Initiatives

Certificat droit et handicap en contexte : une première édition à destination des professionnel.le.s du secteur

Dès février 2026, la première édition du certificat « Droit et handicap en contexte » ouvrira ses portes aux nouvelles.aux étudiant.e.s. Cette formation inédite est initiée par l’UCLouvain Saint-Louis Bruxelles, en partenariat avec l’ULB. Elle proposera une partie théorique, des témoignages ou encore des échanges avec des expert.e.s et des acteur·rice.s de terrains. La formation s’adresse ainsi aux professionnel.le.s du secteur du handicap qui souhaitent connaître les clés du droit pour les mettre au service de l’inclusion des personnes en situation de handicap. 

Comme le rappelle l’UCLouvain dans l’introduction de sa future formation : « Près de 15% de la population mondiale est en situation de handicap. Bien plus de personnes sont directement concernées par ces situations (entourage, aidant·es proches, …), qui engagent au demeurant la société dans son ensemble. Pourtant, cette réalité et les manières de lever les barrières sociétales entravant les droits des personnes concernées demeurent méconnues. » En vue d’une société plus inclusive, la certification propose aux participant.e.s une formation délivrée par une équipe pédagogique (professeurs d’université, praticien.ne.s, personnes en situation de handicap) qui touche majoritairement au droit, mais également à la sociologie et la philosophie.

L’effectivité du droit à la pleine inclusion des personnes handicapées, consacré en 2021 dans notre Constitution belge, passe par la formation de toutes et tous. » L’UCLouvain Saint-Louis Bruxelles

Une formation juridique et interdisciplinaire

Comme le précise l’université, il n’est pas nécessaire de disposer d’une formation préalable de juriste pour suivre cette certification puisqu’elle s’aligne aussi bien sur des expertises de terrain, un bagage juridique et touche à d’autres sphères comme la sociologie ou la philosophie, avec comme apports :

  • Des enseignements théoriques solides sur les droits fondamentaux des personnes handicapées, les politiques publiques qui les traduisent et l’écosystème au sein duquel elles s’inscrivent.
  • Des témoignages, des cas pratiques et des rencontres de terrain connectées aux différentes thématiques abordées (autonomie de vie, aidant·es proches, enseignement, fonds sociaux européens…)
  • Des échanges avec des expert.e.s, des personnes concernées et des acteur.rice.s de la société civile.

Envie de faire bouger les lignes en direction d’une société plus inclusive ? Besoin d’un aperçu à 360° des situations de handicap (de la surdité à la dyslexie, en passant par le spectre autistique et les troubles mentaux, sans oublier les difficultés motrices) et des obstacles auxquels elles se heurtent (non recours aux droits consacrés, complexité de la répartition des compétences, restrictions budgétaires, inadéquation des politiques aux besoins,…) ? Cette formation est pour vous ! » L’UCLouvain Saint-Louis Bruxelles

Pour qui ?

La formation s’adresse donc à toutes les personnes qui sont confrontées, de près ou de loin, à des situations de handicap avec un besoin d’éclairage ou non au niveau juridique :

  • Personnes en situation de handicap, parents, fratrie, aidant·es proches.
  • Directeur.rice.s, médiateur.rice.s, assistant.e.s sociales, éducateur.rice.s, administrateur.rice.s de biens et autres acteur.rice.s impliqué.e.s dans des lieux d’accueil pour personnes en situation de handicap.
  • Juristes, avocat.e.s, magistrat.e.s, notaires.
  • Parlementaires, collaborateur.rice.s ministériel.le.s.
  • Administrations publiques.
  • Enseignant.e.s, doctorant.e.s.
  • Mais aussi… médecins, architectes, psychologues, kinésithérapeutes, infirmier.ère.s, logopèdes.

Ce certificat se veut aussi une plateforme dynamique de mise en réseau des acteur.rice.s bruxellois.se.s et belges engagé.e.s dans le partage des savoirs et la transformation des pratiques liées au handicap. » L’UCLouvain Saint-Louis Bruxelles

Objectifs de la formation

S’il y a trois points d’attention que la formation cherche à partager auprès de ses futur.e.s étudiant.e.s, ce sont les suivants :

  • Comprendre les « bougés » que traduit, avec plus ou moins de nuances, le droit du handicap (de l’approche médicale à l’approche sociale du handicap, de la protection à l’autonomisation, de l’institution à la désinstitutionnalisation…) et les enjeux clés qui le traversent de part en part (de la participation à l’accessibilité, des nouvelles technologies au statut des aidant·es proches, de la marginalisation à la mise à l’emploi…)
  • Questionner les tensions observables au sein du droit du handicap et dans les pratiques qui le traduisent.
  • Agir, au départ des leviers identifiés et des outils fournis au cours de la formation, pour réduire l’écart entre les droits consacrés en faveur des personnes handicapées et la réalité de leur quotidien.

Intéressé.e.s ?  Certificat inter-universités : Droit et handicap en contexte

 

 

À LIRE AUSSI : 

« Les Rêveurs » d’Isabelle Carré : un film sensible sur les ados et la santé mentale

Sorti à la mi-novembre, Les Rêveurs marque les débuts d’Isabelle Carré derrière la caméra. Inspiré de son propre roman et de son histoire personnelle, le film aborde avec délicatesse un sujet encore trop tabou : la souffrance psychologique des adolescents et le chemin vers la résilience.

Crises d’angoisse, dépression, troubles alimentaires, phobie scolaire, idées suicidaires… Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la santé mentale des jeunes reste fragile et les demandes d’aide explosent. En rendant visible cette réalité, la réalisatrice met en lumière la complexité du mal-être adolescent et invite à parler sans honte de ce qui ne va pas.

Un film qui parle de l’intérieur

Dans son film, Isabelle Carré incarne Élisabeth, comédienne et animatrice d’ateliers d’écriture à l’hôpital Necker, auprès de jeunes en détresse psychologique. Au contact de ces adolescents, elle replonge dans son propre passé : à 14 ans, elle-même a été hospitalisée en psychiatrie. Entre fiction et témoignage, Les Rêveurs donne la parole à ceux qu’on entend rarement : les jeunes qui traversent des tempêtes intérieures, entre isolement, honte et désir de vivre autrement.

Je voulais montrer qu’on peut s’en sortir, qu’il existe des lieux et des personnes qui tendent la main », explique la réalisatrice dans une interview à CNEWS.

L’art comme espace de guérison

Au cœur du film, les ateliers d’écriture deviennent un refuge. Les mots, le théâtre, la création servent de leviers pour dire l’indicible, comprendre ses émotions et retrouver confiance.
Un message fort qui rejoint plusieurs initiatives que nous relayons sur Hospichild telles que le Pont des Arts, les Docteurs Zinzins… À travers ces scènes d’ateliers en hôpital, Les Rêveurs rappelle combien l’art – qu’il s’agisse d’écriture, de musique ou de dessin – peut devenir un outil thérapeutique précieux, complémentaire à l’accompagnement médical.

Adolescence et santé mentale : un enjeu de société

Sur Hospichild, nous partageons les constats dépeints au sein du long métrage :

  • Les ados ont besoin de repères et de lieux d’écoute bienveillants ;
  • Les familles doivent être accompagnées pour comprendre ce que vivent leurs enfants ;
  • Les institutions doivent continuer à innover pour accueillir la parole des jeunes.

C’est en ce sens que Les Rêveurs n’est pas seulement un film touchant : ça peut aussi devenir un support de discussion à l’école, à l’hôpital ou en famille. Il questionne la place de la parole, du soin et du regard que la société porte sur la jeunesse en détresse.

À LIRE AUSSI :

Fêtes de fin d’année : soutenez les enfants malades et offrez (-vous) un cadeau utile !

Qui dit mois de décembre…dit fêtes de fin d’année et cadeaux ! Un mot, un geste, un vœu, une pensée ou même un don, tout est bon pour faire plaisir aux autres. Pour l’occasion, de nombreuses associations proposent d’allier l’utile à l’agréable en contribuant à la bonne cause : des chaussettes colorées, des jouets et des jeux de société provenant du commerce équitable, voire un don qui permettra de réaliser le rêve d’un enfant gravement malade.

Comme chaque année, l’équipe d’Hospichild incite ses lecteur.rice.s à contribuer, chacun.e à sa manière et selon ses moyens, à un geste solidaire. Aussi petit soit-il, il offrira à un enfant un peu de bonheur et de réconfort à sa famille. C’est cela aussi l’esprit des fêtes de fin d’année.

Les #mucosocks

Pour soutenir la recherche scientifique sur la mucoviscidose, l’Association Muco – association de patients et de professionnels, fondée en 1966, destinée aux personnes atteintes de mucoviscidose et à leur famille – dévoile ses nouvelles paires de chaussettes. Colorées et mettant à l’honneur l’océan, les mucosocks sont un cadeau original pour les fêtes de fin d’année mais elles symbolisent surtout l’espoir pour les 1.379 personnes touchées en Belgique par cette maladie génétique grave. En pratique, les mucosocks coûtent 15 euros la paire et sont disponibles en cinq tailles : 27/30, 31/34, 35/38, 39/42 et 43/46.

→ Pour soutenir la cause et se procurer une paire de mucosocks

La mucoviscidose est une maladie incurable qui endommage les poumons, perturbe le système digestif et le système reproducteur. Comme si la muco ne suffisait pas, les personnes atteintes de mucoviscidose souffrent souvent d’autres maladies connexes telles que le diabète, l’ostéoporose ou le cancer. De nouveaux traitements plus efficaces sont donc nécessaires », peut-on lire sur le site de l’Association Muco.

17e édition du Noël magique en pédiatrie

Actif en France, au Luxembourg et en Belgique, le Noël MAGIQUE à l’hôpital en est déjà à sa 17e édition avec comme principe d’offrir du soutien aux enfants qui passeront les fêtes à l’hôpital. Le petit plus : il s’agit de jouets équitables provenant d’une coopérative appelée la Pachamama, créée en 2008. Isabelle Steenebruggen, fondatrice de l’asbl déclare que « l’objet social de la coopérative n’est pas de gagner de l’argent ni que nos actionnaires s’enrichissent mais bien la défense et la promotion du commerce équitable. » En pratique, il faut donc choisir un hôpital dont le service pédiatrique bénéficiera d’1€ de jouets à chaque don. À Bruxelles, voici les hôpitaux qui participent au Noël magique : l’HUDERF, les Cliniques Saint Luc, le CHIREC. Ailleurs en Belgique : le CHC MontLégia, le CHU de Liège, la CHR Citadelle, le CHU HELORA (Site Jolimont), le CHU de Charleroi, le Grand Hôpital de Charleroi, le CHU UCL Namur et le CHU HELORA (Site Mons-Kennedy).

→ Pour offrir un cadeau magique ou faire un don

Le nom de la Pachamama a été choisi car à l’origine il s’agit de la Déesse mère chez les incas. En plus de cela, on trouvait que c’est un beau symbole du lien parents-enfants, le lien à la terre parce qu’on travaille avec des matières naturelles et le lien nord-sud car on travaille en commerce équitable. » Isabelle Steenebruggen, fondatrice de l’asbl

↓ Vidéo de présentation de la coopérative de commerce équitable La Pachamama ↓

Stars for Wishes : Offrez une étoile et réalisez des vœux

Affiliée à Make-A-Wish® International, Make-A-Wish Belgium South est un organisme créé en 1990 qui a pour objectif de mettre des étoiles dans les yeux d’enfants gravement malades. Pour les fêtes, l’association lance son action solidaire Stars for Wishes. Du 1er au 22 décembre 2025, il est possible pour le grand public d’acheter une étoile, dédicacée par les populaires Eden Hazard, Vincent Vanasch ou Colt, pour contribuer à la réalisation des vœux d’enfants gravement malades. Le prix d’une étoile est de 20€, envoi compris.

→ Pour participer à la collecte et réaliser le rêve d’un enfant gravement malade

Aujourd’hui, une centaine de vœux sont encore en attente. Chaque étoile vendue permet à l’association d’apporter force, joie et espoir aux enfants gravement malades.» Make-A-Wish Belgium South

Samuel Walheer

À LIRE AUSSI : 

Séances de film adaptées aux personnes en situation de handicap avec le projet P.E.R.C.H.E

Le 3 décembre, c’est la journée internationale des personnes en situation de handicap. L’occasion de mettre en avant le projet P.E.R.C.H.E (acronyme de « Projections Et Rencontres pour Cinéphiles en situation de Handicap ou d’Empêchement ») qui propose des séances de cinéma adaptées aux personnes à mobilité réduite et équipées de dispositifs pour les personnes en situation de handicap. Cette année, la coopérative s’est associée à The ExtraOrdinary Film Festival (TEFF)  qui, à l’occasion de la 8e édition, diffusait une sélection de 5 courts-métrages primés. Born in Brussels a assisté à la première séance fin novembre dernier.

Photo Samuel Walheer ©

 

P.E.R.C.H.E est un projet novateur et inclusif lancé en septembre 2024 par le cinéma coopératif Kinograph avec le soutien d’Innoviris et de la Fondation Roi Baudouin. La spécificité de l’initiative était de consacrer dix séances de cinéma par an, à Bruxelles et en Wallonie, qui sont accessibles à tous les publics et en particulier aux personnes en situation de handicap ; personnes à mobilité réduite et équipées de dispositifs pour les personnes aveugles, malvoyantes, sourdes et malentendantes.

Le projet est né d’un constat : pour certains publics, la salle de cinéma n’est pas un endroit accessible. Pourtant, on peut voir que le public en salle se rajeunit, que des efforts sont mis en place pour diversifier les personnes qui se rendent au cinéma mais il reste certaines barrières, qu’elles soient logistiques ou liées à des normes sociales, qui restent.» La PERCHE

Retour d’expérience

Hospichild ne pouvait pas passer à côté de cette opportunité et s’est donc rendu au Kinograph pour voir cette séance inclusive dédiée au TEFF. L’année passée déjà, une séance avait été mise en place au centre culturel d’Uccle pour la 7e édition. Cette fois-ci, c’était une séance organisée par P.E.R.C.H.E et ce fut l’occasion, d’une part, de voir les aménagements inclusifs mis en place pour les personnes en situation de handicap et, d’autre part, de profiter d’une séance « délocalisée » du Festival pour l’édition 2025 dans un cinéma intimiste et chaleureux. Et ce fut une belle découverte !

Depuis l’accueil, à l’ouverture de la salle jusqu’à la fin du film, les bénévoles de P.E.R.C.H.E étaient aux petits soins des personnes qui en avaient le plus besoin. Des casques étaient distribués pour les personnes avec déficiences visuelles, deux rangées étaient spécialement prévues pour les personnes à mobilité réduite, l’ambiance était adaptée avec une luminosité réduite et l’accès aux toilettes était également facilité. Les aménagements avaient été pensé à la lettre pour profiter, le temps d’une soirée, d’une belle séance cinématographique. En effet, les 5 courts-métrages étaient à la fois singuliers, drôles ou encore bouleversants.

Photo Samuel Walheer ©

Des séances adaptées

Les séances sont adaptées aux personnes en situation de handicap dont voici les aménagements proposés :

  • Accueil par une super équipe de bénévoles ainsi qu’une aide pratique pendant et après la séance
  • Accès PMR (Personnes à Mobilité Réduite), des places de qualité dans la salle ainsi que des toilettes PMR
  • Films accessible en Audiodescription (AD), via l’application Gretan, permet de le rendre accessible aux personnes déficientes visuelles grâce à une description des éléments visuels de l’œuvre.
  • Sous-titres SME (Système de Multiples Écrans) qui offre une meilleure lisibilité pour les personnes sourdes et malentendantes.
  • Boucle à induction magnétique (sauf aux 3 premières rangées) qui facilite l’écoute pour les personnes malentendantes utilisant des appareils auditifs.
  • Adaptation du volume sonore (niveau baissé) et lumière basse (ambiance veilleuse) en salle.

→ P.E.R.C.H.E propose sa dernière séance de l’année le dimanche 14 décembre à 14h au Cineflagey (Kinograph) avec un film d’animation dédiée aux familles : « La PERCHE : Holà Frida ! » de Karine Vézina et André Kadi. Infos et tickets : « La PERCHE : Holà Frida ! »

Voici la bande annonce ↓

Le TEFF, c’est…

« The Extraordinary Film Festival » a vu le jour en 2010 et est diffusé tous les deux ans en Wallonie et à Bruxelles. Il est le seul festival international de film autour du handicap et de la différence en Belgique. L’idée étant de changer notre regard par le biais d’œuvres cinématographiques. Accessible aux cinéphiles, au grand public, aux professionnels ainsi qu’aux plus jeunes provenant d’écoles primaires et secondaires, le festival est inclusif et touche tous les publics. Les œuvres autour du handicap, proposées par des auteurs, des scénaristes, des réalisateurs, des acteurs en situation de handicap ou non, permettent également aux participants de voyager, puisque les films proviennent de partout dans le monde. Le TEFF prend de plus en plus d’importance à chaque nouvelle édition. « À voir l’ambiance unique et le souffle de chaleur humaine qui se dégagent de chaque édition du festival, qui grandit, grandit, édition après édition, nul doute que les festivaliers, les invités, les bénévoles et toute l’équipe qui participent à cet événement l’ont bien compris, se réjouit Luc Boland. Se nourrir, s’enrichir de l’expérience de personnes extraordinaires. Qui nous ressemblent bien plus qu’il n’y paraît. Car nous sommes tous extraordinaires. »

→ Pour en savoir plus sur le TEFF

Samuel Walheer

 

À LIRE AUSSI : 

 

Le Monde d’Ayden : 5 ans d’existence et une nouvelle plaine de jeux inclusive à Wavre

Déjà 5 ans d’existence pour la première plaine de jeux inclusive en Belgique, « Le Monde d’Ayden« . Et quel chemin parcouru – depuis sa première ouverture à Uccle en septembre 2020 – par la fondatrice Lou Garagnani, jamais en perte d’inspiration pour développer de nouveaux projets. Pour preuve, c’est tout récemment que l’équipe d’Hospichild a appris l’ouverture d’une troisième plaine de jeux du même nom, cette fois-ci à Wavre. Elle est ouverte 7 jours sur 7 pour le plus grand plaisir des enfants de 0 à 12 ans, en situation de handicap ou non, et leur famille.

© Le Monde d’Ayden. Lou Garagnani

 

À peine un an après avoir ouvert (novembre 2024) une deuxième plaine de jeux inclusive à Nivelles, en voilà une troisième. À mi-chemin entre les deux premières, cette nouvelle ouverture démontre une fois de plus que la demande est grande, qu’il y a bien un public à la recherche d’espaces de jeux intérieurs, qui plus est inclusifs. Pour s’y rendre – différentes plages horaires sont disponibles en fonction des âges et des besoins – il est donc vivement recommandé de réserver en avance.

Un tout nouvel espace à Wavre

Construite sur le même modèle que les deux autres plaines et pour que chaque enfant y trouve sa place, le Monde d’Ayden de Wavre propose :

  • Des mini-maisons thématiques : une poste, une réception d’un hôtel, un hôpital, une caserne de pompiers, un supermarché ou encore un café.
  • Une salle immersive (SAM) : une expérience sensorielle et en libre accès qui apporte bien-être et une meilleure qualité de vie.
  • Des jeux sensoriels et à hauteur : l’objectif recherché est l’apaisement avec également une zone fusée pour explorer et des jeux pour créer.
  • Des zones de motricité : toboggans, parcours, piscines à balles et modules à grimper pour se dépenser librement.
  • Un espace tout-petits : réservé aux moins de 2 ans, avec jeux de motricité fine, miroirs et matériaux adaptés, tapis au sol.

Infos pratiques

La nouvelle plaine est située Chaussée de Louvain 406, 1300 Wavre. Les heures d’ouverture sont les suivants : les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 9h00 à 18 h 00 et les mercredis, samedis, dimanches et les vacances scolaires de 9h00 à 18h30. Quatre créneaux horaires sont disponibles en fonction du jour, de l’âge et des besoins avec la possibilité de programmer un anniversaire, une garde répit ou un événement particulier pour fêter Halloween ou encore la Saint-Nicolas.

→ Pour réserver une place : Le Monde d’Ayden Wavre

→ Plus d’infos : +32 470 10 25 90 ou wavre@lemondedayden.be ou Le monde d’Ayden

 

Pour moi, l’idée de l’inclusion, c’est de répondre à un maximum de besoins différents. Et donc, de ne pas créer quelque chose de trop spécifique ou spécialisé ; au risque de ne cibler qu’un seul handicap à l’image d’un entonnoir. En développant le projet du monde d’Ayden, tous ces paramètres ont été pris en compte pour que la plaine de jeux soit la plus inclusive possible. Pour ce faire, il a fallu réfléchir aux types de jeux que l’on voulait proposer en ciblant les besoins et les types de développements en fonction de notre public, avec handicap ou non. Après cela, on a pu se pencher sur la structure des espaces comme les sols, les lumières, les environnements ouverts ou fermés afin de créer un espace », Lou Garagnani, fondatrice du Monde d’Ayden, à l’équipe d’Hospichild.

Jamais en panne d’inspiration

Zone fusée de la plaine inclusive Le Monde d’Ayden Wavre. © Le Monde d’Ayden

La dernière fois qu’Hospichild avait rencontré Lou Garagnani, celle-ci nous avait l’air sereine et toujours bien motivée dans sa quête ultime « pour que chaque enfant trouve sa place« . Pour ce faire, elle puise dans ses propres inspirations pour faire vivre la plaine et les projets annexes. Déterminée, elle se donne ensuite les moyens nécessaires afin les mettre en œuvre. Elle part tout d’abord de sa propre expérience en tant que maman de quatre enfants, dont un garçon en situation de polyhandicap, C’est en étant elle-même confrontée au manque d’inclusion dans certaines structures publiques que l’idée a germé jusqu’à éclore sous forme de plaine de jeux inclusive, ouverte à tous.

La fondatrice nous explique qu’elle donne aussi une grande importance aux retours de son public ; des familles, des groupes d’enfants, des acteur.ice.s de terrain, comme des éducateur.ice.s provenant d’institutions, d’écoles spécialisées ou ordinaires. Elle ajoute à ce sujet : « Effectivement, il me semble toujours très important de récupérer l’expérience des personnes car cela permet, par la suite, de changer ou même de faire évoluer notre structure. D’ailleurs, c’est de là que la partie inclusion du projet prend tout son sens car les retours d’expérience ou des choses que j’imagine sont au préalable expertisées par des spécialistes du médical comme des kinés, des ergothérapeutes ou des orthopédagogues mais aussi d’éducateurs ou d’institutrices du spécialisé. Cela permet finalement de voir si l’idée est transposable et réalisable ou non dans la plaine inclusive. »

 

 

À LIRE AUSSI :