Focus

Des animaux pour apaiser les enfants malades : Villa Samson fête ses 5 ans

En 2017, « une idée folle à l’hôpital » est née : donner la possibilité aux patients de prendre leur animal dans leur bras. C’est ainsi que Villa Samson a vu le jour ; une maison chaleureuse à deux pas de l’UZ Brussel où les patients, jeunes et moins jeunes, peuvent passer du temps avec leur compagnon à quatre pattes. Quant aux patients qui n’ont pas d’animal domestique, ils bénéficient d’un espace dédié à la zoothérapie, qui favorise la guérison. À l’occasion des cinq ans de Villa Samson, Hospichild a interviewé la coordinatrice du projet : Vicky De Baere.

Sur Facebook, Villa Samson se réjouit (en néerlandais) de cet anniversaire : « Il y a exactement cinq ans, Villa Samson ouvrait ses portes aux patients de l’UZ Brussel. Misty, Luna et Chris ont décoré toute la Villa ! Jusqu’à présent, nous avons déjà aidé plus de 6 197 patients ; qui aurait osé en rêver ? Et la demande pour une séance de thérapie avec nos animaux ne cesse de croître. Ainsi, la mission de de la Villa d’apporter du plaisir aux patients grâce aux animaux est plus pertinente que jamais ! »

Vicky De Baere, pouvez-vous présenter Villa Samson en quelques mots, ainsi que votre rôle en son sein ?

La Villa a ouvert ses portes le 1er décembre 2017 et sa construction a été financée entièrement par des dons. Un soutien est toujours nécessaire pour l’exploitation de Villa Samson et les coûts associés. En soutenant Villa Samson, vous offrez aux patients la possibilité d’utiliser cet endroit gratuitement. Depuis 2019, je suis la coordinatrice de Villa Samson. Ensemble avec Milly Simon et une équipe de volontaires nous avons le plaisir de recevoir tous les jours des patients à Villa Samson.

Cinq ans que la Villa existe, quel bilan pouvez-vous tirer ? Avez-vous des chiffres du nombre de personnes soutenues, du nombre d’animaux de passage ?

Villa Samson est une petite maison chaleureuse nichée à côté de l’UZ Brussel, où les patients hospitalisés de tous âges peuvent profiter d’un moment privilégié avec leur fidèle animal de compagnie. Même les patients ne possédant pas d’animal peuvent y bénéficier de séances de zoothérapie. En rendant possible le contact avec l’animal, Villa Samson participe au bien-être émotionnel des patients, stimulant ainsi le processus de guérison, comme cela a été démontré lors d’études scientifiques. Depuis sa création, Villa Samson a pu aider pas moins de 6.197 patients.

Comment ce sont passé les festivités qui ont eu lieu pour cet anniversaire ?

Nous avons organisé un Festiwalk qui a commencé avec une belle promenade au bois de Laerbeek. À la fin de la promenade avait lieu le Festival à proprement parlé. Des animations pour petits et grands pour divertir et amuser tout le monde : démonstrations impressionnantes avec des chiens policiers, séances instructives et interactives avec des chiens guides pour aveugles, câlins d’alpagas, grimage… Divers food trucks proposaient frites et burgers, pâtes et pizzas, desserts et sucreries savoureux, boissons chaudes ou rafraîchissantes…

Comment ça se passe concrètement à la Villa ? Pouvez-vous décrire une journée-type ?

Il n’y a pas vraiment de journée type. Les visites se font l’après-midi entre 13h30 et 17h00. Tous les après-midi, il y a un chien et les trois chats de race « Maine coon » qui habitent à Villa Samson. Sur rendez-vous, les psychologues de PAika (Psychiatrische Afdeling voor infants, kinderen en adolescenten) proposent une thérapie en présence des animaux.

Quels sont les bienfaits des animaux sur les personnes malades, et en particulier les enfants ?

Je dirais que les trois principaux bienfaits du contact avec les animaux et de la fréquentation de notre lieu sont :

  • La réduction du stress avec le cortisol qui est libéré dans le corps.
  • Une expérience de la douleur qui s’amoindrie.
  • Le contact humain avec les autres patients ou le personnel de la Villa.

N’y a-t-il pas parfois une contre-indication pour certains malades à être en contact avec des animaux ?

Tous les patients sont les bienvenus ; il leur faut toutefois l’accord du médecin traitant. Il’ y a naturellement des contre-indications : MRSA, cathéter central, Covid, allergies aux animaux…

Quels sont les projets réalisés jusqu’à présent ?

Parmi les projets réalisés et toujours en cours, il y a par exemple les ballades avec les animaux qu’on propose aux enfants diabétiques ou obèses. Également, l’initiative « Villa Résilience @ Villa Samson » qui nous permet de proposer un soutien psychologique et émotionnel au personnel (surtout depuis le COVID).

Propos recueillis par Sofia Douieb

 

→ Voulez-vous soutenir Villa Samson ? Vous avez la possibilité de mettre en place une action ou de faire un don via le site web de Villa Samson.

→ Plus d’informations via le flyer de Villa Samson.

Trois unités pédopsychiatriques dans un environnement flambant neuf à l’Hôpital des Enfants

Le vendredi 23 septembre dernier, l’Hôpital des Enfants inaugurait les nouvelles infrastructures de ses trois unités pédopsychiatriques : l’Unité d’Hospitalisation Pédopsychiatrique, l’Unité APPI (Autisme Prise en charge Précoce Individualisée) et l’Unité Parents-bébé. Un moment symbolique après deux années sous le signe du Covid-19, qui a permis aux équipes d’accueillir les professionnels de santé mentale et leurs partenaires pour une visite guidée. Aux commandes de cette inauguration : Pr. Véronique Delvenne, Directrice de service de la pédopsychiatrie ; Renaud Witmeur, CEO de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (Huderf, Erasme, Jules Bordet) et Philippe Close, Bourgmestre de la Ville de Bruxelles. 

©Sofia Douieb

Intégrées dans le nouveau Centre Expert Universitaire de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent du HUB, les équipes de l’Unité d’Hospitalisation Pédopsychiatrique et des deux unités de jour APPI (Autisme Prise en charge Précoce Individualisée) et UPBB (Unité Parents-bébé) de l’HUDERF ont présenté avec enthousiasme leur dispositif de prise en charge original lors d’une inauguration reportée maintes et maintes fois suite à la pandémie. Hospichild y était pour vous.

Pr. Véronique Delvenne, Directrice de service de la pédopsychiatrie – ©Sofia Douieb

Pr. Delvenne, Directrice de Service – Importance de ces dispositifs dans les réseaux de soins bruxellois

Sur une vaste terrasse où les enfants (partis à la mer pour l’occasion) furent momentanément remplacés par des dizaines de professionnels pédiatriques, le Pr Véronique Delvenne, Directrice de Service, pris en premier la parole pour souligner l’importance de ces dispositifs dans les réseaux de soins bruxellois et belges francophones. Surtout dans un contexte d’augmentation des demandes de soins en santé mentale de l’enfant et de l’adolescent, que la crise Covid et les situations de confinement ont encore aggravé.

L’objectif de ce dispositif et des infrastructures flambant neuves est d’assurer des soins de qualité, en équipe pluridisciplinaire, dans une vision globale de l’enfant et de son entourage, où les jeunes en difficultés psychiques et leur famille sont placés au centre ; prenant en compte toutes les dimensions étiopathogéniques, à savoir l’étude de la cause, de la nature et des symptômes d’une pathologie. Pr. Delvenne a expliqué à ce propos : « Le soin hospitalier doit s’articuler avec les soins ambulatoires et de 1ère ligne où le repérage et la prise en charge précoce des troubles est un vrai défi. Il vient soutenir ses partenaires dans la prise en charge des problèmes aigus et sévères, complexes et dans la prévention des complications et des récidives. En tant que dispositif universitaire, notre service a un rôle important pour contribuer aussi à la formation des professionnels et il soutient l’évolution des connaissances par la recherche. »

Philippe Close, Bourgmestre de la Ville de Bruxelles – Éviter la double sanction au delà de la malade

Philippe Close, Bourgmestre de la Ville de Bruxelles – ©Sofia Douieb

Présent pour l’occasion, le Bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Philippe Close a tenu à s’exprimer également. Il a souligné le processus impressionnant qui a été mis en place pour que ces unités puissent bénéficier d’un lieu aussi beau qu’adapté aux différentes pathologies des enfants. Parce que, pour lui, ils n’ont pas à subir une double sanction : à la fois la maladie et les mauvaises infrastructures…

Il a ensuite estimé sa fierté que la Ville soit partenaire du groupe HUB (Hôpital universitaire de Bruxelles). D’autres inaugurations, comme le Grand Centre de Recherche, auront encore lieu et il sera certainement là pour y assister. Car, comme le disait Donald W. Winnicott : « Nous espérons tous que nos patients en auront un jour fini avec nous, qu’ils nous oublieront et découvriront que la vie est elle-même une thérapie qui a un sens. »

Renaud Witmeur, CEO de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles – ©Sofia Douieb

Renaud Witmeur, CEO HUB – « On veut que tous les services de l’HUB ressemblent à ce service de pédopsychiatre ! »

L’Hôpital Universitaire de Bruxelles est le plus grand centre hospitalier national, a commencé par dire Renaud Witmeur, son Directeur général. Il comprend plusieurs hôpitaux comme Érasme, l’Institut Jules Bordet et l’Huderf. En outre, les hôpitaux Brugmann et Saint-Pierre ne font pas partie du projet, mais sont néanmoins considérés comme des partenaires naturels. Il s’agit, avec le HUB de « transcender tous les clivages ». Car c’est un centre de référence inouï où l’on soigne plus de 1000 patients tous les mois.

L’Hôpital universitaire des Enfants et ses nouvelles infrastructures pour la pédopsyhiatrie est, pour R. Witmeur, une avancée formidable. Les activités de recherche sont aussi très efficaces et importantes au sein de l’hôpital, ce qui est réellement précieux.

« On veut que tous les services de l’HUB ressemblent à ce service de pédopsychiatre, car c’est un modèle-type dont nous sommes très fiers avec tous les ingrédients essentiels », a finalement déclaré le CEO de l’HUB.

Trois unités, trois visions communes, trois espaces colorés et chaleureux

Après leurs discours, les trois intervenants ont coupé un ruban symbolique inaugurant officiellement ces nouveaux locaux accueillant, depuis 2020 déjà, des enfants en situation de fragilité psychologique.

©Sofia Douieb

Les trois unités sont donc liées entre elles sur un seul et même plateau. Elles sont toutes baignées de lumière, spacieuses, et dans les mêmes coloris oranges, verts et bleus. Certaines salles, comme la pièce de psychomotricité ou celle du bien-être, sont communes à toutes les unités. La visite eut lieu aux côtés des trois intervenants. Toute une délégation écoutait religieusement les explications du Pr. Delvenne et de ses équipes.

L’Unité d’hospitalisation pédopsychiatrique (de 8 à 14 ans)

Unité hospitalisation pédopsy – ©Sofia Douieb

L’unité d’hospitalisation pédopsychiatrique, intégré dans le réseau Bruxellois, BRUSTAR avec 2 lits de crise, prend en charge 15 jeunes de 8 à 14 ans souffrant de psychopathologies sévères (tentatives de suicide, états post-traumatiques trouble alimentaire précoce, première décompensation psychotique, dépression majeure…) Les 600 m² de l’unité sont organisés pour stimuler la convivialité avec des zones dédiées aux nombreux ateliers thérapeutiques organisés par l’équipe, un salon, une cuisine commune pour les jeunes, mais aussi des espaces où ils peuvent s’isoler, recevoir leurs parents ou parler individuellement avec les soignants. Une classe de l’Ecole Robert Dubois (présentée par  soutient les jeunes à poursuivre leur scolarité et un espace sensoriel (snoezelen) permet l’apaisement des moments d’angoisse. Grâce à l’implémentation, dans l’équipe soignante, des outils de Résistance Non Violente, les situations d’agitation sévères se sont raréfiées, participant ainsi à une prise en charge bienveillante en coordination avec les parents, à qui la méthode est proposée. Les jeunes bénéficient également d’une vaste terrasse extérieure sécurisée et aménagée pour leurs activités avec l’objectif de réaliser au printemps un espace potager.

L’équipe des soignants a de nombreux projets pour renforcer son arsenal thérapeutique dans ses nouvelles installations : des ateliers multimédia utilisant les jeux et la réalité virtuelle dans les soins ; l’éducation à la santé ; une sensibilisation aux enjeux de la cyberculture et des réseaux sociaux ; des ateliers bien-être, corps et image, mais aussi le développement d’une approche multifamiliale de soutien pour les parents ou des expériences de patients-partenaires.

L’Unité UPBB en hôpital de jour – Parents-bébés (0 à 2 ans et demi)

Espace Snoezelen ©Sofia Douieb

L’unité de jour Parents-Bébé accueille 5 à 8 jeunes enfants de 0 à 2,5 ans accompagnés de leurs parents, présentant des difficultés dans l’établissement des liens précoces, des particularités du développement ou des symptômes comme des troubles alimentaires ou du sommeil. Les nouvelles infrastructures, organisées autour d’un grand espace « appartement » recréent, pour l’enfant en interaction avec ses parents, des espaces de vie : repas, soins, jeux ou détente, local sieste. La prise en charge soutient la parentalité et le développement du bébé à l’aide notamment d’entretiens vidéo individuels et/ou de groupe, d’ateliers de psychomotricité et de jeux.

Les unités du service de pédopsychiatrie utilisent la méthode de soins « Snoezelen », dans un environnement sensoriel conçu pour favoriser la communication, la détente et l’exploration sensori-motrice. En renforçant le bien-être et la sécurité intérieure de l’enfant, la technique aide à la rencontre et au lien de confiance en permettant un apaisement et une diminution des troubles du comportement.

L’Unite APPI – Autisme Prise en charge Précoce individualisée (de 18 mois à 3 ans)

Depuis 2015, l’Unité APPI accueille dix enfants de 18 mois à 3 ans qui présentent un trouble précoce de la communication faisant suspecter un trouble du spectre de l’autisme. Les nouveaux locaux sont conçus pour cette thérapie intensive basée sur le jeu, une prise en charge qui se base notamment sur la méthode Denver à début précoce (Early Start Denver Model, ESDM) qui met la qualité de la relation et la motivation de l’enfant au centre de l’intervention. Ce projet novateur est unique dans le paysage belge. Des objectifs individualisés de soins sont construits et partagés avec les parents et adaptés au développement de l’enfant, ils évoluent sur la base d’évaluations régulières des différents domaines de compétence de l’enfant et de son environnement. D’autres méthodes d’intervention sont utilisées en fonction des besoins spécifiques de chaque enfant comme le PECS (système de communication par échange d’images) ou la psychomotricité relationnelle. Des interventions à domicile et dans les autres milieux d’accueil (crèche, pré-gardiennat, école) sont assurées régulièrement par l’équipe avec un transfert de compétence vers les familles mais aussi les crèches et les écoles. L’enfant est réintégré le plus rapidement possible dans son environnement.

Sofia Douieb (avec l’appui du communiqué de presse de l’Huderf)

 

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Petite enfance : le site web Born in Brussels est né !

Born in Brussels est un site abordant la naissance et la petite enfance en Région bruxelloise. Il vient tout juste d’être officiellement inauguré en présence du Ministre Alain Maron et de représentants du cabinet de la Ministre Elke Van den Brandt. Mis en ligne fin avril, il continue chaque jour de s’étoffer avec toujours plus d’actualités, de témoignages et de bons plans. Grand public et professionnels y trouveront de nombreuses informations et un carnet d’adresses bien fourni.

L’idée de ce site vient d’une réflexion faite, en 2014, entre plusieurs acteurs de la santé bruxelloise : le Centre d’Expertise et de Ressources pour l’Enfance, l’Observatoire de la Santé et du Social et Hospichild. Ensemble, ils imaginent lancer un projet afin d’informer et de soutenir la parentalité, la naissance et l’épanouissement du jeune enfant en Région bruxelloise. Les années passant, d’autres associations et acteurs ont rejoint le mouvement : Brusano, Bruss’help, Volle Maan Expertisecentrum Kraamzorg, Droits Quotidiens et même des stagiaires pleines d’idées ! Les phases de conception du projet sont soutenues financièrement depuis 2019 par la Commission communautaire commune de Bruxelles-Capitale. Fin 2021, un subside a été accordé au CDCS-CMDC asbl pour donner vie à ce qui est aujourd’hui Born in Brussels.   

Un long moment créatif

Pour concevoir un contenu de qualité, de nombreuses têtes se sont penchées sur le site. Tout d’abord, il y a eu l’équipe d’Hospichild (CDCS-CMDC) qui possède une expérience de plus de 15 ans dans les thématiques liées à l’enfance gravement malade et hospitalisée. C’est cette équipe, accompagnée de deux étudiantes en santé publique, qui a rédigé la plupart des textes du site. Une fois créés, ceux-ci ont également été soumis à divers professionnels pour validation. Ensuite, pour les répertoires d’adresses utiles à Bruxelles, c’est l’équipe de Bruxelles Social (CDCS-CMDC) qui s’est attelée à la tâche. En effet, les bonnes adresses qu’on retrouve sur le site Born in Bruxelles sont directement liées à la base de données de Bruxelles Social et elles sont, de ce fait, automatiquement remises à jour. Après cela, il a fallu s’attaquer à la partie juridique qui se situe sous l’onglet « Droits et démarches ». Pour cela, le CDCS-CMDC a collaboré avec l’asbl Droits quotidiens pour importer du contenu sur le site Born in Brussels. Celui-ci sera donc automatiquement actualisé en cas de mise à jour. Enfin, une nouvelle collègue a rejoint l’équipe du CDCS-CMDC pour venir en renfort et soutenir le projet. Aujourd’hui, trois personnes sont ainsi aux commandes du site Born in Brussels : Emmanuelle Van Besien, coordinatrice et initiatrice du projet, Rebecca Lévêque, coordinatrice adjointe et Sofia Douieb, attachée à Hospichild, en soutien.

Le site : contenu et fonctionnalités

En perpétuel développement, le site comprend de nombreuses pages informatives sur le désir d’enfant, la grossesse, l’accouchement et la petite enfance de 0 à 2,5 ans. Il dispose également de deux répertoires d’adresses utiles à Bruxelles. L’un permet de trouver des associations en lien avec les thématiques abordées sur le site, l’autre, appelé “SOS”, permet d’obtenir des adresses en lien avec l’aide d’urgence. Le site comporte aussi une large rubrique sur les droits des parents et les démarches administratives à accomplir à Bruxelles. Créée en collaboration avec Droits Quotidiens asbl, elle offre des informations juridiques en langage clair, rédigées par des juristes spécialisés et bénéficie d’une mise à jour automatisée. Enfin, le site comprend des actualités, des témoignages, un agenda d’événements liés à la périnatalité à Bruxelles et une liste de bons plans. Il est complété par une newsletter, une page Facebook, un compte Twitter et LinkedIn.

Un plus pour les citoyens bruxellois

Lorsqu’un futur ou jeune parent bruxellois se pose des questions sur la naissance et la petite enfance et qu’il effectue quelques recherches sur le web, une myriade d’informations lui sera proposée par de nombreux sites commerciaux, institutionnels et étrangers. Avant Born in Brussels, rien n’était spécifique à Bruxelles. La population bruxelloise possède pourtant ses particularités. Une frange de la population vit malheureusement dans la pauvreté (en 2019, 41 % des enfants et adolescents se trouvaient dans un ménage dont le revenu se situait sous le seuil de risque de pauvreté. C’était pire encore pour les familles comportant plusieurs enfants. Avec trois enfants le taux grimpait à 46 %, avec plus de trois enfants, il était de 56 %[1]), l’interculturalité est omniprésente, le bilinguisme est une nécessité et les acteurs, services et règlementations sont parfois bien différents du reste de la Belgique. D’où l’importance d’un site neutre avec un contenu identique en français et en néerlandais, un carnet d’adresse bruxellois, un accent sur les familles précarisées et des témoignages de vrais locaux. Tout ce qu’offre aujourd’hui Born in Brussels !

Les familles, une grande part de la population

Et puis, les familles représentent tout de même une belle part de la population (en 2021, la Région bruxelloise comptait 559 260 ménages dont 30 % comportait 3 personnes ou plus[2]. Elle comptait également 38 990 petites filles de 0 à 4 ans et 41 048 petits garçons[3]. En outre, près de 65 000 familles monoparentales vivent en Région bruxelloise[4]). Il est donc primordial d’en tenir compte et de leur offrir les informations dont elles ont besoin. Enfin, environ 22 000 naissances sont enregistrées chaque année à Bruxelles[5], ce qui prouve bien que la naissance et la petite enfance sont des éléments importants de la vie bruxelloise.

Un soutien pour les professionnels

Outre les informations et adresses qui pourront soutenir le travail des professionnels du secteur périnatal, Born in Brussels se veut être un acteur phare de la périnatalité en Région bruxelloise en favorisant l’émergence d’un réseau collaboratif entre eux. Ils pourront, par exemple, promouvoir leurs activités (atelier portage, groupe de parole, workshop diabète de grossesse ou grossesse gémellaire, entraide entre mamans solos, etc.) via l’agenda ou un article sur le site. Des annonces pourront aussi être faites via la newsletter. Born in Brussels est prêt également à mettre son énergie au service de projets divers, toutes les idées sont donc les bienvenues ! En ce moment, une collaboration a déjà débuté avec “Docteur Coquelicot” (Société Scientifique de Médecine Générale) en vue de créer un e-book rempli de recommandations sur la santé environnementale avant, pendant et après la conception d’un enfant. Affaire à suivre, donc !

Born in Brussels lance sa campagne de communication

Le site Born in Brussels est accessible via www.bornin.brussels. Il compte plus de 550 pages et, comme tout bébé en pleine forme, il poursuivra encore sa croissance durant de belles et longues années. Une large communication à destination  du grand public est en cours et se poursuivra jusqu’au 16 octobre 2022 !

 

Rebecca Lévêque, Coordinatrice adjointe Born in Brussels pour le CDCS-CMDC

 

Coordonnées

Coordinatrice : Emmanuelle Van Besien – www.bornin.brusselsinfo@bornin.brussels – 02 639 60 29

CDCS-CMDC – https://www.cdcs-cmdc.be/ – Rue de l’Association 15 / 1000 Bruxelles

 

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Santé environnementale et petite enfance : focus sur l’initiative « Docteur Coquelicot »

L’initiative « Docteur Coquelicot », née en 2020, est un projet de vulgarisation en santé environnementale porté par des médecins généralistes et d’autres professionnels de santé localisés en Belgique. En collaboration avec la SSMG (Société Scientifique de Médecine Générale) et la COCOM, ils informent, via un blog, et forment autant le grand public que les soignants qui souhaitent approfondir leurs connaissances. Pour en parler, avec un focus sur la petite enfance : Jessica Beurton et Céline Bertrand, toutes deux enseignantes sur des sujets relevant de la santé environnementale et respectivement médecin généraliste et infirmière pédiatrique.   

D’après l’OMS, la santé environnementale comprend les aspects de la santé humaine, y compris la qualité de la vie, qui sont déterminés par les facteurs physiques, chimiques, biologiques, sociaux, psychosociaux et esthétiques de notre environnement. La Belgique, comparée à la France, a longtemps été à la traine dans la prévention et la sensibilisation du grand public en la matière. À présent, une prise de conscience est amorcée et des initiatives en la matière émergent régulièrement. Docteur Coquelicot, blog de vulgarisation, permet tant aux professionnels de la santé qu’au grand public d’avoir accès à des contenus liés à la santé environnementale., Les membres de la Cellule Environnement de la SSMG, dont le Dr. John Pauluis est responsable, y apportent leur expertise et proposent des formations à destination du grand public ou des professionnels de santé.

Vulgarisation des contenus de santé environnementale 

Docteur Coquelicot est donc une initiative récente du Dr Sarah De Munck, médecin généraliste formée en santé environnementale, qui voulait transmettre ces notions de prévention au plus grand nombre. Ils ont voulu offrir la possibilité au grand public et aux soignants de s’informer plus facilement sur le sujet, et même de se former aux bonnes pratiques. À présent, plusieurs membres de la Cellule Environnement gèrent également la plateforme en plus de leurs activités. Sur le blog, pour vulgariser l’info, il y a donc des articles (parfois faisant office de lanceurs d’alertes), des infographies ou encore des fiches spécifiques reprenant les points à retenir pour notre quotidien. 

De l’importance de s’y prendre tôt et de revenir à la sobriété 

Parmi toutes les informations mises en avant, il en est une qui, selon Céline Bertrand, est relativement sous-estimée ou même méconnue : « La prise de conscience d’une bonne santé environnementale doit intervenir le plus tôt possible chez un individu. Pour ce faire, avant même de tomber enceinte, la femme, ainsi que les personnes qui l’entourent, doivent entamer une dépollution de l’organisme. Il est évident que les futures mères doivent arrêter de fumer, de boire de l’alcool, de consommer des produits ultra-transformés… Mais l’entourage aussi a son rôle à jouer ! »  Une réflexion partagée par Jessica Beurton qui renchérit : « Une vraie prise de conscience familiale doit être amenée sur la table avant d’accueillir un nouveau-né. Est-ce qu’on a besoin de tous ces produits pour vivre ? Il faudrait éliminer un tas de choses nocives pour l’organisme et arriver à vivre plus simplement et naturellement. Un retour à l’essentiel et à la sobriété est primordial ! » 

Formations pour le grand public et les professionnels 

La cellule environnement de la SSMG propose des formations destinées à transmettre ces valeurs de sobriété et permettre au plus grand monde d’adopter un mode de vie sain. Ces formations s’adressent au grand public, à des écoles ou à un public de professionnels de santé. Chaque thème est pensé par défaut pour une heure de présentation, mais peut être adapté et combiné selon les besoins ou les envies du groupe (journée, demi-journée…) L’équipe de professionnels de santé, basée en Belgique, est disponible pour des séances d’informations dans les locaux des demandeurs ou dans ceux de la SSMG à Bruxelles. 

Docteur Coquelicot, un projet de la SSMG 

Pour contextualiser, la SSMG est donc la Société Scientifique de Médecine Générale. Il s’agit d’une asbl en activité depuis déjà 50 ans et regroupant plus de 3000 médecins généralistes en Belgique. Plusieurs cellules la composent comme la cellule environnement, la cellule personnes âgées, la cellule médicaments, la cellule santé mentale, la cellule nutrition et bien d’autres. La SSMG a pour mission d’aider le médecin généraliste dans trois fonctions essentielles et spécifiques : la dispense des soins de qualité en tant que scientifique de proximité directement accessible ; la communication avec les patients, les intervenants paramédicaux et ses pairs généralistes et spécialistes ; l’analyse d’un grand nombre de variables desquelles découlent des priorités et l’utilisation d’un dossier médical central. 

Découvrez le blog « Docteur coquelicot » 

Sofia Douieb

 

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Reportage à la Maison Ronald McDonald, un lieu qui rapproche l’enfant hospitalisé de sa famille

La Maison Ronald McDonald de Bruxelles offre un foyer paisible et chaleureux aux parents d’enfants hospitalisés à l’UZ Brussel ou dans d’autres hôpitaux à proximité. Les parents, les frères et sœurs peuvent y séjourner à deux pas de l’hôpital pour aller voir l’enfant malade tous les jours. Ce dernier peut ainsi maintenir son équilibre émotionnel pendant son séjour à l’hôpital et recevoir autant d’amour et de soutien que nécessaire. Ce qui est fondamental pour le bon déroulement du processus de guérison, qui, selon une étude, serait grandement accéléré si les enfants sont entourés par leur famille. Un tel lieu est donc essentiel à bien des égards. Hospichild s’y est rendu pour vous et a eu droit à une visite des lieux par Ingrid Vanlerberghe, la directrice de la Maison. Reportage.

Enfants hospitalisés répit
Keeping families close – ©Sofia Douieb

 

Comme sortant de terre, un cube vitré interpelle et dénote dans le paysage verdoyant. Une banderole, une affiche et un écriteau  indiquent discrètement : Fonds Ronald McDonald pour les enfants de Belgique – « Keeping families close ». C’est le bon endroit. La porte s’ouvre sur une cage d’escalier baignée d’une lumière orangée reflétée par les vitres recouvertes d’un filtre coloré.

Ingrid Vanlerberghe, directrice des lieux – ©Sofia Douieb

Au bas des marches, Ingrid Vanlerberghe, la nouvelle directrice des lieux, arbore un grand sourire. « Bienvenue à la Maison Ronald McDonald », lance t-elle avec enthousiasme. Autour de nous, l’espace est immense et entièrement tourné vers les deux immenses terrasses. Le soleil se reflète ici et là sur les murs blancs, donnant une impression de chaleur et d’extrême luminosité. La visite peut commencer.

Un lieu de répit ouvert aux familles d’enfants hospitalisés

Inaugurée en novembre 2019 par le Fonds international Ronald McDonald, la Maison du même nom, première à Bruxelles, 368e dans le monde, est flambant neuve et chaleureuse. Elle est décorée avec goût, pleine de couleurs et les lieux semblent avoir été pensés pour offrir à la fois des espaces communs et des coins plus cosy où l’intimité est respectée.

Coin repas – ©Sofia Douieb

« Nous sommes ici dans l’espace de vie composé d’une cuisine toute équipée et d’un grand coin repas. Les familles peuvent se faire à manger, prendre un café, se servir des boissons (mises à disposition gratuitement) », commence Ingrid d’entrée de jeu. « Mais c’est aussi un lieu de vie pour socialiser avec d’autres résidents et sortir de l’isolement. D’autant plus qu’ils sont tous confrontés à l’hospitalisation de leur enfant et peuvent donc partager leur expérience commune et se sentir moins seuls. Pour les fratries, une salle de jeux avec télévision et multiples peluches, jouets, légos… est libre d’accès. Une autre petite salle, plus isolée, avec un canapé et une bibliothèque, permet d’avoir plus d’intimité quand, par exemple, les grands-parents viennent à la Maison. Et puis bien sûr, les deux grandes terrasses offrent la possibilité de s’aérer ou de prendre le soleil. Dans l’espace nuit, dix belles chambres, avec vue sur la forêt, sont toutes composées de deux lits confortables, d’une toilette séparée et d’une grande salle de douche. » Ce confort peut paraître superflu ou secondaire dans des moments douloureux tels que la maladie et l’hospitalisation d’un enfant, mais il permet au contraire d’améliorer le repos des familles et de leur offrir de réels moments de répit.

Des conditions d’accès peu restrictives

Pour accéder à la Maison, que ce soit pendant une nuit ou pendant plusieurs mois, peu de conditions sont imposées. La seule restriction, c’est que l’enfant soit bel et bien hospitalisé dans un hôpital à proximité, quel qu’il soit. Une fois hébergées, les familles doivent contribuer à hauteur de 15 euros par jour (5 euros avec le tarif social). Malgré cela, et certainement à cause du Covid-19, la capacité maximale est rarement atteinte. « Je ne comprends pas pourquoi les familles ne font pas plus souvent appel à nous alors que les hôpitaux, surtout l’UZ, parlent forcément de la Maison comme solution d’hébergement… », s’étonne la directrice qui aimerait que l’établissement serve au maximum de parents ou frères et sœurs en détresse.

Activités et initiatives en cours ou à venir

Freinées par la pandémie, les activités à la Maison Ronald McDonald n’ont pas pu pleinement se développer. Ce ne sont pourtant pas les idées qui manquent de la part des trente bénévoles qui se succèdent à la Maison. Maintenant que les initiatives peuvent reprendre plus ou moins sereinement, il est par exemple question de proposer aux résidents des soins à domicile (coiffeur, pédicure, massage…), des cours de cuisine, du jardinage, du soutien aux familles, des animations pour les enfants (chasse aux oeufs à Pâques, visite du père Noël…)

Mascotte distribuée à tous les enfants hospitalisés de Belgique à Noël – © Sofia Douieb

Mais Ingrid Vanlerberghe met en garde : « Les activités, c’est bien, mais on ne veut rien imposer de trop lourd aux familles. L’idée première c’est qu’ils se reposent et qu’ils n’aient pas à se préoccuper d’autre chose que de leur enfant malade. La salle commune ne doit pas être trop encombrée ou bruyante et le choix de participer, ou non, à une activité devra être pris en concertation avec l’ensemble des résidents. »

Les autres actions du Fonds Ronald McDonald en Belgique

En Belgique, le Fonds Ronald McDonald pour les Enfants ne s’est pas contenté de financer la Maison du même nom. Il soutient également, depuis plusieurs années, d’autres initiatives telles que l’action « Offrons un sourire » ou la distribution massive, à tous les enfants hospitalisés, d’un lapin en peluche à la période de Noël. Concernant « Offrons un sourire », c’est un projet qui a pour but d’aider financièrement et affectivement les familles d’enfants nés avec une fente labiale, maxillaire ou palatine. Depuis 2001, le projet a déjà aidé plus de 1.600 enfants.

Contact et informations

Voici quelques liens vers les projets tout juste évoqués :

                                 Sofia Douieb

 

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