Actus

La vaccination des tout-petits maintenue uniquement du côté francophone

L’Office national de l’Enfance a fait savoir, jeudi dernier, qu’il poursuit le programme de vaccinations des tout-petits tel que prévu par la Fédération Wallonie-Bruxelles. L’ONE rappelle qu’en ces temps d’épidémie de coronavirus « d’autres maladies, dangereuses, voire mortelles, sont encore en circulation ». Du côté néerlandophone en revanche, les vaccinations sont suspendues jusqu’au 5 avril…

Selon l’ONE, ce programme est primordial pour ne pas se voir ajouter à l’épidémie de coronavirus d’autres épidémies qui pourraient, elles aussi, entraîner un engorgement des structures de soins de santé. Les enfants de moins de 15 mois sont plus vulnérables aux maladies évitables par la vaccination, rappelle-t-il. Les consultations de l’ONE resteront donc ouvertes pour assurer la vaccination.

L’organisme rappelle néanmoins que pour limiter au maximum la propagation du coronavirus, le public est invité à respecter scrupuleusement son heure de rendez-vous, à ne pas s’y présenter s’il souffre de fièvre ou en cas de nez qui coule, de toux ou de difficultés respiratoires.

Au Nord du pays, le gouvernement flamand a demandé à Kind en Gezin, l’équivalent néerlandophone de l’ONE, de suspendre les vaccinations jusqu’au 5 avril.

(Source : Belga)

Première campagne nationale de sensibilisation aux soins palliatifs

« Les soins palliatifs améliorent la qualité de vie du patient et de ses proches, et ce d’autant plus qu’ils sont envisagés tôt », c’est le message que veulent faire passer les trois fédérations de soins palliatifs du pays (Fédération Bruxelloise de Soins Palliatifs, Fédération Wallonne de Soins Palliatifs, Federatie Palliative Zorg Vlaanderen) en lançant la toute première campagne nationale de communication sur ce sujet encore tabou au sein du grand public.

Soins palliatifs
Un des slogans qui sera utilisé lors de la campagne « Bien plus que des soins »

 

Cette campagne intitulée « Bien plus que des soins » aura lieu du 2 au 30 mars 2020 et a pour principal objectif de « montrer une image plus positive des soins palliatifs et de contribuer ainsi à réduire les traitements futiles et cost-ineffectives en fin de vie, à la fois pour le patient (inefficacité + réduction de la qualité de vie), et pour la société (dépenses inappropriées). » Pour faire passer ce message au plus grand nombre, divers canaux de communication vont être mobilisés : affiches, brochures, site web, spots radio, clips-vidéos sur les réseaux sociaux (dont une vidéo dédiée aux soins palliatifs pédiatriques)…

Informer pour démystifier

La mise en place d’une telle campagne en Belgique est essentielle pour démystifier les soins palliatifs en faisant comprendre au grand public (tout le monde pourrait un jour y être confrontés) que les SP ne doivent pas être confinés uniquement à la toute fin de vie et qu’ils sont plutôt centrés sur la qualité de vie des patients et de leur entourage. C’est d’ailleurs pour cette raison que les slogans qui figureront très bientôt par écrit sur les affiches ou oralement au sein des spots radio ou vidéo évoqueront la vie et « ses petits plaisirs » plutôt que la mort.

Bien plus que des soins

Le site internet créé à l’occasion de cette campagne (bienplusquedessoins.be), propose une série d’informations, de vidéos, d’adresses ressources… On peut notamment y lire :« Les soins palliatifs, c’est prendre soin de la qualité de vie des personnes gravement malades et de leur entourage, afin de leur permettre de profiter de la vie jusqu’au bout, dans les meilleures conditions possibles, malgré la maladie. C’est à la fois un accompagnement personnalisé, qui respecte les besoins de chaque patient, et une approche pluridisciplinaire qui vise un bien-être tant physique que psychologique, social et spirituel. »

Un droit pour tous, peu importe l’âge

Parmi les informations reprises sur cette même plateforme, plusieurs définitions des SP sont évoquées telles que « C’est prendre soin de la personne, et pas uniquement de la maladie », « C’est un soutien pour tout l’entourage, « C’est encore plus bénéfique quand ils commencent tôt »… Et, dans la thématique de l’enfant malade qui concerne plus particulièrement Hospichild, « C’est un droit pour tous, peu importe l’âge, la maladie, l’espérance de vie ». Au sein de ce point précis, il est notamment dit : « Il existe des programmes de soins palliatifs pédiatriques destinés à la prise en charge d’enfants gravement malades. Ils visent à améliorer la qualité de vie des enfants et à soutenir leurs parents durant tout le temps des soins et lors du deuil. »

 

→ Plus d’informations : www.bienplusquedessoins.be

→ À lire sur le même sujet : « Les soins palliatifs pédiatriques en question au Parlement francophone bruxellois »  et « Les soins palliatifs pédiatriques enfin défendus au Sénat »

Label « Hôpital Ami des Bébés » à nouveau accordé aux hôpitaux Iris Sud

Pour la quatrième fois consécutive, les hôpitaux Iris Sud ont obtenu le label « Hôpital Ami des bébés » (IHAB). Ce label de qualité, accordé par l’OMS et l’UNICEF, a pour objectif d’offrir le meilleur capital santé et bien-être aux mères et aux nouveau-nés. 

À Bruxelles, cinq maternités seulement (CHU Saint-Pierre, Hôpitaux Iris Sud, CHU Brugmann-Huderf, Hôpital Erasme, Clinique Saint-Jean) ont obtenu ce label. Et les Hôpitaux Iris Sud, tout comme le CHU Saint-Pierre, sont les premiers à avoir été labellisé en 2006. Ce qui signifie que, depuis ce moment-là, ils ne cessent de tenter d’améliorer leurs soins et les informations données aux futurs parents.

Critères à respecter pour obtenir le label

Pour qu’une maternité reçoive, ou continue à recevoir (tous les 4 ans), le IHAB, elle doit bien sûr respecter des critères assez précis :

  • Respecter les dix conditions nécessaires pour encourager l’allaitement maternel (ex : adopter une politique d’AM formulée par écrit et systématiquement portée à la connaissance de tout le personnel soignant, donner à tous les personnels soignants les compétences nécessaires pour mettre en œuvre cette politique, informer toutes les femmes enceintes des avantages de l’AM et de sa pratique…)
  • Suivre les indications « Amis des mères » avec une approche plus physiologique de l’accouchement ;
  • Protéger les parents de toute promotion commerciale en matière d’alimentation infantile afin de ne pas influencer négativement la pratique des professionnels de santé.

Efforts continus

Concrètement, et particulièrement aux hôpitaux Iris Sud, ces critères sont respectés au travers de diverses initiatives mises en place par le pôle Mère/Enfant. Sur leur site web, Tamara Dedecker, sage-femme coordinatrice périnatalité aux Hôpitaux Iris Sud, explique : « Suite à la diminution de la durée du séjour en maternité, nous avons dû innover pour continuer de garantir un accompagnement de qualité. C’est surtout sur le plan prénatal qu’il a fallu agir. » Elle poursuit : « Les futures mamans bénéficient non seulement d’un suivi médical de leur grossesse mais, elles et leur partenaire peuvent également participer à des soirées d’informations proposées par l’équipe multidisciplinaire. » Chaque semaine donc, des sages-femmes, inifirmier.e.s pédiatriques, kinésithérapeutes et pédiatres animent des sessions sur différentes thématiques : l’accouchement, les premiers jours du nouveau-né, le retour à domicile, l’allaitement ou encore comment faire face aux imprévus avec le bébé. Ceci avec un accent particulier sur les pères. Les professionnels de l’hôpital veillent également à garantir un suivi post-hôpital approprié à chaque famille. Et finalement, le dernier projet en date : « Nous comptons proposer des ateliers bains pour le bébé. C’est une demande régulière des mamans… » 

 

→ À lire aussi :

Le médicament de Pia sera distribué au hasard… Les ministres de la santé du Benelux s’opposent à cette « loterie de la vie »

Les ministres de la Santé de Belgique, des Pays-Bas, du Luxembourg, d’Autriche et d’Irlande ont émis, la semaine dernière, de fortes réserves à propos du projet de Novartis et d’AveXis de laisser le hasard déterminer quels enfants gravement malades recevront le médicament le plus cher du monde (celui qui a fait les gros titres avec l’affaire sur la petite Pia) avant son arrivée sur le marché européen. 

Vous vous souvenez sûrement de Pia ? La petite fille atteinte d’amyotrophie spinale qui avait pu, grâce à la générosité de toute la Belgique, recevoir un traitement extrêmement onéreux lui donnant des chances de guérison. Quelques mois plus tard, Novartis (groupe pharmaceutique suisse) à exprimé sa volonté de tirer au sort 100 bébés malades auxquels fournir gratuitement son très coûteux médicament Zolgensma. Suite à cela, en décembre dernier, la ministre de la Santé, Maggie De Block, avait ainsi exprimé son profond désaccord envers cette initiative. C’est à présent l’ensemble des ministres de la Santé du Benelux qui se sont joint à son avis lors de l’initiative Beneluxa du 30 janvier. Ils ont affirmé à l’unisson : « Si l’on réduit le sort d’un patient à un billet de loterie, on tire un trait sur la dignité humaine et les valeurs morales. »

Non à cette « loterie de la vie » !

L’entreprise pharmaceutique Novartis a récemment déposé une demande d’autorisation de mise sur le marché auprès de l’Agence européenne des médicaments (EMA) pour son produit Zolgensma dans le cadre du traitement de l’amyotrophie spinale. En annonçant cette approche, Novartis a suscité l’espoir au sein des communautés de patients mais n’a divulgué aucun détail sur le plan précis et les problèmes juridiques inhérents à un tel système.

Dans leur déclaration commune, les ministres expriment leur inquiétude face à l’organisation d’une approche ressemblant à une loterie pour les patients qui attendent avec impatience un traitement potentiel : « Le haut niveau d’incertitude et la non-transparence de l’approche sont tout simplement inacceptables. Cela démontre l’absence d’engagement sincère envers les patients et ne fait qu’augmenter la détresse dans laquelle les familles concernées sont plongées en leur donnant de faux espoirs. Si l’on réduit le sort d’un patient à un billet de loterie, on tire un trait sur la dignité humaine et les valeurs morales. Les loteries sont, par nature, une forme de jeu de hasard et ce n’est en aucun cas le modèle à utiliser dans le domaine des soins de santé. »

Revoir l’accès précoce aux médicaments innovants

Ces mêmes ministres ont également demandé aux entreprises pharmaceutiques d’utiliser des critères médicaux objectifs lorsqu’elles permettent un accès précoce à des médicaments innovants. Ils incitent aussi Novartis et AveXis (société de biotechnologie qui développe des traitements pour des troubles neurologiques génétiques rares) de revoir leur système de fourniture précoce d’un traitement aux patients européens, en attendant l’autorisation de mise sur le marché par l’Agence européenne des médicaments (EMA).

Dans une volonté forte d’accroître l’accès des patients à des traitements de haute qualité et abordables, les ministres espèrent finalement entamer un véritable dialogue afin d’examiner des moyens durables, cliniquement et éthiquement appropriés, de fournir ce médicament à tous les jeunes patients qui en ont besoin après avoir obtenu l’autorisation de mise sur le marché.

→ À lire : « Petite Pia : une ‘succes’ story qui cache un débat plus profond »

Des internautes mettent en cause une infographie de l’ONE sur le choix des chaussures pour enfants

L’ONE, Office de la Naissance et de l’Enfance, vient de (re)publier, sur Facebook, une infographie intitulée « Quels sont les critères pour choisir une bonne paire de chaussures pour mon enfant ? » Mais cette dernière ne fait pas vraiment l’unanimité auprès des internautes. En effet, là où l’ONE recommande des chaussures plutôt hautes et rigides, les commentaires évoquent, à l’unisson, des chaussures plutôt basses et souples. (Erratum : la publication de l’ONE a été retirée le jour suivant).

« C’est quand même dommage de donner de mauvaises informations aux parents lorsqu’on sait qu’il faut des chaussures les plus souples possible pour les premiers pas et les marcheurs débutants (et le plus longtemps possible ensuite). Bref… il y a encore du chemin à faire.« , conteste une internaute. « On ne conseille plus les chaussures rigides et montantes depuis quelques années déjà. Du souple, du souple, du souple pour les pieds en plein développement de nos enfants (cela vaut pour les plus grands également) », précise une autre. La plupart des commentaires, sans réponse de l’ONE pour le moment, vont dans le même sens : « Étonnant de ne pas suivre les nouvelles recommandations des psychomot/kiné/podologues…. », « DU SOUPLE DU SOUPLE DU SOUPLE ! Je ne pense pas qu’on soit né avec des après-ski… », « Très mauvais conseil; je suis étonnée de la part d’un groupe de soutien à l’enfance. », …

Conseils erronés ou juste obsolètes ?

À en croire toutes ces réactions négatives, les conseils donnés par l’ONE concernant les critères de choix de chaussures pour les enfants sont totalement erronés. Mais il semblerait qu’ils soient simplement en partie dépassés, voire obsolètes. L’infographie partagée sur les réseaux sociaux est en fait reprise d’une brochure publiée par l’ONE en 2017. Elle n’est donc pas toute récente et méritait peut-être une petite mise à jour avant la re-publication.

Ce qui est mis en cause

Les principales critiques par rapport à l’infographie sont :

  • Les chaussures doivent être souples et non pas rigides pour ne pas entraver la motricité de l’enfant. Elles doivent presque pouvoir se plier en deux pour éviter les entorses et favoriser l’équilibre. Voilà ce qui dit un physiothérapeute à ce sujet : « Un pied en mouvement devient plus robuste et développe des muscles stabilisateurs forts, un pied figé à tendance à se fragiliser.”
  • Les chaussures ne doivent pas être « d’une hauteur suffisante pour éviter à l’enfant de les perdre ». Au contraire, elles doivent plutôt être basses, car les chevilles des jeunes enfants seraient assez fortes pour marcher sans soutien et n’ont donc pas besoin d’appui.
  • Un soutien de la voûte plantaire est inutile et la semelle doit être la plus plate possible.

Ce qui est correct

Toute l’infographie de l’ONE n’est évidemment pas à décrier. Plusieurs éléments sont corrects : semelle fine, chaussure légère, grande ouverture, largeur suffisante… L’organisme indique aussi : « Tout au long de la croissance, laissez le plus souvent possible votre enfant marcher pieds nus sur un sol sans danger. » Ce qui semble également correspondre aux recommandations des professionnels.

Sur le site internet (commercial) de « Petits pas de géant » (recommandé dans l’un des commentaires), on peut une autre infographie qui semble tout à fait correspondre à ce que les internautes (parfois professionnels) préconisent. Des conseils qui semblent, en effet, plus adaptés aux recommandations actuelles et basées sur une multitude de sources scientifiques.

 

→ Lien vers le PDF explicatif complet de « Petits pas de géant »