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Devenir famille d’accueil d’un enfant en situation de handicap : « Et si vous faisiez partie de ses souvenirs ? »

L’asbl La Vague a lancé, jusqu’au 15 juin, une nouvelle campagne de recherche de familles d’accueil pour les enfants (ou adultes) en situation de handicap. Son slogan : « Et si vous faisiez partie de ses souvenirs ? »

Les affiches sont d’ores et déjà visibles dans les métros bruxellois, dans toutes les maisons médicales, ainsi que dans les hôpitaux et mutualités participants. 

Selon la définition de l’asbl La Vague« Devenir famille d’accueil, c’est partager le quotidien de l’enfant ou de l’adulte, l’aimer, l’aider à grandir et à devenir plus autonome. Seul ou en couple, avec ou sans enfant, en maison ou appartement (…), peu importe. »

« L’accueil familial est une bonne alternative pour certain.e.s »

L’objectif de cette campagne (et de toutes les précédentes) est de permettre à des enfants en situation de handicap de pouvoir enfin trouver une famille qui s’occuperait d’eux ou d’elles à plein temps ou de façon plus espacée grâce aux parrainages. Sur le site de La Vague, on peut notamment lire :« Beaucoup d’enfants ne peuvent grandir avec leurs parents car ils ou elles ont des difficultés psychosociales, intellectuelles, des problèmes d’assuétudes, de précarité… Les enfants sont alors accueilli.e.s en institution et l’accueil familial peut être une bonne alternative pour certain.e.s, afin de leur permettre de s’épanouir au sein d’un cadre familial. Quand c’est possible, les enfants gardent contact avec leur famille de naissance. La famille d’accueil fait toujours une place à la famille de naissance et à son histoire. »

Quelques conditions à respecter

Tout le monde peut devenir famille d’accueil ou de parrainage, qu’on soit célibataire, en couple, avec ou sans enfants… Il est néanmoins souhaitable :

  • d’habiter à maximum 50km autour de Bruxelles ;
  • d’avoir une relation de deux ans minimum si la famille candidate est un couple ;
  • de disposer d’un espace suffisant et adapté à l’accueil d’un enfant ou d’un adulte ;
  • de pouvoir accueillir la personne en ayant conscience qu’elle a une famille d’origine et faire une place à cette famille si besoin.

Quoi qu’il en soit, toute candidature est analysée et discutée lors de plusieurs entretiens avec l’équipe de La Vague.

→ Plus d’infos sur le site de La Vague asbl

 

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Inclusion et extrascolaire : focus sur la nouvelle association Saola

L’extrascolaire pour les enfants porteurs d’un handicap est encore trop peu développé à Bruxelles ; surtout quand il s’agit d’un accueil dit inclusif (autant pour les enfants ordinaires qu’extraordinaires). La nouvelle association Saola, qui propose des activités artistiques ou sportives, vient donc pallier un manque criant dans le secteur. Camille Bernier, ergothérapeute et co-fondatrice de l’asbl, a répondu aux questions d’Hospichild.

art therapy

L’asbl Saola est née en mai de l’an passé. Elle propose, en toute inclusion et en trois langues (français, anglais et espagnol) – bientôt quatre (néerlandais) -, des activités sportives ou artistiques destinées aux enfants (de 4 à 12 ans) en situation de handicap léger à modéré. L’accueil se passe le mercredi après-midi et durant une partie des vacances scolaires. À la base du projet : Ashley Hall, professeure et éducatrice spécialisée, et Camille Bernier, ergothérapeute. Toutes les deux travaillent à la ACE of Brussels school, une école en partie inclusive, privée et internationale à Auderghem ; lieu bien équipé qui héberge les activités de la nouvelle association. Interview avec Camille, une des co-fondatrices.

Comment avez-vous eu l’idée d’une telle asbl ?

« Dans le cadre de mon travail d’ergothérapeute à l’école inclusive ACE of Brussels school, je recevais souvent des demandes de parents souhaitant inscrire leur enfant en situation handicap dans une activité extrascolaire. Ne trouvant que peu de résultats, nous nous sommes dits, avec ma patronne Ashley, que nous avions les compétences nécessaires pour proposer nous-mêmes des activités en dehors des cours ; pour pallier un manque manifeste dans ce secteur. Mais l’idée n’était pas de proposer cela uniquement aux élèves de l’école, mais bien à tous ceux qui voudraient en profiter, autant les enfants avec un handicap que les autres (des frères et sœurs en général). »

Quelles sont concrètement les activités proposées et comment s’y inscrire ?

« Via notre tout récent site web, les parents peuvent trouver un résumé des activités proposées chaque mercredi après-midi : art, natation, football et d’autres sports. Si ça leur parle et qu’ils veulent inscrire leur enfant, un formulaire doit être rempli avec un certains nombre de demandes sur l’enfant. Car nous ne sommes pas équipés pour accueillir des enfants trop lourdement handicapés. Actuellement, le cours du mercredi accueille 12 enfants (handicapés ou non), encadrés par trois accueillantes spécialisées (dont moi) qui parlent toutes plusieurs langues. Ceux qui inscrivent leur enfant le mercredi pourront ensuite être prioritaires pour les stages organisés durant une partie des vacances scolaires. »

Quid des stages durant les vacances ?

« Cet aspect-là n’est pas encore très développé puisque nous avons juste organisé des stages en août passé ; toujours dans les locaux de l’école. Mais d’autres camps arrivent, notamment une semaine à Pâques et trois semaines en été. Chaque semaine contient un thème différent et les activités proposées quotidiennement sont toutes basées sur ce thème. Les thèmes déjà choisis l’an passé : la semaine olympique et la semaine des super-héros. Nous réfléchissons aussi à garder les enfants en résidence pour alléger encore un peu plus le poids pour les parents et leur accorder du répit. »

Propos recuillis par Sofia Douieb

→ L’extra-scolaire en inclusion à Bruxelles

Outre l’asbl Saola, voici d’autres possibilités d’activités extrascolaires destinées autant aux enfants en situation de handicap, qu’aux enfants ordinaires (fratries ou non) :

  •  La septantième est une unité de scoutisme ouverte aux enfants présentant un retard de développement mental, qui mène avec eux diverses activités adaptées aussi bien aux enfants différents qu’aux autres.
  •  LuAPE est une ludothèque adaptée aux enfants et adultes handicapés située à Woluwe-Saint-Pierre. L’idée d’un tel lieu, ouvert à tous, est de donner la possibilité à ces personnes d’avoir « un accès au rêve, à l’imaginaire et à la créativité ».
  • Hockey Together est une initiative en faveur des personnes moins valides (handicap léger), enfants à partir de 5 ans, jeunes et adultes. L’encadrement est spécifiquement adapté et dispensé par des joueurs confirmés.
  • A.M.A Jeunesse Gym propose des cours inclusifs d’art martial, notamment pour les enfants handicapés mentaux ou physique.
  • JJY-XTRA a pour but de permettre à des jeunes, de 6 à 14 ans, atteints d’un handicap d’intégrer certaines des activités proposées. Un encadrement individuel pourra même être prodigué si nécessaire.
  • Bruxelles-inclusion, site internet développé par l’asbl Badje (favorise l’accessibilité des milieux d’accueil extrascolaire aux enfants en situation de handicap), propose une liste d’associations proposant des activités parascolaires pour les enfants ayant tout type de déficience.
  • Le Monde d’Ayden est une pleine de jeux inclusive couverte située à Uccle. Elle est ouverte autant pour les enfants handicapés que pour les enfants ordinaires.

 

 

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Enfance et handicap : Iriscare désormais compétent pour l’octroi des allocations familiales majorées

C’est officiel, le nouveau Centre d’évaluation de l’autonomie et du handicap (CEAH) vient d’être créé par Iriscare. Toute personne en situation de handicap, ou dont l’enfant est handicapé, devra désormais s’y adresser à la place de la DG Personnes handicapées. Parmi ses fonctions : « l’évaluation des affections chez l’enfant de moins de 21 ans en Région de Bruxelles-Capitale pour l’obtention de la majoration des allocations familiales ».

Depuis ce 1er janvier 2022, Iriscare a entièrement repris cette compétence d’évaluation de l’autonomie et du handicap, assurée jusqu’à alors par la DG Personnes handicapées du SPF Sécurité sociale. Une période de transition est actuellement en cours, mais dès le 1er juillet 2022, toutes les demandes devrons être adressées directement au CEAH. 

Rien ne change pour le bénéficiaire

Les paramètres utilisés lors de l’évaluation seront identiques à ceux du niveau fédéral, donc rien ne change pour le bénéficiaire :

  • Les évaluations déjà effectuées par le SPF sont toujours valables, l’évaluation ne doit pas être répétée.
  • Les montants des allocations familiales majorées et les montants de l’allocation pour l’aide aux personnes âgées sont les mêmes que sous l’ancien régime.
  • Votre caisse d’allocations familiales habituelle ou, dans le cas d’une allocation pour l’aide aux personnes âgées, la cellule APA d’Iriscare reste l’organisme payant le supplément.

Comme à la DG Personnes handicapées, dans le nouveau Centre d’évaluation d’Iriscare, un examen sera effectué pour déterminer la nature et l’impact de l’affection d’un enfant en dessous de 21 ans ou le degré de diminution d’autonomie des personnes âgées au-delà de 65 ans. Si le handicap est avéré, le calcul du montant du supplément ou de l’allocation sera communiqué. Le CEAH communiquera ensuite le résultat de l’évaluation aux opérateurs de paiement afin qu’ils puissent verser le supplément ou l’allocation au bénéficiaire.

Phases de transition

Deux phases de transition entre les deux organismes sont prévues :

  1. Le SPF Sécurité sociale reste responsable jusqu’en juillet 2022 des dossiers d’évaluation ouverts avant le 1er janvier 2022 et des révisions demandées avant cette date.
  2. Dès le 1er juillet 2022, le CEAH prendra en charge toutes les demandes d’évaluation dans le cadre de l’octroi d’allocations familiales majorées ou d’allocations pour l’aide aux personnes âgées en diminution d’autonomie. Le SPF Sécurité sociale sera encore responsable, jusqu’à fin 2022, de la révision d’office d’un dossier.

Comment introduire votre demande ?

La demande d’allocations familiales majorées pour un enfant d’un ménage est adressée à la caisse d’allocations familiales à laquelle il est affilié.  Cette dernière transmet la demande au CEAH. Le ménage recevra une communication pour un rendez-vous si une consultation au CEAH est nécessaire pour l’évaluation.

Plus d’informations sur le site d’Iriscare 

 

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Handicap : la nouvelle crèche inclusive « Les Piloux » a ouvert ses portes

Après sept années de réflexion, deux ans de construction, un mois de crowdfunding… la nouvelle crèche inclusive « Les Piloux » vient tout juste d’ouvrir ses portes à une dizaine d’enfants, en toute inclusion. Elle fait partie intégrante des asbl Nos Pilifs, huit associations basées à Neder-over-Heembeek qui poursuivent toutes un objectif d’inclusion pour les personnes handicapées. 
© Crèche inclusive Les Piloux
Le 10 janvier dernier, Les Piloux écrivaient sur leur page Facebook : « L’accueil des premiers enfants a commencé ! Petit à petit, la section Kalimba se remplit de vie… Il nous reste des places pour les grands ! Gwen et Xena sont impatientes de rencontrer les futurs Piloux de la section Ocarina ! »

Sept places destinées aux enfants avec une déficience intellectuelle

La crèche inclusive « Les Piloux » est dotée de 21 places dont sept sont réservées aux enfants présentant une déficience intellectuelle (avec ou sans handicaps associés, troubles sensoriels…). Elle est maintenant sur les rails, mais ce n’était pas forcément gagné d’avance. En effet, pour en arriver là, le chemin n’a pas été de tout repos. Il a fallu beaucoup de patience et de persévérance de la part de Céline Pawlowski, directrice et porteuse du projet, et son équipe. Les étapes ont été nombreuses : obtenir des financements, trouver un terrain, construire le bâtiment, encore récolter des fonds, collecter des jouets, finaliser les travaux, préparer l’entrée des enfants, réfléchir au projet d’accueil…

Des dons grâce à un crowdfunding du Lab Cap48

En septembre 2021, Cap48 a retenu le projet de crèche inclusive Les Piloux dans sa liste d’association à aider. Via le Lab Cap48, un crowdfunding a ainsi pu être lancé, en octobre, afin de récolter des fonds. Ce dernier fut d’ailleurs très concluant puisque grâce à 68 contributeurs, l’asbl a pu récolter les 5.000 euros dont elle avait besoin. Mais bien sûr, l’asbl n’a pas attendu cet argent pour commencer à construire son bâtiment qui en était déjà à sa finalisation. Un dossier de demande d’autorisation auprès de l’ONE avait également déjà été déposé. Le projet était donc fin prêt et a ouvert ses portes dès le 15 décembre 2021 pour accueillir les premiers enfants le 10 janvier dernier. 

Stimulation et non stigmatisation

Dans l’espace lumineux et coloré de la nouvelle crèche, les enfants inscrits sont pour le moment en pleine phase d’adaptation. Au sein d’une interview de BX1, Céline Pawlowski explique : « Pour les enfants en situation de handicap, il y a une attention particulière à la stimulation et à la non-stigmatisation. Le fait d’être avec leurs pairs, en inclusion, est également très bénéfique et les motive dans leur progression. Souvent, les parents de ces enfants se plaignent du parcours du combattant qu’ils doivent traverser pour trouver une place en crèche. Cela est souvent dû à une peur et une méconnaissance infondée sur le fait qu’il faille une formation spécialisée et un environnement spécifique. »

Contacter Les Piloux

Pour contacter la crèche Les Piloux :
– Par téléphone : 02 511 19 55
– Par e-mail : info@lespiloux.be
– Via leur page Facebook

 

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Journée internationale du handicap : un badge comme symbole du secteur

En cette journée internationale du handicap, l’asbl Belgian Disability Forum, qui regroupe 18 organisations belges représentatives des personnes handicapées au niveau européen et supranational, rappelle l’existence d’un badge à porter le 3 décembre en soutien au secteur. 

Graver le 03/12 dans les esprits

Ce badge a pour but de graver la date du 3 décembre dans les esprits. Il rappelle que :

  • La personne handicapée est une personne à part entière, avant d’être handicapée.
  • «Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits».
  • La personne handicapée fait partie intégrante de la société.
  • La société doit supprimer les barrières et veiller à rencontrer les droits et besoins des personnes handicapées dans tous les domaines de la vie.
  • L’action politique doit se faire à tous les niveaux et 365 jours par an !

Montrez-le!

Grâce à ce badge, le 3 décembre a son symbole, le 3 décembre a son visuel. « Aidez-nous à le faire connaître. Participez à la sensibilisation. Contribuez au changement des mentalités ! » écrit la BDF sur son site.  « Portez-le, donnez-le à votre voisin, créez-le vôtre… Mais quoi qu’il arrive, retenez la date, faites la connaître, qu’elle sorte de l’ombre. Le 3 décembre, c’est la journée internationale des personnes handicapées… tous les ans. »

Où se procurer le badge?

Vous pouvez soit créer vous même votre badge 03/12 en imprimant le logo, soit vous en procurer un auprès de l’organisation partenaire de votre choix dont voici la liste partielle : Inclusion asbl, AP3, GAMP, Solidaris, ASPH, Ligue Braille, Oeuvre Fédérale les Amis des Aveugles et Malvoyants asbl…

 

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