Initiatives

La fin de vie et l’euthanasie racontées aux enfants

Deux livres pour enfants, rédigés par quatre psychologues spécialistes du deuil dans plusieurs hôpitaux de Liège et membres de l’asbl Cancer et psychologie, viennent de débarquer dans les librairies jeunesses. « Lisette » aborde la thématique de la fin de vie et « Paulette », celle de l’euthanasie. 

   

« Dans notre travail d’accompagnement de l’enfant endeuillé ou confronté à la maladie d’un proche, nous nous somment rendues compte qu’il n’y avait pas suffisamment d’outils pour aborder la question de la fin de vie ou de l’euthanasie. » , explique Corinne Huque, psychologue spécialiste du deuil au CHR de la Citadelle à Liège, au sein d’une vidéo sur les deux ouvrages pour enfants dont elle est co-auteure (avec Amélie Javaux, Aurore Poumay et Charline Waxweiler) et qui viennent de paraître aux éditions Mijade.

À partir de 4 ans, mais pas que…

Les ouvrages s’adressent aux enfants à partir de 4 ou 5 ans, mais peuvent clairement toucher autant les petits que les grands. Ces derniers peuvent également apprendre des choses, accompagner plus justement les enfants et tenter de mieux les comprendre dans des moments aussi compliqués que le deuil. Les professionnels peuvent aussi s’en servir comme outil d’accompagnement des enfants endeuillés.

Lever un tabou sans jugement

Paulette (ou Lisette), c’est une poule qui a décidé qu’elle ne voulait plus souffrir. Autour d’elle, trois personnages vont exprimer leurs émotions au fil de l’évolution de sa maladie. L’enfant peut s’identifier à l’un d’entre eux selon ce qu’il ressent.

« Notre intention n’est pas de faire l’apologie ou, au contraire, le procès de l’euthanasie. Nous souhaitons libérer une parole simple et honnête sur un sujet de société, permettre à une discussion de s’ouvrir et aux émotions de s’exprimer. », précisent les auteures dans le livret explicatif qui accompagne les ouvrages. 

Cahier explicatif pour aller plus loin

Au sein de ce livret justement, disponible en ligne ou à la suite des deux livres, diverses informations « pour aller plus loin » sont proposées tantôt aux grands, tantôt aux petits. Chacun pourra en apprendre davantage sur les soins palliatifs, le deuil, l’euthanasie, la fin de vie ou encore sur la manière d’aborder les émotions. Plusieurs ressources y sont proposées comme ce qu’il faut dire à l’enfant dans diverses circonstances ou la manière dont l’enfant aborde la mort selon son âge…

→ Lire le livret explicatif : ici

Les pédiatres divisés à propos du régime vegan pour les enfants

On estime que 3% des enfants dans notre pays mangent vegan. C’est à dire qu’ils ne mangent aucun produit d’origine animale : pas de viande, de poisson, d’œufs, de fromage ou même de miel. Les pédiatres mettent en garde sur l’impact négatif possible d’un tel régime sur la santé des plus petits.

L’Académie royale de médecine de Belgique, qui a récemment rendu un avis sur la question (à la demande du délégué aux droits de l’enfant), recommande vivement de ne pas imposer ce type de régime aux enfants et aux adolescents. Les femmes enceintes et les femmes qui allaitent devraient également s’en abstenir. Les pédiatres notent que les enfants vegan présentent des symptômes de carence qui les amènent parfois à être hospitalisés. Il n’est pas toujours facile pour les professionnels de la santé de convaincre les parents, pour qui le véganisme est un choix mûrement réfléchi et assumé.

Malnutrition et carences

Selon l’Académie royale de médecine, un régime vegan conduit à la malnutrition et à un manque de certains nutriments. Cela comprend le calcium, les vitamines D & B12, ainsi que divers oligo-éléments qui sont normalement fournis par des produits d’origine animale. Ce régime peut également induire un excès de fibres et provoquer des déséquilibres. Les conséquences (malnutrition, retard de croissance, retard psychomoteur, anémie) peuvent être irréversibles. Les parents qui souhaitent néanmoins que leurs enfants suivent un régime vegan sont donc invités à consulter un médecin.

Opinion nuancée

Si les experts francophones semblent tous d’accord sur la question et parlent même de délit ou de maltraitance, du côté néerlandophone, les avis sont un peu plus nuancés.

Kind & Gezin, par exemple, est bien du même avis. Selon l’organisation, si un régime végétarien bien équilibré peut fournir tous les nutriments nécessaires, un régime vegan provoquera quant à lui des carences. Mais pour la pédiatre Myriam Van Winckel (UZ Gent) en revanche, la dangerosité de ce régime est à nuancer. Elle souligne l’importance des suppléments nutritionnels, en particulier de la vitamine B12, mais déclare que, sur 30 ans de pratique, elle n’a encore rencontré qu’un seul cas de malnutrition.

 

→ Lire l’avis de l’Académie royale de médecine dans son intégralité : ici

Take off, asbl qui connecte l’enfant malade à sa classe, élue « Coup de cœur »

L’asbl Take off, soutenue par le Fonds Venture Philanthropy de la Fondation Roi Baudouin vient d’être élue « Coup de cœur ». Grâce à cela, elle obtient une aide financière supplémentaire et l’opportunité de mieux se faire connaître du grand public.

Ce coup de cœur, ce sont les clients et le personnel de BNP Paribas Private Banking qui l’ont eu. Chaque année, ils sont invités à élire l’association qui les a le plus touchés parmi toutes celles soutenues par le Fonds Venture Phulanthropy. Et cette année, c’est Take off qui a remporté le plus de voies. Cette association a pour but de « briser l’isolement d’enfants malades, hospitalisés ou soignés à domicile, en mettant à leur disposition le matériel informatique nécessaire pour pouvoir continuer à suivre les cours à distance, mais aussi pour rester en contact avec leurs condisciples ».

(Re)gain de notoriété

Grâce à cette sélection, l’asbl obtiendra non seulement un soutien financier supplémentaire, mais également diverses opportunités pour être mise en avant et tenter de se faire connaître un peu plus.

“Cette reconnaissance nous permet de créer encore plus de notoriété et d’aider davantage d’enfants. C’est pour cela que nous le faisons, les enfants malades ont également besoin de contacts avec leurs amis. Et ils sont souvent les plus motivés pour ne pas prendre du retard à l’école », a expliqué Francesco Amato, le président de l’association.

Soutien bienvenu

Ce coup de pouce, ou plutôt ce coup de cœur, l’asbl en avait bien besoin. En effet, même si elle est reconnue par la Fédération Wallonie-Bruxelles, elle ne vit pourtant que de dons et de volontariat. Grâce au soutien financier accordé, elle va pouvoir continuer à développer son organisation interne, sa communication et ses partenariats. Et bien sûr, elle pourra aider encore plus d’enfants malades.

À l’heure actuelle, Take off parvient à reconnecter près de 130 enfants malades par an en Belgique francophone. En 12 ans d’existence, ce sont donc 700 enfants qui ont ainsi pu être aidés.

Take off doit devenir obligatoire

Mais son président ne compte pas s’arrêter là. Il voudrait faire de Take off un « processus incontournable et accessible à tous ». Ce qui passe forcément par le vote d’un décret qui obligerait les écoles à accepter systématiquement la démarche au sein de leurs établissements. Une idée pas si farfelue quand on sait que du côté flamand, les activités de Bednet, équivalent néerlandophone de Take off, sont d’ores et déjà imposées aux écoles.

 

→ À lire sur le même sujet : 

« Handipeople » sensibilise les enfants à la différence par le jeu

L’asbl Parthages, association active dans le soutien aux personnes handicapées, vient d’annoncer le lancement du site web Handipeople.be. Une plateforme destinée à sensibiliser le public (surtout les enfants) à la différence par l’empathie et la tolérance. Mais « Handipeople », c’est avant tout le nom d’un jeu de société collaboratif autour de la différence, créé il y a quelques mois par l’association.

« Je suis moi et c’est très bien comme ça »; voilà le slogan choisi par l’asbl Parthages pour le lancement à la fois de leur jeu de société « Handipeople, la légende d’Empathia » et du nouveau site web handipeople.be qui tend à rassembler toutes les infos sur le jeu de société, mais aussi à promouvoir les ateliers de sensibilisation à la différence donnés gratuitement dans les écoles.

« Handipeople, la légende d’Empathia »

Ce jeu de société, utilisé comme outil de sensibilisation au sein des écoles, incite les jeunes qui y jouent à faire preuve d’empathie et de tolérance envers les enfants différentes. Par le jeu, l’idée prônée est donc de favoriser et accepter l’inclusion au sein de la société.

La directrice de l’asbl Parthages a expliqué, sur les ondes de Bel RTL, d’où est venue l’idée de concevoir un tel jeu : « Nous avions besoin, lors de nos ateliers de sensibilisation dans les écoles, d’un outil ludique qu’on pourrait laisser sur place après notre passage. À quatre, on s’est donc mis à créer ce jeu qui est distribué gratuitement lors de nos visites auprès des élèves du fondamental et du secondaire. On veut permettre à tous d’en bénéficier pour que la différence (handicap au sens large du terme) soit désormais appréhendée avec plus de tolérance, d’empathie et de solidarité. »

Nouveau site web

Pour promouvoir son jeu de société encore plus efficacement, l’asbl vient de lancer un tout nouveau site web : Handipeople.be.  L’idée de cette plateforme est avant tout d’expliquer les règles du jeu et la démarche qu’il y a autour. Mais le site apporte aussi d’autres informations utiles sur les animations prodiguées au sein des différents niveaux scolaires. La philosophie prônée par l’asbl est bien expliquée également; à savoir : « insuffler l’empathie et la tolérance et transmettre la volonté de l’inclusion à tous les citoyens de la société d’aujourd’hui et de demain ». Une dernière partie nommée Handipeople met en avant des personnes handicapées qui ont réussi dans la vie, par l’acceptation de soi et à force de persévérance.  

« Handipeople » dans les écoles

L’équipe de l’asbl Parthages se rend donc dans les écoles pour y animer gratuitement des ateliers autour du thème du handicap. Si les animations de sensibilisation au handicap se font dès la maternelle, ce n’est qu’à partir de la primaire (enfants dès 7 ans) que le jeu de société handipeople est utilisé. « Ils découvrent qu’ensemble, tout est possible et apprennent à poser sur “l’autre” un regard sur ce que chacun a de meilleur à offrir. »  En secondaire, le jeu est également proposé, mais un effort de réflexion plus important est demandé comme par exemple les aménagements à faire dans l’école pour la rendre plus inclusive…

Quelques mots sur l’asbl Parthages

Parthages, située à Schaerbeek, propose, aux personnes handicapées, aux associations et organismes publics ou privés, des services en matière de :

* Sensibilisation à la différence
* Formation d’animateurs d’ateliers de sensibilisation
* Information et documentation
* Formation intensive à la langue des signes
* Informations pour la mise à l’emploi
* Informations pour parents et pro de l’enfance

→ Plus d’infos sur l’asbl sur son site web parthages.be

« Buzzy bee » réduit significativement la douleur des piqûres

Tout droit venues des États-Unis, les « Buzzy bees » viennent d’être adoptées par les services de pédiatrie des hôpitaux Iris Sud. Il s’agit de dispositifs antalgiques en forme d’abeilles et composés de patchs glacés et vibrants qui permettent de réduire la douleur ressentie lors d’un vaccin ou d’une prise de sang.

 

En plus de rendre les piqûres quasiment indolores, ces petites abeilles permettent également de distraire l’attention des enfants. Ce qui atténue leurs craintes face aux inévitables prises de sang et donne un vrai coup de pouce au personnel chargé de poser des actes médicaux impliquants des aiguilles.

Multi-usages

Si l’utilisation de ce patch amélioré est surtout prescrite pour les piqûres, il peut également s’utiliser dans d’autres circonstances comme, par exemple, pour l’enlèvement d’une écharde au doigt ou pour atténuer les sensations de brûlures ou de démangeaisons.

Une invention américaine

La « Buzzy bee » est une invention américaine primée qui existe depuis près de 10 ans. Elle est issue des recherches du Dr Amy Baxter, pédiatre, chercheuse et maman. Sur le site web officiel du dispositif, on peut lire que 20 essais cliniques indépendants ont prouvé que la « Buzzy bee » fonctionne et réduit significativement la douleur.

« Buzzy bees » dans les hôpitaux Iris Sud

L’acquisition de ces dispositifs dans les quatre sites des hôpitaux Iris Sud (hôpital Etterbeek-Ixelles notamment) a pu être possible grâce à l’association « Les Amis d’HIS ». Une asbl qui se focalise sur le bien-être des patients et qui a déjà financé de nombreuses autres initiatives telles que l’achat de jouets pour la salle de jeux des services de pédiatrie, l’organisation d’événements…

Informations pratiques

À partir de la Belgique, de la France ou du Luxembourg, la « Buzzy bee » ne peut-être commandée que chez un seul fournisseur; sparadrap.org. Elle est tout de même vendue au prix de 75 euros l’unité.

→ Pour télécharger le mode d’emploi en français : c’est ici