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Belles avancées pour la future « génération sans tabac »

Interdiction de fumer dans la voiture en présence des enfants, âge limite pour acheter du tabac relevé de 16 à 18 ans, paquets de cigarettes neutres… Ce sont là quelques propositions législatives récemment adoptées pour protéger les jeunes de ce « fléau ». Mais il resterait encore plusieurs mesures que le gouvernement doit approuver pour parvenir à ce que les générations futures soient réellement « sans tabac ». 

Le 25 avril, le Parlement votait l’interdiction de la vente de tabac aux mineurs d’âge. Depuis cette date à Bruxelles, comme c’était déjà le cas depuis peu en Flandre et en Wallonie, il est également interdit de fumer dans un véhicule en présence d’un mineur de moins 16 ans. Et plus récemment, le 17 mai, le Moniteur belge a publié l’arrêté royal sur l’introduction des paquets neutres de cigarettes et de tabac à rouler (réalité effective à partir du 1er janvier 2020). Des étapes importantes grandement saluées par l’Alliance pour une Société sans Tabac qui a lancé, début 2019, la campagne « Générations sans tabac »

« Véritable affiche publicitaire en format réduit »

« Ces emballages neutres sont indispensables pour que les enfants puissent grandir dans un environnement sans tabac et échapper à cette dépendance. (…) Le succès de la cigarette doit beaucoup à l’image de la marque. Aujourd’hui, cette image passe essentiellement par le paquet de cigarettes, véritable affiche publicitaire en format réduit. »  C’est ce qu’affirme l’Alliance dans un récent communiqué de presse. Si les paquets seront bel et bien neutres, cela ne veut pas dire qu’il n’y aura rien dessus. En effet, les avertissements sanitaires seront encore présents et mis davantage en valeur. L’idée de la mesure à long terme est en fait de « dénormaliser » le tabagisme et de faire en sorte que fumer ne soit plus une habitude à la mode.

Réduire le risque de dépendance rapide

Autre mesure phare : les mineurs ne pourront plus acheter de cigarettes en Belgique. Et ce n’est pas trop tôt ! Jusqu’au 25 avril, le pays était le seul en Europe où les jeunes entre 16 et 18 ans pouvaient encore se procurer du tabac dans les magasins… Ce qui mettait tout bonnement la santé de mineurs en péril. En effet, des études ont démontré que plus tôt les jeunes commencent à fumer, plus vite ils deviennent dépendants de la nicotine. Ils auraient même plus de mal à arrêter par la suite. D’ailleurs, 90% des fumeurs ont commencé à fumer avant l’âge de 18 ans.

Enrayer le tabagisme passif dans la voiture

Sur le point du tabagisme passif des moins de 16 ans dans les voitures, Bruxelles était bien en retard par rapport à ses voisins. Comme en Flandre et en Wallonie, la capitale ne permet enfin plus aux automobilistes de fumer en présence d’enfants ou d’ados. Dans cette circonstance, ces derniers inhalent des substances cancérigènes dont les concentrations sont très élevées. Et ouvrir la fenêtre n’est certainement pas suffisant pour les éviter.

Le combat continue

Toutes ces mesures sont de belles avancées, mais pour les membres de l’Alliance, elles sont encore insuffisantes. En effet, pour eux, il faudrait d’abord une augmentation plus forte du prix des produits du tabac, ensuite, une interdiction totale de la publicité et de l’affichage, et enfin, une restriction des points de vente. Ce seraient les seules manières de diminuer drastiquement la consommation de la cigarette. Et par cela, de protéger les jeunes générations de ses effets nocifs sur la santé.

 

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Une toute nouvelle maternité à la Clinique Saint-Jean

Le 6 mai 2019, la Clinique Saint-Jean, située au cœur de Bruxelles, a ouvert les portes de sa toute nouvelle maternité. Une modernisation des lieux qui s’allie à quelques innovations des pratiques telle que l’utilisation de la réalité virtuelle lors des futurs accouchements.

Après une présentation de la nouvelle infrastructure, le 29 avril dernieraux professionnels de la santé, la nouvelle maternité de la Clinique Saint-Jean vient d’ouvrir ses portes au public. Avec ses 24 lits, elle pourra désormais voir naître plus de 2.000 bébés par an.

Vers un pôle mère-enfant regroupé

Pour la suite des travaux de modernisation (faisant partie du large projet d’investissements de plus de 100 millions d’euros), tout le pôle mère-enfant devrait être regroupé. C’est à dire que la maternité, la néonatologie, le bloc d’accouchement et la pédiatrie seront tous situés au 6e étage de l’hôpital.

« Nous voulons offrir à nos patients la meilleure expérience possible, cela passe par les soins humains et qualitatifs que nous prodiguons, mais aussi par les infrastructures que nous mettons à disposition. Cette nouvelle maternité est un bel exemple de ce vers quoi nous voulons aller avec le reste de notre Clinique »précise Vic De Corte, administrateur délégué à la Clinique.

« Hôpital ami des bébés »

Depuis 10 ans, la Clinique Saint-Jean arbore fièrement le label « Hôpital ami des bébés ». Initié par l’Organisation Mondiale de la Santé et par l’UNICEF, cette initiative vise à garantir le meilleur en matière de santé et de bien-être, tant pour la mère que pour l’enfant. À ce jour, 27 maternités en Belgique ont reçu ce label.

« Nous sommes fiers l’an passé d’avoir obtenu le label « Hôpital Ami des bébés » pour la troisième fois consécutive. Il est un gage de qualité qui vous assure que chaque enfant aura un accueil idéal dès sa naissance dans notre Clinique : peau à peau, coaching en allaitement maternel, etc. C’est pourquoi nous appliquons scrupuleusement ces recommandations », explique le Dr Kenneth Coenye, Directeur médical à la Clinique Saint-Jean.

Nouvelles initiatives

Pour réduire la douleur des mamans lors de l’accouchement et augmenter leur bien-être, l’hôpital a récemment mis en place plusieurs initiatives innovantes :

– l’utilisation de la réalité virtuelle pendant le travail permettant une autre gestion de la douleur (qui sera également utilisé en pédiatrie)
– des séances de sophrologie avant et/ou après la naissance permettant la maîtrise du stress et des émotions

 

→ Pour les curieux ou pour celles qui vont bientôt accoucher à la Clinique Saint-Jean, vous pouvez vous rendre, ce samedi 11 mai, à la journée portes ouvertes de cette toute nouvelle maternité.

Vaccination-info.be, site de référence en la matière, fait peau neuve

À l’occasion de la Semaine européenne de la vaccination, l’asbl Question Santé, en collaboration avec l’Agence pour une Vie de Qualité, l’Office de la Naissance et de l’Enfance et le Service public bruxellois francophone (Cocof), viennent de lancer la nouvelle version du site de référence francophone en matière de vaccination : vaccination-info.be.

« Un réflexe, www.vaccination-info.be », c’est le slogan choisi par l’asbl Question Santé et ses partenaires pour promouvoir ce site web remis à neuf. Ce dernier, considéré comme la référence en Belgique francophone en matière de vaccination, permet à la population de s’informer sur les recommandations officielles, le programme de vaccination, les avis scientifiques et les publications reconnues en la matière…

Site de référence

Ce site web poursuit donc l’ambition d’être la référence belge francophone en matière de vaccination. Il est destiné à tous ceux qui s’interrogent sur la vaccination et les vaccins et apporte des réponses aux questions les plus communément posées, telles que : « A quoi ça sert de se faire vacciner ? Mon enfant est enrhumé, peut-il se faire vacciner ? Pourquoi vacciner contre plusieurs maladies en même temps ? Pourquoi y a-t-il de l’aluminium dans les vaccins ? Le vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons cause-t-il l’autisme ? L’industrie pharmaceutique ne pousse-t-elle pas à ce que tout le monde se fasse vacciner ? ».

Revaloriser la vaccination

Depuis quelques années, plusieurs mouvements anti-vaccin ont fait leur apparition au sein de la population belge. Des croyances et de multiples théories d’origines douteuses – pourtant maintes fois démenties par le monde scientifique – continuent de revenir sur le devant de la scène. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, il s’agit là d’un vrai problème de santé publique. D’ailleurs, en janvier 2019, l’OMS pointait l’hésitation vaccinale comme l’une des 10 plus grandes menaces pour la santé de l’humanité.

« Je veux continuer à informer et à combattre les croyances erronées. C’est pour cela que j’ai cofinancé le nouveau site vaccination-info.be. Quand, comment, pourquoi : quel que soit votre âge, toutes les infos pratiques autour de la vaccination sont accessibles en un clic. Dans notre programme DéFI en vue des élections du 26 mai, nous réaffirmons que la vaccination reste la meilleure protection individuelle et collective. »  écrivait Cécile Jodoigne, ministre francophone bruxelloise de la santé et de la fonction publique, dans un récent post Facebook.

Soutien financier important pour la recherche en oncologie pédiatrique

En 2018, la Fondation Roi Baudouin, via sept Fonds différents, a débloqué 800.000 euros pour la recherche académique en oncologie pédiatrique. Une nécessité pour améliorer les chances de survie des jeunes patients. Un des projets soutenus est celui du Prof. Alina Ferster de l’Huderf.

Au total l’an dernier, ce sont cinq projets de recherche académique en oncologie pédiatrique qui ont été sélectionnés et soutenus financièrement par La Fondation Roi Baudouin. Sur les 80 fonds qu’elle gère, sept (dont les Fonds Simon Bauvin, Robert Brancart, Alberte Delferière, Christian Lispet, Rosa Meynen et Denise Raes) sont dédiés aux cancers des enfants. Sans ce soutien, les études lauréates n’auraient jamais vu le jour et les chances de survie des enfants auraient été encore plus minces qu’actuellement.

20% des enfants décèdent de leur cancer

En Belgique, 400 nouveaux cas de cancers pédiatriques sont diagnostiqués chaque année. Le cancer est la première cause de mortalité par maladie chez les enfants de plus d’un an. Les formes les plus fréquentes sont la leucémie, les cancers du cerveau, les lymphomes et les tumeurs solides telles que le neuroblastome. Les cancers pédiatriques sont en outre de nature très diverse : 90% d’entre eux sont dus à 60 pathologies différentes, ce qui en fait par définition des maladies rares.

Malgré les progrès importants réalisés ces 40 dernières années, environ 20% des enfants et adolescents souffrant d’un cancer ne sont pas guéris par les traitements actuels et décèderont de leur maladie, tandis que 40% auront des effets indésirables à long terme. Il est donc important de poursuivre la recherche en oncologie pédiatrique pour améliorer les chances de survie et la qualité de vie de ces jeunes patients.

Une des lauréates 2018 : prof. Alina Ferster de l’Huderf

Le projet du prof. Alina Ferster (Huderf) et de son équipe de chercheurs consiste à « améliorer les connaissances et le pronostic des enfants avec une leucémie aiguë lymphoblastique qui est en rechute ou qui n’a pas répondu aux traitements de première ligne. » Sur les 400 cancers de l’enfant recensés chaque année, 60% à 70% sont de ce type. Sur ce pourcentage, 90% guérissent de la maladie avec le traitement conçu pour eux. Malheureusement, 10% décèdent. Les chances de guérisons quant à elles, sont de l’ordre de 50%. C’est ce chiffre-là que les chercheurs en oncologie de l’Huderf veulent améliorer.

Pensé de concert avec des plateformes de recherche internationales, ce projet permettra de décider si le nouveau médicament pourra être plus efficace qu’actuellement lorsqu’il est couplé à la chimiothérapie et, dans certains cas, à la greffe de moelle.

« Le soutien financier accordé à cette recherche est indispensable. Surtout que ce projet de recherche est strictement académique; ce qui veut dire qu’il n’est lié à aucune firme pharmaceutique. Ce sont les équipes en charge des patients qui doivent trouver elles-même le moyen d’implémenter le projet dans leurs unités et, dans ce cas-ci, dans tous les centres de pédiatrie oncologique en Belgique. »

 

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Allocations familiales bruxelloises : 140 euros/enfant dès 2020

Le jeudi 28 mars, la commission Affaires sociales du parlement bruxellois a donné son feu vert pour la réforme des allocations familiales bruxelloises. Ce qui est de bonne augure pour le vote futur de la loi en séance plénière. Principale conséquence : dès janvier 2020, toutes les familles auront droit à minimum 140 euros d’allocations familiales pour chaque enfant. Même si La Ligue des familles salue cette avancée majeure, elle émet néanmoins quelques critiques dont, notamment, la complexité du nouveau système. 

Davantage de sous pour les familles, tous les enfants logés à la même enseigne, les revenus pris en compte pour l’octroi des suppléments sociaux… autant de mesures qui entreront en application dès 2020 en Région bruxelloise.

Nouveaux montants

Le montant minimum qui sera accordé aux familles pour chaque enfant s’élèvera à 140 euros minimum au lieu de 95 euros actuellement.

Concernant les suppléments sociaux, ils seront accordés non plus sur base du statut (chômeur, invalide…), mais sur base des revenus (faibles ou moyens). L’intérêt de la mesure est de prendre davantage en compte les travailleurs pauvres, qui, jusqu’alors, étaient oubliés du système des suppléments sociaux.

Le « plus » bruxellois

Ce qui démarque la réforme bruxelloise des réformes des autres entités fédérées, c’est le fait que TOUS les enfants soient concernés. En effet, en Wallonie et en Flandre, seuls les enfants nés à partir de 2019 sont concernés par les nouveaux montants.

Éléments critiques

Dans un article publié mercredi 26 mars, le président de La Ligue des familles, Christophe Cocu, s’est généralement enthousiasmé de cette réforme : « C’est très positif pour les familles : non seulement aucune d’entre elles ne perdra un seul euro par rapport à ce qu’elle perçoit actuellement – ce qui est bien le minimum – mais surtout la plupart des familles y gagneront ».

Il a quand même tenu à souligner quelques éléments critiques. Il souligne par exemple la complexité et le manque de lisibilité du nouveau système. Ensuite, il évoque le fait que les suppléments sociaux ne seront accordés qu’à partir du 2e enfant : « Les familles d’un seul enfant bénéficieront de l’augmentation du montant de base d’allocations familiales, mais sont les grandes oubliées de la réforme des suppléments sociaux – et plus encore quand elles sont monoparentales. (…) La logique nous échappe…  »