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L’Hôpital des enfants (HUDERF), déjà 40 ans de loyaux services auprès des petits bruxellois

L’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola célèbre cette année ses 40 ans d’existence. L’HUDERF est l’unique hôpital belge exclusivement dédié aux enfants et aux adolescent.e.s, qui sont au cœur de sa création. En instaurant un lieu dédié à la pédiatrie à Bruxelles, l’objectif a été de répondre à une forte demande des familles ; à la fois médicale, psychologique et sociale. Hospichild ne pouvait pas passer à côté de cet anniversaire et profite de l’occasion pour partager quelques articles qui lui sont dédiés.

HUDERF ©

 

Sur son site, l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola retrace les éléments clés qui ont permis sa création il y a tout juste 40 ans. À l’initiative du projet : Robert Dubois – qui a donné son nom à l’école du même nom, dédiée aux enfants gravement malades à domicile ou hospitalisés. L’inauguration symbolique de l’hôpital a eu lieu en présence même de la Reine Fabiola ! Le développement du modèle pédiatrique a été pris en charge par Henri Louis Vis et le Pr.André Kahn.

→ Pour en savoir davantage sur la genèse de l’hôpital :  « 40 ans de l’HUDERF: La naissance d’un hôpital pour enfants au cœur de Bruxelles ».

« L’HUDERF est bien plus qu’un bâtiment. C’est un hôpital universitaire reconnu, un lieu où les soins, la recherche et la formation s’entrelacent au service de l’enfant et de sa famille. Derrière les figures fondatrices, ce sont des générations de professionnel.le.s qui ont façonné, jour après jour, une institution devenue incontournable. »

Des soins spécifiques et adaptés

Cela fait donc 40 ans que l’HUDERF existe et est devenu un centre hospitalier de référence pour les jeunes et leurs familles. Elle poursuit donc trois missions : la première étant de soigner et d’accompagner l’enfant, l’adolescent et leurs proches, via une prise en charge globale, multidisciplinaire et humaniste. Ensuite, elle participe à la recherche innovante et permet de développer les connaissances dans le domaine. Pour finir, elle contribue à l’éducation à la santé et assure également un enseignement de qualité.

Pendant longtemps, les enfants ont été soignés comme de petits adultes. À Bruxelles, la pédiatrie existait, mais sans lieu propre, sans structure pensée pour répondre à la complexité médicale, psychologique et sociale de l’enfant malade. Peu à peu, une conviction s’impose chez plusieurs médecins : soigner un enfant exige une approche spécifique, à la fois scientifique et profondément humaine. Parmi eux, le nom de Robert Dubois s’impose. Formé à l’international, il défend une pédiatrie moderne, attentive aux maladies chroniques, à la nutrition, au métabolisme, mais aussi à la dimension psychologique et sociale du soin. Sous son impulsion, l’enseignement se structure et la recherche trouve une place durable au cœur de la pratique clinique. » – HUDERF

Hospichild, allié sans failles de l’HUDERF

En tant que site web d’informations non médicales autour de l’hospitalisation de l’enfant qui aborde les aspects administratifs, économiques, scolaires, l’emploi des parents, les services pédiatriques bruxellois ou encore les associations d’aide, Hospichild partage quotidiennement des articles sur l’actualité pédiatrique. L’HUDERF en fait partie et voici quelques-uns des derniers articles partagés à son propos sur notre plateforme :

  • Baptisée « Unité Nourrisson », la nouvelle unité hospitalière de l’Hôpital des enfants (HUDERF) se situe à la salle 68. Elle s’adresse spécifiquement aux tout-petits âgés de 0 à 2 ans qui, pour la plupart, sont hospitalisés pour des pathologies aiguës, chroniques ou postopératoires. Un suivi pluridisciplinaire à la pointe pour ces enfants avec une place tout particulière pour leurs parents. Nouvelle unité pour les tout-petits à l’HUDERF : l’unité Nourrison
  • Juste avant les vacances, l’Hôpital des Enfants mettait en lumière un de ses multiples moyens d’apaiser les enfants hospitalisés : des poupées pédagogiques appelées Kiwanis. Cet outil innovant a fait son apparition dans le service des soins intensifs pour rendre les procédures médicales plus accessibles et moins intimidantes pour les jeunes patients. Des poupées en pédiatrie, mais pour quoi faire ?
  • Après le succès de l’édition précédente, les Nounours sont de retour à l’Hôpital des Enfants (Huderf) ! Accompagnés de leurs parents, les enfants âgés de 4 à 11 ans pourront ainsi évoluer dans un milieu hospitalier souvent méconnu. En amenant leurs doudous malades ou blessés, l’objectif est de sensibiliser les enfants de manière ludique et adaptée au monde médical. Cette édition a eu lieu le samedi 24 mai 2025, les pré-inscriptions sont ouvertes ! Hôpital des Nounours : une nouvelle édition pour familiariser les enfants au monde médical
  • Pour pallier la douleur chronique chez les jeunes, l’Hôpital des Enfants (HUDERF) propose depuis quelques années un programme de revalidation basé sur une approche dite « biopsychosociale »; un accompagnement individualisé par une équipe pluridisciplinaire qui, pour la traiter, reconnait la douleur chronique dans un ensemble de causes à effets. Car, selon les statistiques, la douleur chronique touche près de 30% des enfants en âge scolaire. Et la plupart du temps, elle ne se voit pas, ou très peu, mais elle impacte considérablement le quotidien des plus jeunes. En effet, elle affecte le bien-être physique, les interactions sociales, la scolarité ou encore les moments de temps libre. À Bruxelles, un programme de revalidation pour soigner la douleur chronique chez les enfants
  • « Être infirmière en oncologie pédiatrique, cap ou pas cap ? » est un court-métrage diffusé le 23 juillet 2024 sur le site de l’Hôpital des Enfants. Touchant et réaliste, le film présente pendant une dizaine de minutes le quotidien des infirmières au sein du service d’hémato-oncologie pédiatrique de l’HUDERF. Trop souvent mal perçu, on découvre un métier qui a du sens, grâce à une équipe remplie de bonne humeur et de bienveillance, malgré des moments plus compliqués. En témoignent les parents d’enfants anciennement ou actuellement patients au sein du service. Court-métrage immersif et touchant sur le métier d’infirmière en oncologie pédiatrique

↓ Vidéo retraçant les grandes étapes qui ont marqué la naissance de l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola ↓

 

Samuel Walheer

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Journée mondiale des câlins : que deviennent les câlineurs de bébés ?

Depuis 2019, l’asbl Les Câlineurs de bébés offre du réconfort aux nouveau-nés hospitalisés lorsque leurs parents ne peuvent pas être présents. Une mission simple en apparence – prendre un bébé dans les bras – mais dont les effets sont profondément bénéfiques, tant sur le plan émotionnel que physiologique. En ce 21 janvier, journée mondiale des câlins, l’occasion est idéale pour mettre une nouvelle fois en valeur ces bénévoles au grand cœur. 

Hospichild suit cette association depuis le tout début, en 2019. Un engouement s’est rapidement créé autour de l’initiative et de nombreux bénévoles ont voulu prendre part à l’aventure. Câliner des bébés, il faut dire que ça fait rêver… Mais l’intérêt doit pourtant être avant tout tourné vers le bébé. Car l’association se rend justement utile lorsqu’il y a un manque ; bien que le bénévole ne se substitue jamais aux parents. L’idée est d’agir en complément, dans un esprit de soutien à la relation parent-enfant, en veillant à ce que les tout-petits ne soient pas privés de contact humain dans des moments de grande vulnérabilité. La présence apaisante du câlineur favorise ainsi le bien-être des bébés et rappelle l’importance de considérer l’aspect émotionnel des soins, au-delà des gestes médicaux.

Offrir réconfort et douceur

La mission des Câlineurs de bébés consiste à offrir réconfort et douceur aux nouveaux-nés hospitalisés lorsque leurs parents ne peuvent pas être présents. Les bénévoles ne remplacent pas les proches, mais complètent et soutiennent la relation parent-enfant. Leur présence apaisante favorisent le bien-être des bébés. Cette initiative, axée sur la compassion et la solidarité, souligne l’importance de prendre en compte l’aspect émotionnel des patients en plus des soins médicaux, inspirant ainsi une culture de soins humains dans les hôpitaux où l’association est active.

Notre relais tendresse s’adresse aux bébés dont les parents ne peuvent être présents de manière continue lors de leur séjour à l’hôpital mais également aux bébés en attente de placement ou d’adoption. » Lu sur le site Les câlineurs de bébés

→ Vers le site web de l’association Les câlineurs de bébés – De babyknuffelaars

Les débuts en 2019 à l’Hôpital des Enfants

L’association a commencé à câliner les bébés de l’Hôpital des enfants en mars 2019. Un groupe Facebook privé, lancé dans la foulée, a rassemblé près de 850 membres (pour près de 5.000 followers aujourd’hui) de toute la Belgique, témoignant leur intérêt pour le projet. Mélanie McCluskey, l’une des initiatrices, déclarait à l’époque : « Nous avons – enfin !- débuté en mars, à l’HUDERF à Bruxelles. Nous avons commencé par les soins intensifs des tout petits, puis nous avons suivi l’un d’eux à l’étage des revalidations pédiatriques et, à présent, nous sommes sur le point d’entrer dans l’unité néonatale (prématurés). L’accueil est incroyable autant par le personnel que par les parents et leurs bébés évidemment. Selon le personnel médical, les effets sur les bébés câlinés sont déjà visibles et très positifs. Quel encouragement pour nous ! » Les demandes de bénévolat étaient déjà nombreuses à ce moment-là et n’ont fait que croître ; à tel point que les Câlineurs de bébés ont décidé de ne plus autant communiquer sur l’association. Car le recrutement s’avère très sélectif, avec des conditions déontologiques, hygiéniques et psychologiques strictes.

Une belle ascension bruxelloise

À Bruxelles, l’asbl Les Câlineurs de bébés est solidement implantée dans plusieurs hôpitaux. Elle est active, depuis 2019, à l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola (HUDERF), sous l’égide de Francine de Bisscop. Les bénévoles y interviennent dans de nombreux services : néonatalogie, soins intensifs pédiatriques, oncologie, néphrologie, cardiologie, pédiatrie et unités nourrissons. L’équipe, composée actuellement de 24 câlineuses, assure une présence quotidienne, organisée en plages horaires, en étroite coordination avec les équipes soignantes.

  • Dès la fin de 2019, l’Hôpital Delta-Chirec a fait partie de l’aventure.
  • Les Cliniques universitaires Saint-Luc, quant à elles, accueillent l’association depuis trois ans. Les bénévoles y interviennent dans sept services, dont la néonatologie, cinq services de pédiatrie et les soins intensifs pédiatriques. Depuis juin 2024, plus de 130 bébés y ont bénéficié de moments de câlins et de réconfort.
  • Depuis 2024, les Câlineurs sont également présents au CHU Brugmann (U53 – néonatalogie), ainsi qu’aux Hôpitaux Iris Sud – site d’Ixelles, où une convention a été signée en février 2024. L’équipe y intervient principalement en néonatalogie, notamment auprès de bébés placés ou en attente d’adoption, mais aussi lorsque des parents ne peuvent être présents. 
  • Enfin, le HUB Erasme a rejoint l’aventure en juin 2025. Les premières collaborations sont en cours avec les unités néonatale et pédiatrique, notamment dans le cadre de projets visant à limiter la séparation parents-bébés, avec des interventions ciblées lorsque les nourrissons se retrouvent seuls.

→ En savoir plus grâce au rapport d’activité de l’asbl 

 

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Focus sur l’Unité de réanimation pédiatrique à l’hôpital de La Louvière, 25 ans d’existence

Pour bien finir 2025, Hospichild met à l’honneur l’unité de réanimation pédiatrique de l’Hôpital Helora situé à La Louvière. Depuis 25 ans – cette année –, elle offre aux jeunes patients une prise en charge personnalisée et spécialisée ; interventions chirurgicales complexes, voire lourdes, ou situations médicales critiques. En plus de son équipe multidisciplinaire et sa technologie à la pointe, l’unité collabore souvent avec d’autres services d’hôpitaux bruxellois comme l’Huderf ou les Cliniques universitaires Saint-Luc.

 

Les membres de l’équipe des soins intensifs pédiatriques sont aux petits soins : à l’écoute des enfants et des parents durant leur séjour. Pour mettre en lumière ce travail quotidien depuis 25 ans, un journée scientifique avec des spécialistes belges étrangers s’est déroulée pour célébrer cette anniversaire à l’université de Mons en collaboration avec la Belgian Pediatric Intensive Care Society. « Nos échanges nous ont permis de faire le point sur la prise en charge des enfants en réanimation pédiatrique. » Dr Jean Papadopoulos, chef de service des soins intensifs pédiatriques à l’hôpital de La Louvière, site de Jolimont, pour le CHU Helora

Pour quel public ?

À l’unité des soins intensifs pédiatriques de l’Hôpital Helora de La Louvière, tous les enfants et adolescents qui voient leur état de santé mis en mal peuvent être pris en charge. D’ailleurs, la plupart d’entre eux proviennent d’autres hôpitaux de la région et sont amenés par une équipe médicale dans une ambulance spécialement équipée, comme le déclare le Dr Jean Papadopoulos, chef de service des soins intensifs pédiatriques : « C’est suite à la demande d’un pédiatre ou de tout autre médecin qui juge que l’état de l’enfant justifie une prise en charge dans notre unité. » Les jeunes patients pris en charge par le service présentent :

  • Une insuffisance respiratoire
  • Des infections graves comme des pneumonies compliquées, des chocs septiques ou des méningites
  • Des pathologies traumatiques graves
  • Des aspects neurochirurgicaux
  • Une prise en charge en période post-opératoire (ORL, thoracique, digestive…)

Une équipe et des technologies à la pointe

Nous devons savoir gérer une situation avec des enfants de 15 ans ou d’à peine 3 mois. Notre équipe est spécialement formée pour surveiller et soigner les enfants victimes d’une maladie, d’un accident ou devant subir une intervention chirurgicale, le tout, dans un service équipé des outils technologiques les plus récents. » Dr Jean Papadopoulos, chef de service des soins intensifs pédiatriques à l’hôpital de La Louvière, site de Jolimont, pour le CHU Helora

Pour une prise en charge moyenne de 400 enfants sur une année, le service fonctionne grâce à une équipe multidisciplinaire composée, notamment, de 6 médecins qui se relayent sept jours sur sept. Au centre des préoccupations, l’enfant bien sûr mais avec une compréhension de ce public spécifique qui nécessite une prise en charge adaptée, comme le déclare à nouveau le Dr Jean Papadopoulos, dans le journal : « L’enfant n’est pas un mini-adulte, il réclame une approche thérapeutique qui lui est propre tant au niveau des médicaments, que de la gestion de la douleur. » Et pour bien faire, voici quelques-uns des outils dont s’est muni l’hôpital : une ventilation non invasive/invasive, une ventilation avec monoxyde d’azote, une ventilation haute fréquence, une épuration extra rénale ou encore une mesure des débits cardiaques par la technologie PICCO.

→ Pour en savoir plus sur le service des soins intensifs pédiatriques à l’hôpital de La Louvière

Le service a également développé la prise en charge de patients qui nécessitent une hémodiafiltration pour insuffisance rénale aiguë ou décompensation métabolique ainsi que les techniques de bronchoscopies et d’échographie au lit du patient pour l’aide à la décision thérapeutique rapide. » Lu sur le site de l’hôpital de La Louvière, site de Jolimont.

↓ Découvrir la vidéo de présentation de l’unité de réanimation pédiatrique de l’Hôpital Helora de La Louvière ↓

 

 

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Handicaps invisibles : le tournesol comme symbole international d’inclusion dans certains lieux publics

En Belgique, 660 000 personnes sont en situation de handicap. Parmi elles, 80% vivent avec un handicap invisible – difficultés d’apprentissage, douleurs chroniques, autisme, problèmes de santé mentale… – qui impacte leur quotidien mais qui n’est pas forcément reconnu. C’est souvent dans des situations de vie que le problème se pose ; les lieux publics, les transports en commun, au travail ou lors d’événements. Pas de privilèges mais juste un besoin d’assistance, de bienveillance, d’un peu de temps et de patience. C’est en ce sens que le tournesol a été associé à la cause : un symbole, un badge, une carte ou un pin’s, qui signale aux autres, dans certains lieux publics, que l’on est porteur d’un handicap invisible, sans même devoir le dire.

C’est en 2016, à l’aéroport de Gatwick, à Londres, que le Sunflower Lanyard Scheme a été initié pour ensuite être popularisé par d’autres organismes à travers le monde : aéroports, gares, musées, commerces, écoles,… Fleur lumineuse et symbole fort sur fond vert, le tournesol a été choisi pour sa visibilité, sa chaleur et son caractère positif. Il évoque la lumière, la croissance et l’ouverture ; des valeurs de respect, d’acception et d’inclusion.

« Handicap invisible », kesako ?

Alors que les handicaps physiques se voient, les handicaps invisibles, eux, le sont peu voire pas du tout. Au regard du grand public, pas forcément en alerte aux signes d’un handicap invisible, voici quelques-uns d’entre eux :

  • Des troubles cognitifs ou neurologiques : autisme, TDAH, lésions cérébrales, migraines, épilepsie, dyslexie…
  • Des maladies chroniques : fibromyalgie, lupus, Crohn…
  • Des troubles psychiques : dépression, troubles bipolaires, schizophrénie, anxiété,…
  • Des déficiences sensorielles : surdité partielle, troubles visuels…

Comment soutenir l’initiative ?

Pour que les handicaps invisibles soient davantage connus au yeux du grand public et surtout pris en compte dans les lieux publics, quelques actions peuvent changer les choses :

  • Informer : partager le sens du symbole autour de soi.
  • Former : sensibiliser les équipes dans les lieux publics.
  • Reconnaître : être attentif aux personnes qui le portent.
  • Respecter : ne pas poser de questions intrusives, mais offrir son aide si besoin.

→ Trouver un lieu qui prend en compte le tournesol

→ Pour en savoir plus : HDS – Monde

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Koalou, l’appli française qui désamorce l’anxiété des enfants

À l’hôpital avant une opération, à la maison quand le stress monte, à l’école en cas de phobie scolaire, l’application Koalou permet de désamorcer l’anxiété des enfants de façon ludique. Via différents programmes conçus par des professionnel.le.s pédiatriques (Zencool pour gérer le stress et Zensplit pour combattre la phobie scolaire), cette application met en scène un koala animé qui accompagne l’enfant dans sa tentative de retour au calme grâce à une série d’exercices personnalisés. Interview avec la co-fondatrice du projet, également infirmière anesthésiste pédiatrique, Marie-Esther Degbelo. 

Sur Hospichild, nous avions déjà exploré comment le jeu Asfalia aide les enfants à mieux gérer leurs émotions grâce à des outils ludiques et adaptés. Dans la même lignée d’initiatives innovantes, Koalou peut s’avérer être un allié précieux pour accompagner les plus jeunes face à leurs angoisses, qu’elles soient liées à une hospitalisation, à une séparation ou à la phobie scolaire.

Agir sur l’anxiété pré et post opératoire

L’anxiété liée à une intervention chirurgicale ou médicale peut être particulièrement difficile à gérer pour les enfants. Koalou propose des exercices spécifiques visant à réduire le stress avant et après l’opération, en leur offrant un espace sécurisé pour exprimer leurs émotions. Ces activités sont conçues pour rassurer l’enfant, lui donner des outils concrets pour gérer ses peurs, et favoriser une meilleure coopération lors des soins. En utilisant des techniques de relaxation et de respiration, l’application aide à apaiser l’esprit de l’enfant dans des moments souvent anxiogènes. C’est en constatant cette angoisse des enfants autour de leur hospitalisation que Marie-Esther Degbelo a eu l’idée d’une telle application (qui s’est ensuite déclinée en plusieurs programmes différents autour de l’anxiété).

Elle explique : « 40 à 60% des enfants qui doivent être opérés ont des angoisses autant avant qu’après l’intervention. On peut par exemple constater des troubles du sommeil, un manque d’appétit, certaines formes de régressions… Il est ainsi primordial de les préparer aux soins ainsi qu’au suivi post opératoire afin que tout cela se passe plus sereinement. De nombreux hôpitaux en France utilisent déjà notre application. »

Thérapie familiale anti-stress

Le programme ZenCool de Koalou encourage l’implication de la famille dans la gestion du stress. La thérapie familiale, intégrée dans la démarche, permet aux parents d’apprendre à soutenir leur enfant efficacement. En co-régulant l’émotion et en utilisant des stratégies adaptées, les parents deviennent de véritables alliés dans la réduction de l’anxiété. Koalou propose ainsi des conseils et des exercices à pratiquer en famille, renforçant le lien de sécurité et favorisant une communication ouverte autour des émotions ; toujours à l’aide du Koala, personnage apaisant et apaisant.

Quand la phobie scolaire gâche la vie de l’enfant

La phobie scolaire touche près de 5 % des enfants, souvent dès la fin du primaire. Il ne s’agit pas d’un simple « refus d’aller à l’école », mais bien d’une réaction anxieuse disproportionnée face à un environnement perçu comme insécurisant. Koalou, via son programme Zensplit, s’appuie sur les thérapies cognitives et comportementales (TCC), aujourd’hui considérées comme l’approche la plus efficace. L’application aide à amorcer une progression graduée, favorise la verbalisation émotionnelle et soutient la co-régulation parentale.

Pendant les vacances, l’enjeu n’est pas d’éviter le sujet, mais de rétablir le lien de sécurité », rappelle Marie-Esther Degbelo.

→ Références scientifiques suggérées par Marie-Esther à propos de la phobie scolaire :

  • HAS, 2024 – Phobie scolaire : repérage et accompagnement pluridisciplinaire.
  • APA, 2022 – Exposure therapy in children and adolescents.
  • Christophe André (2019) – Les émotions et leur régulation chez l’enfant.

 

→ Plus d’infos :

www.koalou.com

hello@koalou.com

+33 6 38 44 22 65

 

 

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