d’apprendre. De plus, ils ne cachent généralement pas leur mal-être et leur absentéisme scolaire à leurs parents.

L’impact aggravant du confinement

Paradoxalement, dans certains cas, le fait de ne plus devoir aller à l’école au début de la crise sanitaire était plutôt un soulagement. La maison faisait office de refuge et convenait tout à fait à ces jeunes en situation de phobie scolaire. Mais ensuite, quand il a fallu retourner à l’école, l’angoisse fut renforcée et le problème s’est aggravé. Car au plus l’absence est longue, au plus la difficulté à retourner dans le circuit scolaire est prononcée. Dans un article partagé sur le groupe Facebook L’Anatole, on peut notamment lire : « Beaucoup d’enfants qui faisaient seulement des absences perlées n’arrivent plus à y retourner (ndlr : depuis le confinement). Cette absence prolongée les a coupés dans leur élan ».

Sofia Douieb

→ À tous les parents ou proches d’un jeune en situation de phobie scolaire en Région bruxelloise, n’hésitez pas à contacter l’association L’Anatole via leur site internet www.lanatole.be, par e-mail contact@anatole.be ou encore par téléphone au 0468 479 349.

 

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Take Off, asbl qui connecte l’enfant malade à sa classe, devient ‘ClassContact’

En cette rentrée académique, l’asbl Take Off a décidé de changer de nom. Elle se nomme à présent ‘ClassContact’ et entend bien tout faire pour briser l’isolement d’encore plus d’enfants malades, hospitalisés ou soignés à domicile. Ceci, notamment, en mettant à leur disposition le matériel informatique nécessaire pour pouvoir continuer à suivre les cours à distance.

ClassContact, nouveau nom de Take Off asbl, pour connecter l'enfant malade à sa classe

En 2019, l’asbl Take off, soutenue par le Fonds Venture Philanthropy de la Fondation Roi Baudouin, a été élue « Coup de cœur ». Grâce à cela, elle a obtenu une aide financière supplémentaire et l’opportunité de mieux se faire connaître du grand public. Aujourd’hui, l’asbl change de nom et se dote d’un nouveau site web également dans le but d’augmenter sa notoriété et faire en sorte que tous les enfants malades puissent rester connectés à leur scolarité.

Pourquoi ce changement de nom ?

Dans l’article, publié sur son site, annonçant ce changement de nom, ClassContact s’explique : « Pourquoi un tel changement ? Pour coller à nos ambitions et mieux nous faire connaître auprès de notre public cible d’enfants malades, de parents, d’écoles et d’entreprises, mais également auprès de tous les acteurs, parties prenantes et partenaires susceptibles de nous venir en aide afin de soutenir la rescolarisation des enfants malades de longue durée. »

Nouveau site web, nouvelle communication

ClassContact s’est également doté d’un nouveau site internet et sa communication a été adaptée pour apporter une information plus claire et plus accessible à son public cible. Ainsi, la nouvelle plateforme au design plus moderne permet d’accéder plus facilement aux différents onglets : Nous aider, Participer, Pourquoi, En pratique, Qui sommes-nous… L’asbl rappelle notamment que 2.500 euros sont nécessaires pour aider un seul enfant malade à se reconnecter à sa classe et tenter de réussir son année. Elle a donc besoin de beaucoup de dons pour pouvoir soutenir un maximum d’enfants.

Soutien indéfectible des Diables Rouges

Comme pour presque toutes leurs actions de communication, les Diables Rouges, et en particulier Thomas Meunier, ont sans surprise accepté de soutenir ClassContact. C’est ainsi que le célèbre footballeur s’est prêté au jeu en déballant, au sein d’une courte vidéo, un ballon de foot sur lequel figure le nouveau logo de l’asbl.

Sofia Douieb

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Autisme : des nouvelles de l’unique classe maternelle inclusive de Bruxelles

Ixelles. École ordinaire ‘Les Petits Moineaux’. La toute première classe maternelle à visée inclusive de Bruxelles, destinée exclusivement à des enfants porteurs d’autisme, est en place depuis septembre 2019. En cette journée mondiale de l’autisme et plus de six mois après la rentrée scolaire, un premier bilan est dressé par Nathalie Vetard, enseignante dans la classe à visée inclusive, et Letizia Giambillaro, directrice de l’école spécialisée ‘Les Astrôn’Autes’ qui est à la base du projet. 

On le sait, toutes les écoles, y compris les écoles spécialisées forcément, sont actuellement fermées pour cause de pandémie et pour une durée indéterminée. Mais est-ce une raison pour ne plus parler du tout de scolarité ? D’autant plus que le 2 avril est la journée mondiale de l’autisme et que des classes inclusives comme celle-ci ne courent pas vraiment les rues. La première fois qu’on en a entendu parler, c’était lors du Salon du Répit et du Handicap organisé en octobre dernier par l’asbl Handipeople. Hospichild avait rencontré Nathalie Vetard, présidente de l’asbl Dynam’Autes (voir focus du mois dernier) et enseignante spécialisée, qui nous faisait part de l’ouverture, depuis le mois de septembre, d’une nouvelle classe maternelle inclusive pour enfants porteurs d’autisme à l’école ‘Les Petits Moineaux’ à Ixelles. Après plus de six mois d’activité, Nathalie et Letizia dressent un premier bilan.

En septembre dernier, une classe à visée inclusive a été ouverte dans une école d’enseignement ordinaire (Les Petits Moineaux). Comment évolue l’Initiative ?

Nathalie Vetard, présidente de l’asbl Dynam’Autes et enseignante dans la classe inclusive de l’école « Les Petits Moineaux » – Crédit photo : Sofia Douieb

Nathalie : « Depuis la rentrée, il y a en effet pas mal d’évolution. Si, au début, les neuf enfants autistes restaient entre eux, il y en a cinq aujourd’hui qui se rendent, en matinée, dans les classes d’enfants ordinaires pour faire des activités et quatre qui prennent leur repas du midi avec eux. En outre, toutes les récréations et les sorties hors de l’école se font en commun. Évidemment, certains enfants s’adaptent moins rapidement que d’autres, mais là ce n’est que la première année et on espère aller encore plus loin l’an prochain. »

Letizia : « Le projet mené depuis le début de l’année fonctionne vraiment bien. La classe a été aménagée de manière adaptée pour chaque enfant. Une partie des enfants venait de l’école Les AsTrôn’Autes et connaissait déjà la structure. Le fait d’être deux personnes en permanence dans la classe a permis de mener au mieux ce projet. »

Comment cela est-il perçu, autant du côté des élèves que des parents ?

Letizia : « Au cours de l’année précédant la rentrée de la classe à visée inclusive, plusieurs étapes se sont mises en place. D’abord une rencontre avec l’équipe éducative des
« Moineaux » et avec la directrice, Mme Céline Simon, afin de les sensibiliser d’une part, à l’autisme et d’autre part, au projet. Ensuite, tous les parents des « Moineaux » ont été conviés afin de les informer de ce projet. Une information sur l’autisme a été présentée. On a pu également répondre à leurs questions. Tout de suite, les parents ont été positifs et preneurs du projet. Ils ont majoritairement trouvé que l’initiative serait même bénéfique pour leurs enfants. Ils n’ont pas émis de craintes particulières. Et finalement, au cours de cette année scolaire, ce sont tous les autres membres du personnel de l’école ordinaire qui ont été sensibilisés. L’enthousiasme était au rendez-vous à chaque fois.
Depuis septembre également, la coordinatrice de la classe à visée inclusive, Laurence Folie, fait des sensibilisations auprès des enfants des classes maternelles. »

Quels sont les plus values pour les enfants autistes de fréquenter une école ordinaire ?

Nathalie : « Quand l’inclusion est bien faite, elle a un réel impact positif sur les enfants. Dans notre cas, on a eu de la chance de trouver une école qui était preneuse de ce projet et qui accueille nos élèves à bras grands ouverts. Grâce à la sensibilisation que les enseignantes des Petits Moineaux ont reçue de la part de membres de l’école spécialisée Les Astrôn’Autes, et à l’appui permanent que nous leur apportons au quotidien, je dois dire que tout se passe très bien. Les enfants apprennent, par exemple, plus rapidement les codes sociaux et se mêlent plus volontairement au monde ordinaire puisqu’ils y sont confrontés tous les jours. »

Letizia : « Grâce à leur inclusion au sein des classes, les enfants porteurs d’autisme ont la possibilité d’avoir plus de retours et de répondants lors de leurs interactions sociales. Ce qui leur permet d’évoluer et de s’adapter au monde qui les entoure. »

Est-ce que tous les enfant autistes peuvent prétendre à l’inclusion ? 

Nathalie : « Pour moi, chaque enfant porteur d’autisme notamment en âge maternelle doit avoir accès à ce type de classe. Cela dit, du fait des problématiques spécifiques liées à l’autisme, il me semble notamment important que l’enfant soit en voie d’acquisition de certains comportements indispensables à l’inclusion dans un groupe et montre une curiosité pour les autres. Ceci quelles que soient ses compétences cognitives. »

Pensez-vous que d »autres classes de ce type vont suivre le mouvement ?

Nathalie : « Les membres de l’école spécialisée Les Astrôn’Autes aimeraient ouvrir une classe inclusive primaire. Ceci pour permettre aux enfants qui ont vécu l’inclusion en maternelle de pouvoir continuer à suivre ce type d’enseignement. La prise de contact pour ce projet est en cours en ce moment. Si ce n’est notre classe, quelques projets de classes primaires existent en Wallonie et Bruxelles mais cela restent des initiatives de parents ou d’équipes éducatives. »

Letizia : « On espère réellement que l’exemple de cette classe à visée inclusive fera des petits et que plusieurs projets de ce type vont finir par germer. Car la sensibilisation à la différence doit se faire dès le plus jeune âge pour enfin enrayer le regard souvent négatif que la société pose sur le handicap en général. Nous sommes en recherche de partenaires pour pouvoir ouvrir une classe à visée inclusive primaire. Cela permettra aux enfants de la classe maternelle de poursuivre ce magnifique projet mais également de pouvoir offrir cette possibilité à d’autres enfants ! » 

 

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