Actus

Cancer pédiatrique : parution du Grand manuel de psycho-oncologie pour accompagner les acteurs concernés

Il existait déjà en anglais, mais c’est la première fois que le « Grand manuel de psycho-oncologie pédiatrique de l’enfant et de l’adolescent » (Grand manuel de psycho-oncologie – de l’enfant et de l’adolescent – Livre et ebook Psychologie clinique de Marie Vander Haegen – Dunod) parait en langue française. L’objectif de cet ouvrage est d‘approfondir les pratiques, les interventions cliniques et psychologiques chez les enfants et les adolescents, tout en prenant en compte l’entourage et le processus d’après-traitement-rémission de la maladie. 

Initialement écrit pour les professionnels de la pédiatrie et de la psycho-oncologie, le Grand manuel a été adapté pour les familles et pour les jeunes patients atteints d’une maladie. « On l’a voulu proche aussi des patients en vulgarisant certaines pratiques cliniques et psychologiques et en le rendant pluridisciplinaires« , déclaree Marie Vander Haegen, psychologue clinicienne, sur La Première – RTBF.  

Comment se présente le Grand manuel de psycho-oncologie pédiatrique ? 

Dans ce manuel, plusieurs thèmes sont abordés et mettent en avant les enjeux au regard des professionnels du domaine ainsi que pour les jeunes patients et leur entourage.  Voici comment est organisé l’ouvrage :
• Les généralités médicales
• la prise en charge psychologique de l’enfant
• les aspects psychologiques de l’entourage
• l’après-traitements et la rémission
• les soins palliatifs et l’accompagnement du processus de deuil
• les réflexions déontologiques et le cadre juridique.  

Chaque thème est illustré de vignettes cliniques issues du terrain. Celles-ci rendent compte de la pluralité des situations et offrent des pistes et des outils d’intervention. 

La dimension psychologique du jeune 

Pour le corps médical, annoncer à un adulte qu’il est atteint d’un cancer ne doit certainement pas être facile. Même s’il est bien plus rare, le cancer de l’enfant reste un enjeu important et l’annoncer  est encore plus difficile. L’enfant ou l’adolescent ne prend sans doute pas toute la mesure de ce qu’on vient de lui communiquer et c’est alors que la dimension psychologique et émotionnelle est prise en compte. Les séquelles du cancer sur l’enfant peuvent perdurer et ne se déclarer que bien plus tard, suite au traitement. Le Grand manuel de psycho-oncologie permet de saisir cette dimension psychologique chez l’enfant afin de prévenir des effets indésirables, voire des rechutes. 

« Cela fait quelques années que l’on se rend compte qu’il y a des séquelles tardives chez l’enfant. On s’occupe aujourd’hui des proches, car même si l’enfant est en rémission ou guéri, il y a une épée de Damoclès avec des séquelles tardives et des enjeux psychosociaux importants […] Une fois sortis du circuit de soins, les patients et les parents sont parfois déboussolés et ont besoin d’un soutien et d’un support psychologique », explique encore Marie Vander Haegen pour « Tendance Première ». 

Une approche systémique  

Lorsque le cancer est déclaré chez un jeune, c’est tout son réseau qui est touché. L’équipe médicale use d’une communication adaptée à la situation, se veut rassurant en prenant le temps de répondre aux inquiétudes de l’enfant et de sa famille. Marie Vander Haegen insiste : « C’est l’adaptation d’un système entier que l’on cherche. On s’occuperait mal de l’enfant si on ne s’occupait pas de l’adulte et de la fratrie. » 

La prise en compte des aspects psychologiques de l’entourage semble aussi indispensable si l’on veut soigner correctement la maladie de l’enfant ou de l’adolescent. Toutefois, dans la réalité, l’accès aux soins psychiques et aux soins médicaux prend souvent une dimension inégalitaire. Et ce, parfois même d’une région à une autre. Pourtant il s’agit d’une problématique sociétale. Cécile Flahault, Docteure en psychopathologie, également invitée à La Première, conclut : « Ll‘inégalité face aux soins psychiques et aux soins médicaux reste un enjeu premier de santé publique. Et là je pense que l’on a énormément de travail à fournir ». 

Texte : Samuel Walheer

Se procurer l’ouvrage : « Grand manuel de psycho-oncologie de l’enfant et de l’adolescent »

 

Bronchiolite chez les tout-petits : retour d’une épidémie saisonnière à ne pas prendre à la légère

Chaque année, en automne, la bronchiolite (inflammation des bronchioles pulmonaires) fait son apparition et touche principalement les aînés et les enfants de moins de deux ans. Généralement bénigne, la bronchiolite peut toutefois s’aggraver si elle n’est pas traitée et peut même conduire à une hospitalisation. Les professionnels de la santé appellent donc à la vigilance.

« Les cas de bronchiolite remplissent notre hôpital et on nous renvoie même des patients d’autres hôpitaux alors que nous ne sommes qu’au mois d’octobre ! », nous a confié une kinésithérapeute de l’hôpital Etterbeek-Ixelles. Selon Sensiano (centre de recherche et l’Institut national de santé publique en Belgique), le virus VRS, qui affecte les voies respiratoires, est très contagieux et est la principale cause de bronchiolite chez les enfants. À tel point que 25 à 40 % d’entre eux présentent des symptômes plus ou moins sérieux de bronchiolite au cours de leur première infection au VRS. Une épidémie qui n’est donc pas à prendre à la légère.

« On est en plein dedans »

« La saison de la bronchiolite s’étire généralement de fin septembre-début octobre à janvier-février où c’est la grippe qui prend le relais. On est en plein dedans. Et on voit de plus en plus d’enfants qui présentent les symptômes du VRS. C’est un virus qui se transmet d’un enfant à l’autre, que ce soit dans les milieux de collectivité ou à l’école maternelle. Pour les plus grands enfants, on parlera de bronchite, avec des symptômes qui peuvent être assez forts. Mais c’est pour les plus jeunes, qui ont moins de 9 mois, que l’inflammation des bronchioles est la plus sévère », précise le Docteur Frère au journal La Capitale.

Symptômes et traitements

Votre bébé ne va pas bien et présente les symptômes d’un début de bronchiolite qui sont les suivants : nez bouché et/ou qui coule, toux sèche, fièvre ou encore une expiration sifflante. Dès les premiers signes de faiblesse, il est vivement conseillé de consulter votre pédiatre afin d’éviter une hospitalisation à votre enfant. Avec un traitement adapté, l’infection des voies respiratoires supérieures, première cause de bronchiolite, guérit spontanément entre 2 à 8 jours après le début de l’apparition des symptômes.

Pour aider le nourrisson (entre 28 jours et 23 mois), certains gestes peuvent le soulager:

  • Désencombrez régulièrement le nez à l’aide de sérum physiologique
  • Donnez souvent à boire afin d’éviter la déshydratation
  • Fractionnez les repas
  • Aérez régulièrement les chambres
  • Évitez l’exposition à la fumée de tabac
  • Un humidificateur peut aussi aider votre bébé à respirer plus facilement
  • Veillez à bien vous laver les mains

Lorsque les premiers gestes ne suffisent pas à soulager les symptômes et que l’état de votre bébé ne s’améliore pas, le médecin pourra recommander l’usage d’un aérosol ou des séances de kinésithérapie respiratoire afin de dégager les sécrétions accumulées dans ses bronches.

Le VRS, un danger pour les tout-petits ?

Durant ses deux premières années de vie, le nourrisson développe son immunité, grâce notamment au lait maternel, mais reste fragile et sensible face aux virus en tous genres. De plus, les milieux d’accueils, dont les bienfaits ne sont plus à démontrer, présentent inévitablement un risque de contamination. Pour les parents, les signes avant-coureurs d’une bronchiolite chez leur bébé doivent être alarmants et pris au sérieux. Dans le cas d’une infection sévère de VRS chez le nourrisson, une hospitalisation s’avère nécessaire pour le réhydrater (perfusion en intraveineuse) et l’aider à respirer. En effet, selon Sensiano, 1 à 3 % des enfants atteints d’une infection VRS doivent être hospitalisés à cause de symptômes respiratoires graves.

Bientôt des médicaments sur le marché

Pour mieux protéger les bébés et surtout éviter les cas graves, deux médicaments se développent depuis peu sur le marché européen, le Beyfortus et l’Abrysvo. Ces derniers ne sont toutefois pas encore commercialisés en Belgique. À ce sujet, Yves Van Laethem, infectiologue et président du Conseil supérieur de la Santé, précise au journal La Capitale : « Le rapport du Conseil Supérieur de la Santé devrait tomber fin de cette année ou début 2024. On va peut-être prioriser certains groupes, comme les bébés prématurés ou à petits poids qui sont davantage à risque. Il faudra voir les stocks disponibles, en sachant qu’il y a 110.000 naissances environ par an en Belgique. » 

 

À LIRE AUSSI :

Santé mentale et scolarité : enfin la gratuité pour les séances psys organisées par les CPMS

Depuis le début de l’année scolaire, il est désormais gratuit pour les CPMS (Centre psycho-médico-social) d’organiser des séances avec des psychologues et des orthopédagogues cliniciens conventionnés, à condition d’avoir signé une convention avec un Réseau de soins en santé mentale. C’est le Comité de l’assurance de l’INAMI qui vient d’approuver cette initiative du ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, Frank Vandenbroucke.

Ces séances peuvent avoir lieu à l’école, dans un internat ou dans un local du CPMS. Ceux qui souhaitent recourir à cette possibilité décident eux-mêmes pour quels besoins et de quelle manière ils utiliseront au mieux cette offre. « Quand on voit que de plus en plus d’enfants et d’adolescents rencontrent des problèmes psychologiques, il est d’autant plus important de faire en sorte qu’il soit possible d’en discuter dès le plus jeune âge et de réagir le plus tôt possible. C’est donc le cœur de ma réforme en matière de soins de santé mentale. Entre-temps, nous constatons que les CPMS prennent cette tâche à cœur et c’est formidable. C’est la raison pour laquelle nous les soutenons pleinement dans cette démarche en supprimant aussi le ticket modérateur pour les séances que les CPMS organisent et en les rendant désormais gratuites », indique Frank Vandenbroucke dans un communiqué.

Concrètement, qu’est-ce qui change ?

Jusqu’à présent, les CPMS organisaient déjà – en collaboration avec le Réseau de soins en santé mentale de leur région – des séances collectives de soutien dans les écoles, pour renforcer la résilience générale des enfants et des adolescents. Ces séances collectives étaient déjà gratuites. Mais d’après l’expérience des CPMS sur le terrain, cela ne suffit pas pour tous les enfants et adolescents. Car certains enfants et adolescents ont besoin d’un accompagnement supplémentaire : individuellement ou en petits groupes. Mais pour ça il fallait que soit l’enfant aille « voir ailleurs », soit que le CPMS ou l’école paie la facture s’il s’agissait de faire appel à un psychologue conventionné. Dans la pratique, les CPMS ont surtout vécu la réorientation comme un obstacle pour l’enfant ou l’adolescent (crainte), mais aussi le fait d’organiser eux-mêmes les séances – et donc, le ticket modérateur à payer – comme un obstacle financier.

C’est pourquoi le ministre Frank Vandenbroucke a décidé de renforcer encore cette offre à l’école, à l’internat ou dans un local du CPMS lui-même, pour les CPMS qui ont signé une convention avec leur Réseau de soins en santé mentale : à partir de cette année scolaire, le ticket modérateur pour les CPMS – respectivement de 11 ou 4 euros pour une séance individuelle avec un psychologue/un orthopédagogue conventionné et de 2,5 euros par séance à partir d’au moins 4 participants avec un psychologue/un orthopédagogue conventionné – est totalement supprimé. Les CPMS qui souhaitent recourir à cette possibilité décident eux-mêmes pour quels besoins et de quelle manière ils utiliseront au mieux cette offre.

« Nous renforçons le rôle important des CPMS dans cette réforme »

Frank Vandenbroucke : « De cette manière, nous renforçons le rôle important des CPMS dans cette réforme et nous répondons aussi à leur demande. En rendant complètement gratuites pour les CPMS ces séances qu’ils organisent eux-mêmes, nous supprimons également un dernier obstacle financier. Mais, ce qui est encore beaucoup plus important : nous créons un environnement familier pour un enfant ou un adolescent afin de mener ces entretiens souvent difficiles. Ce qui peut faire un monde de différence pour celles et ceux qui se trouvent dans une situation vulnérable à domicile. C’est très important pour faire en sorte qu’il soit possible de discuter de problèmes mentaux dès le plus jeune âge et de réagir le plus tôt possible. C’est donc le cœur de ma réforme en matière de soins de santé mentale. Nous constatons que les CPMS prennent cette tâche à cœur et c’est formidable. C’est la raison pour laquelle nous les soutenons pleinement dans cette démarche en supprimant aussi le ticket modérateur pour les séances que les CPMS organisent et en les rendant désormais gratuites. »

Une réforme de la santé mentale qui porte ses fruits

Des soins psychologiques plus rapides et plus proches des citoyens afin d’éviter les problèmes psychologiques de longue durée : c’est une priorité absolue pour le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke. C’est pourquoi, il y a deux ans, il a mis sur les rails une grande réforme pour rendre les soins de santé mentale accessibles et financièrement abordables. En juillet 2023, un rapport des professeurs Ronny Bruffaerts (KULeuven) et Fabienne Glowacz (ULiège) a montré que cette réforme a initié un changement systémique et commence à porter ses fruits. Frank Vandenbroucke : « Nous avons déjà fait des progrès, mais maintenant, il est très important de continuer à renforcer nos efforts pour ancrer cette réforme dans notre paysage de soins et pour veiller à ce que les citoyens – en particulier nos enfants et nos adolescents – soient aidés plus rapidement lorsqu’ils ont besoin d’un soutien psychologique. C’est pour cette raison qu’il est si important que les CPMS (Centres psycho-médico-sociaux) eux-mêmes puissent faire le pas vers les enfants et les adolescents. »

 

Lire le communiqué complet

 

À LIRE AUSSI :

Étude : l’impact des écrans sur les enfants dépend aussi du contexte familial

L’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) s’est penché sur la question de l’effet des écrans sur les enfants et a publié son rapport dans la revue Journal of Child Psychology and Psychiatry. L’étude a suivi près de 14.000 enfants durant plusieurs années et a permis d’établir des conclusions qui relativisent les problèmes causés par l’utilisation des écrans.

Le facteur clé avancé dans cette étude : l’importance de prendre également en compte le contexte dans lequel l’enfant regarde son écran.

Que dit l’étude ?

Pour mener à bien son étude, les auteurs de l’Inserm ont porté leur attention sur des enfants selon trois tranches d’âge : deux ans, trois ans et demi et cinq ans et demi. Il est observé que pour les 3,5 et les 5,5 ans, le développement cognitif (motricité fine, langage et autonomie en particulier) est impacté par le temps d’exposition aux écrans. Malgré ce constat, l’organisme observe que ce n’est pas uniquement l’écran qui impacte le développement de l’enfant, mais qu’il faut aussi prendre en considération le moment choisi et la façon dont l’écran va être utilisé. À titre d’exemple, autant les adultes que les enfants font souvent usage d’un écran avant le coucher, alors que c’est pourtant vivement déconseillé, notamment à cause des insomnies que cela peut provoquer.

Rassurant, mais à surveiller de près

Début 2023, Hospichild partageait les résultats d’une étude française qui démontrait l’augmentation manifeste du temps passé par les enfants devant les écrans. À l’heure actuelle, il est en effet difficile pour un enfant de ne pas être totalement happé par cet objet omniprésent dans nos foyers. Que ce soit via les smartphones de ses parents, les jeux en ligne d’un grand-frère ou encore la télévision diffusée à la crèche ou à l’école, l’enfant ne peut plus vraiment y échapper. Mais la bonne nouvelle, c’est que cet usage constant peut certainement être régulé par un cadre et un contexte qui n’inciterait pas à une trop grande exposition journalière. »

« Le contexte d’utilisation des écrans jouerait un rôle important »

Comme le démontre cette dernière étude menée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, il est bien sûr important de prendre en considération les recommandations sur le sujet (notamment de ne pas exposer les enfants de moins de trois ans aux écrans si certaines conditions ne sont pas réunies, comme la présence d’un adulte, ou une forme d’interactivité). Il faut aussi relativiser les risques d’une surexposition, qui ne proviendraient pas uniquement du temps passé par l’enfant sur l’écran, mais également d’un environnement trop favorable ou encourageant. Dans un communiqué, Jonathan Bernard de l’Inserm insiste : « Le contexte d’utilisation des écrans jouerait un rôle important, sans doute plus que seul le temps passé devant les écrans. »

 

À LIRE AUSSI : 

« Parlez de vos problèmes de santé mentale », encourage la COCOM !

Les problèmes de santé mentale touchent une part importante des Bruxellois.es : 12.9% présentent des symptômes d’anxiété et 12.6% des signes de dépression. Une part non négligeable de personnes ayant besoin de soins de santé mentale n’en reçoivent pourtant pas. En lançant une campagne axée sur la déstigmatisation des problèmes de santé mentale, la COCOM appelle les personnes concernées à parler et à consulter, afin de mieux vivre avec ces problèmes.

{Communiqué de presse de la COCOM}

 

Si les problèmes de santé mentale ont été largement abordés pendant la crise sanitaire de 2020, ceux-ci restent bien présents dans la vie quotidienne de nombreux Bruxellois.es. La dernière enquête Belhealth de Sciensano, menée au mois de juin 2023, montre le nombre important de participants qui rapportent des symptômes d’anxiété ou de dépression, lesquels constituent les troubles de santé mentale le plus communs : 12.9% des participants expriment des symptômes d’anxiété et 12.6 % des symptômes de dépression.

Près de la moitié ne demandent pas d’aide

L’enquête met également en lumière la proportion de personnes qui déclarent ne pas être prises en charge : ainsi, 30% des participants bruxellois disent avoir besoin de soutien, parmi lesquels 45% expliquent ne pas en avoir reçu. Les raisons invoquées sont notamment le manque de temps (36%) ou le fait de ne pas oser franchir le pas (31%). « Cette situation est préoccupante », souligne Luc Detavernier, administrateur délégué de la Plateforme pour la Santé Mentale à Bruxelles. “Quand on compare avec la période 2018-2022, on constate que de nombreux éléments supplémentaires influencent l’état de santé mentale des citoyens : il y a eu la guerre en Ukraine, la crise liée à l’énergie en automne. Autant d’éléments qui, ajoutés les uns aux autres, participent de cette situation. On le voit, nos concitoyens tardent beaucoup trop à demander une prise en charge. Il est donc important de déstigmatiser le fait d’aller voir quelqu’un : oser en parler, ne plus avoir peur de partager ses problèmes. » Les problèmes de santé mentale entraînent aussi des conséquences dans le domaine du travail : en 2021, ils représentaient 44% des cas d’invalidité chez les salariés bruxellois, la première cause d’invalidité devant les troubles musculo-squelettiques (mal de dos etc.).

En parler, c’est mieux pour aller mieux

“En lançant une campagne de sensibilisation, en partenariat avec Psybru, un site internet qui permet aux citoyens de trouver aisément un psychologue de 1ère ligne dans leur commune, la COCOM souhaite encourager les Bruxellois à s’exprimer, à oser partager leur mal-être. En parler autour de soi, avec ses proches, contacter sa ou son médecin généraliste, un.e psychologue peut constituer une étape déterminante pour aller mieux. Se faire assister pour un problème de santé mentale permet de « vivre avec », explique Nathalie Noël, fonctionnaire dirigeante l’administration de la Cocom. “Il est également important de sensibiliser l’entourage de ceux qui souffrent. Ils sont les premiers à repérer une difficulté. Et une intervention précoce peut faire toute la différence”. Cette campagne s’inscrit dans le cadre plus global de la convention de soins psychologiques de première ligne (PPL) initiée et soutenue par le Ministre de la Santé Frank Vandenbroucke, le SPF Santé publique et l’INAMI.

 

↓ Une des vidéos de la la campagne

 

 

À LIRE AUSSI :