Initiatives

Inceste : quand la poésie et la musique permettent de dire l’indicible

Canis Lupus est une pièce de théâtre (et un livre) sur l’inceste, écrite par Adeline Dieudonné. Elle vient d’être jouée au Théâtre des Martyrs à Bruxelles et a permis de mettre des mots sur cette sombre réalité. Car il est essentiel d’en parler, même si cela dérange. En bord de scène, après le spectacle, des associations ont sensibilisé le public afin de ne plus jamais avoir peur de dénoncer. L’équipe d’Hospichild a assisté à la pièce et au débat.

J’ai peur de ce qui va partir avec toi, mais qui va rester avec moi… » répète en boucle le comédien à la fin de la pièce. Il parle à son père, son bourreau, mettant des mots sur ce qui se transmet en silence, de génération en génération.

À l’issue de la représentation, un échange a réuni quatre associations engagées dans la lutte contre les violences sexuelles faites aux mineur.e.s. Ensemble contre l’inceste agit pour rendre visible ce fléau et mobiliser les pouvoirs publics. Le collectif Patouche développe des actions de prévention et des espaces de parole pour les personnes concernées. Le Service d’Écoute et d’Orientation Spécialisé (SEOS) propose une écoute anonyme et accompagne les proches et professionnel.le.s dans leurs questionnements. Enfin, Garance œuvre à la prévention des violences à travers son programme « Enfants CAPables », en intervenant notamment dans les écoles. En croisant leurs regards, ces acteur.rice.s de terrain ont apporté des clés essentielles pour mieux comprendre les mécanismes de l’inceste, en repérer les signes et savoir comment réagir.

Une réalité encore largement invisibilisée

L’association Patouche rappelle d’entrée de jeu l’ampleur du phénomène : en France, 160 000 enfants sont victimes chaque année, soit environ un enfant sur dix. Un chiffre qui donne la mesure d’un phénomène encore largement sous-estimé, notamment en Belgique où les données restent fragmentaires (une étude est en cours pour enfin obtenir des chiffres belges en la matière). Les intervenant.e.s comme Ensemble contre l’inceste ont également souligné les difficultés rencontrées par les parents protecteurs, qui, lorsqu’ils signalent des faits, peuvent être mis en doute, voire accusés d’aliénation parentale. Comme dans ce film belge « On vous croit », sorti récemment et multi-récompensé, où la mère est accusée d’influencer son fils et de l’inciter à témoigner contre son père… Jusqu’à ce qu’une avocate leur dit enfin : « On vous croit ».

Prévenir : nommer, expliquer, écouter

On apprend aux enfants à se méfier de l’extérieur. Mais qu’en est-il de la violence au sein de la famille ? » – Collectif Patouche

Pour le collectif Patouche, ce constat est central. L’association développe à Bruxelles des actions de prévention et d’accompagnement, en insistant sur plusieurs points : un enfant ne peut pas identifier seul ce qui est anormal ; il est essentiel de mettre des mots sur les limites et les interdits ; la parole de l’enfant doit être écoutée sans remise en question immédiate. Car ne pas croire un enfant constitue un second traumatisme, qui peut durablement affecter sa confiance envers les adultes.

Des freins puissants à la parole

Le Service d’Écoute et d’Orientation Spécialisé (SEOS) rappelle de son côté que les violences sexuelles sur mineur.e.s sont majoritairement intrafamiliales ou commises dans un cadre de relation d’autorité. Dans ces contextes, la parole est entravée par les liens de loyauté, la peur de briser la famille et la difficulté à nommer l’expérience. La pièce illustre cette réalité, notamment à travers la peur de transmission et de répétition des violences. Les proches et les professionnel.le.s peuvent eux aussi se sentir démuni.e.s, hésitant à intervenir par crainte de se tromper. D’où l’importance de mieux les informer et les outiller.

Briser le silence et renforcer les capacités des enfants

Avec son programme « Enfants CAPables », l’asbl Garance intervient dans les écoles pour prévenir les violences. Un des freins majeurs mis en évidence est le poids du silence : « Il ne faut surtout rien dire ». Rompre ce silence implique d’autoriser la parole, de déconstruire les liens de loyauté imposés et de renforcer les compétences des enfants pour reconnaître et exprimer ce qu’ils vivent. La transmission des violences n’est pas automatique, mais elle peut survenir lorsque les victimes ne bénéficient pas d’un accompagnement adapté.

Le mythe de l’enfant qui ment est encore très présent. Face à cela, l’enjeu est collectif : écouter, croire, protéger et agir, en s’appuyant sur les ressources disponibles. Car dans ces situations, le silence ne protège jamais l’enfant.» – Garance asbl

Comment réagir face à la parole d’un enfant ?

Plusieurs intervenant.e.s ont d’ailleurs rappelé l’importance des premières réactions. Cinq messages clés peuvent soutenir un enfant :

  • Merci de m’en parler
  • Je te crois
  • Ce n’est pas de ta faute
  • C’est interdit par la loi
  • Je vais agir avec toi et t’accompagner

Ces éléments constituent une base essentielle pour rétablir un sentiment de sécurité et de confiance.

Les relais pour agir

Face à une situation de violence, il est essentiel de ne pas rester seul.e et de s’appuyer sur les dispositifs existants.

Pour toute victime
SOS Viol – 0800 98 100 (tchat et téléphone)
Brise le Silence asbl : 0488 800 626
Centres de Prise en charge des Violences Sexuelles : prise en charge en urgence
SOS Inceste – 02 646 60 73
Stop Violence Brussels
Collectif Patouche
Ensemble contre l’inceste

Enfants et professionnel.le.s du scolaire
Garance – programme « Enfants CAPables »

Besoin d’écoute ou d’orientation
Service d’Écoute et d’Orientation Spécialisé (SEOS) – 0800 200 99

Pour les mineur.e.s
SOS Enfants – CHU Saint-Pierre
SOS Enfants – Huderf
Maintenant j’en parle – tchat pour les jeunes

 

Acheter le livre Canis Lupus d’Adeline Dieudonné, publié aux éditions de l’Iconoclaste 

 

Sofia Douieb

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Nouveau look pour le site d’APEPA, association au service de l’autisme

L’APEPA (Association de parents et de professionnels pour l’épanouissement des personnes autistes) fait peau neuve. Active auprès des parents, l’asbl défend les droits des 40.000 personnes en situation de handicap en Belgique francophone. Conseiller, être à l’écoute ou encore proposer des formations, l’APEPA propose sur son site des ressources sur des sujets comme l’enseignement, le handicap, la santé, les droits ou encore la recherche. L’association a d’ailleurs tout récemment fêté son 50ème anniversaire, preuve d’une demande importante.

Une réalité toujours actuelle : les délais d’attente pour un diagnostic TSA, le manque de solutions et de places sont l’une des préoccupations majeures pour le secteur. Pourtant, les services proposés par les infrastructures spécialisées sont qualitatives mais ont leurs limites. Heureusement, des associations comme l’APEPA soutiennent les familles. L’association de parents et de professionnel.le.s bénévoles au service de l’autisme s’affirme comme le partenaire de référence. Elle déclare : « Nous restons mobilisés, aux côtés des familles et des décideurs, pour développer pour chaque personne autiste un parcours de vie digne et épanoui. »

Quoi de neuf ?

Sur ce nouveau site, tout fraîchement refait, on peut y trouver différentes sources. Il suffit d’aller sur la page d’information qui propose des thématiques telles que :

  • L’enseignement : des annuaires, des documentations, des vidéos, des formations, des textes légaux…
  • Le handicap : communication alternative améliorée, accessibilité, loisirs/sport/répit, logement, aidants-proches…
  • La santé : préparer une consultation, urgences/premiers secours, recommandations pour le TSA et le TDA/H, la vie relationnelle et sexuelle…
  • Les droits : aides, documentation, réclamations/plaintes, liens utiles…
  • Les formations : les formations en ligne gratuites
  • La recherche : ressources sur l’autisme, articles/études et recherche appliquée

Mais aussi…

Il y a également un onglet appelé « Réseau autour de l’autisme et du handicap » destiné aux parents mais aussi aux professionnel.le.s du secteur. D’autres onglets sont régulièrement mis à jour comme :

→ Vers le nouveau site web : APEPA asbl

→ La nouvelle adresse mail : apepa@autisme-belgique.be

En 2025, notre association a célébré ses 50 ans de raisons d’être. Ce jubilé marque un demi-siècle d’évolution majeure : depuis nos débuts, où l’autisme était encore perçu à tort sous le prisme de la psychose, jusqu’à la reconnaissance actuelle des neurodiversités. Le texte qui suit trace nos 50 ans d’actions. Fidèle à sa mission historique, notre association a su transformer les regards et faire évoluer l’accompagnement. Aujourd’hui, notre action se déploie sur plusieurs fronts : le soutien aux familles, le plaidoyer politique et la promotion de solutions de terrain d’une qualité éprouvée. » –  APEPA

Pour rappel…

L’APEPA est donc une association de parents et de professionnel.le.s bénévoles créée en 1975. Le nom initial « APEP » Association de Parents d’Enfants Psychotiques est devenu « APEPA » avec le A de Autisme au bout, pour devenir l’Association de Parents et de Professionnels pour l’Épanouissement des Personnes Autistes. en 2002, l’APEPA est reconnue représentative des personnes en situation de handicap, spécialisée en autisme. L’APEPA est également membre à l’AViQ du Comité Branche Handicap.

Des parents de l’APEPA ont créé des services, dont la 2e Base à Gembloux, Des femmes, des mères (aujourd’hui devenu Aidants proches), Inforautisme, Autisme Liège, Autiressources, la maison extraordinaire, le Chat Botté et d’autres. Ils ont donné des coups de pouce pour la création du CRAN, le CAPAL/Porte Bleue, le CEAN… Et participé à la création d’Autisme Europe aisbl et Participate Autisme asbl avec le site web du même nom. APEPA

 

Samuel Walheer

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« BabbelBoost » : aider les professionnel.le.s du secteur social-santé dans leurs consultations

BabbelBoost, c’est un outil pensé par et pour les professionnel.le.s du secteur social-santé. Accessible à la fois en version digitale et en version papier, dans une jolie boite métallique, le set de 14 cartes permet surtout de faciliter le dialogue avec le public-cible ainsi que d’identifier leurs besoins. Le kit est gratuit et sur demande via la plateforme Brusano.

Initialement, l’outil a été développé dans le cadre de Boost : projet pilote bruxellois faisant partie du programme national pour des soins intégrés en faveur des personnes malades chroniques (Intégreo). À l’origine de la création de cet outil : des professionnel.le.s en social-santé, avec l’aide de chercheur.eu.se.s, des patient.e.s et des proches aux compétences multidisciplinaires.

Brusano ©

Présentation de BabbelBoost

À destination des travailleuses et travailleurs du secteur social-santé, l’outil permet d’ouvrir le dialogue et permet de cibler avec plus de précision les objectifs des bénéficiaires. Pour sortir du modèle d’interventions où tout doit souvent aller vite. Ici, BabbelBoost offre un espace temps plus large et permet d’identifier les besoins en vue d’améliorer le quotidien du public cible.

L’outil se présente comme suit :

  • Un set d’illustrations de 14 cartes.
  • Des situations, des scènes de vie, des aspects du quotidien.
  • Une carte vierge est également prévue afin d’ouvrir la réflexion
  • Un outil qui est accessible en version digitale ou en version papier dans une jolie boite métallique.

→ Pour plus d’infos sur Babbel Boost

En pratique

L’avantage de l’outil, c’est qu’il permet une utilisation avec un champ plus large. En effet, en fonction de sa pratique quotidienne, son public et son contexte professionnel, BabbelBoost ouvre la voie. On peut lire sur le site de Brusano : « Une fois prise en compte la vision dans laquelle l’outil a été conçu, décrite dans la notice qui accompagne le set de cartes, chacun.e peut l’utiliser à sa manière. »

Que ce soit pour des consultations courtes de 15 minutes ou des séances plus longues allant jusqu’à 1h au domicile des bénéficiaires, l’outil s’adapte. Aucune formation n’est nécessaire pour son utilisation. Dans la boite ou dans le document digital se trouve une notice qui suggère plusieurs voies et offre aux professionnel.le.s la possibilité de rapidement se familiariser avec l’outil.

Samuel Walheer

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Personnes porteuses de trisomie 21 : de l’importance d’améliorer leur prise en charge dès l’enfance

À l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21, ce 21 mars 2026, retour sur les initiatives, ressources et réflexions partagées lors de la 9e édition du Down Syndrome Symposium. Cet événement qui a eu lieu le mois dernier est incontournable pour les familles et les professionnel.le.s engagé.e.s dans l’accompagnement des personnes porteuses de « ce petit truc en plus ». L’objectif de la rencontre : améliorer l’accompagnement des personnes porteuses de trisomie 21 dès l’enfance, en posant les bases d’un parcours de vie cohérent et inclusif.

Si les échanges ont couvert l’ensemble des étapes de la vie, de l’enfance à l’âge adulte, nous avons choisi de mettre ici l’accent sur les enfants, en écho à la mission d’Hospichild, centrée sur la maladie grave ou le handicap des plus jeunes.

Un éclairage utile pour le 21 mars

À travers la diversité des interventions, la 9e édition du Down Syndrome Symposium a rappelé que l’accompagnement des personnes porteuses de trisomie 21 s’inscrit dans un parcours de vie global. Cet éclairage met en évidence l’importance d’un suivi adapté dès l’enfance et tout au long de la croissance, en lien étroit avec les familles et les professionnel.le.s. En cette Journée mondiale de la trisomie 21, l’enjeu reste le même : mieux comprendre, mieux accompagner, et garantir à chaque enfant et jeune un parcours de soins cohérent et respectueux de ses besoins.

Des enjeux de santé qui commencent dès l’enfance

Plusieurs interventions du symposium ont porté sur des questions médicales qui concernent directement les enfants et adolescent.e.s. Le dépistage auditif, par exemple, a été abordé à travers la question du suivi chez des personnes présentant une déficience intellectuelle, rappelant l’importance d’une attention particulière à l’audition pour favoriser la communication et les interactions. La prévention des comportements à risque chez les adolescent.e.s a également été discutée, notamment du point de vue pneumologique. Une approche qui souligne que les enjeux de santé à l’adolescence se préparent en amont, dès l’enfance, à travers l’accompagnement et la sensibilisation.

Communication et continuité des soins

Un autre axe fort du symposium concerne la communication entre les différent.e.s acteur.rice.s du parcours de soin. Une présentation a mis en lumière son rôle crucial dans la continuité de l’accompagnement. Cet enjeu concerne directement les enfants, souvent suivi.e.s par de multiples professionnel.le.s. Une bonne coordination permet d’assurer une prise en charge cohérente, d’éviter les ruptures et de mieux répondre aux besoins spécifiques de chaque enfant.

Vie affective et relationnelle : des questions présentes dès l’adolescence

Les thématiques liées à la vie affective, relationnelle et sexuelle ont également été abordées lors du colloque, notamment à travers des interventions sur la contraception chez les jeunes filles porteuses de trisomie 21 et sur la vie relationnelle des personnes concernées. Si ces questions concernent davantage l’adolescence, elles s’inscrivent dans une continuité avec l’enfance. Elles rappellent l’importance d’un accompagnement progressif, adapté à l’âge, pour aborder ces sujets essentiels.

Anticiper les transitions

La question de la transition de la pédiatrie vers la médecine adulte a occupé une place importante dans le symposium, avec plusieurs interventions dédiées. Même si cette étape concerne le passage à l’âge adulte, elle implique directement les adolescent.e.s et leurs familles. Elle nécessite une préparation en amont afin d’assurer une continuité des soins et d’éviter les ruptures dans le suivi médical.

→ Lire notre article : Santé mentale : vers une meilleure transition des ados à l’âge adulte

Des droits à défendre dès le plus jeune âge

Enfin, le symposium a également abordé la question des droits des personnes en situation de handicap intellectuel. Un enjeu transversal, qui concerne aussi les enfants et leurs familles. L’accès à une information adaptée, à des soins de qualité et à un accompagnement respectueux fait partie intégrante de ces droits, tout comme la nécessité de continuer à faire évoluer les pratiques et les politiques en faveur de l’inclusion.

D’ailleurs, en Belgique, plusieurs structures œuvrent activement en faveur des personnes porteuses de trisomie 21 et de leurs familles. L’association Inclusion Down rassemble familles, proches et professionnel.le.s, et accompagne les parents à chaque étape du parcours, de l’annonce du diagnostic à la vie adulte. Elle propose un soutien concret, favorise les échanges entre familles, informe sur les bonnes pratiques et défend les droits fondamentaux, notamment en matière d’inclusion scolaire et d’accès à l’emploi. À ses côtés, Collectif 21, porté par des mères engagées, milite pour une meilleure reconnaissance des personnes avec trisomie 21 comme citoyen.ne.s à part entière. Des espaces d’échange informels, comme le groupe Facebook « Trisomie 21 au Quotidien – Belgique », permettent également de créer du lien, partager des expériences et rompre l’isolement.

 

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La Ligue Braille veut accompagner toujours plus de personnes aveugles ou malvoyantes

La campagne annuelle de la Ligue Braille entend mettre en lumière l’expertise de ses équipes. Car faire connaître leur travail, c’est aussi renforcer leur capacité à accompagner toujours plus de personnes aveugles ou malvoyantes. Du 16 au 29 mars 2026, prenez part à la sensibilisation et faites connaissance avec Joe, l’embout de la canne blanche…

{Communiqué de presse de la Ligue Braille}

« Nous vivons dans une société où l’autonomie est souvent considérée comme acquise. Pourtant, pour les près de 385.000 personnes aveugles ou malvoyantes en Belgique, chaque déplacement, chaque démarche, chaque activité du quotidien peut représenter un défi. À l’occasion de la Semaine de la Ligue Braille, du 16 au 29 mars 2026, la Ligue Braille met en lumière l’expertise de ses équipes et rappelle qu’avec un accompagnement adapté, il est possible de continuer à vivre pleinement, autrement. Parce que l’autonomie se construit pas à pas, à chaque étape de la vie, nous sommes à vos côtés.

→ Faire un don à la Ligue Braille

Semaine de la Ligue Braille

Du 16 au 29 mars, en radio, en TV et sur nos réseaux sociaux, découvrez comment nous nous mettons au service de l’autonomie de toutes les personnes en situation de handicap visuel. Cette année encore, nous avons proposé à l’un de nos bénéficiaires d’être le premier rôle de notre spot TV. Mucyo n’est pas comédien, mais il a accepté de relever le défi et d’incarner Sam. Ce spot nous plonge dans son quotidien. Celui de tous les jeunes de son âge, à une différence près : Sam se déplace avec une canne blanche. Dans le spot, on voit l’embout sphérique tournant de cette canne devenir un personnage : Joe, qui incarne tous les thérapeutes de la Ligue Braille et leur expertise. 

Faites connaissance avec Joe

« Hello, moi c’est Joe. Je suis l’embout de la canne blanche et je suis le binôme de Sam. Je représente la Ligue Braille. Sam est aveugle et je l’accompagne dans sa vie quotidienne. »

Dans notre spot TV 2026, Joe donne la réplique à Sam, incarné par Mucyo, bénéficiaire de la Ligue Braille. La canne blanche s’anime, son embout rond et blanc prend vie et devient Joe, le comparse de Sam, un personnage attachant qui symbolise l’expertise de nos thérapeutes et l’accompagnement sur mesure que nous proposons chaque jour. À travers le quotidien de Sam, le film montre comment la mobilité, les nouvelles technologies, la formation, le travail et les loisirs deviennent des leviers d’autonomie.

Joe aide Sam à se déplacer, à se former, à travailler, à mieux communiquer — et surtout à rester connecté au monde qui l’entoure.

Ensemble, on avance.
Pas à pas.
Vers plus d’autonomie.

Une enquête qui confirme des besoins essentiels

En 2025, la Ligue Braille a interrogé 539 bénéficiaires afin de mieux comprendre leurs réalités et faire évoluer ses services. Les résultats parlent d’eux-mêmes : 72 % des répondants affirment que leur handicap visuel impacte fortement leur quotidien. Les déplacements arrivent en tête des difficultés (84 %), suivis des courses (71 %), des loisirs (68 %), des démarches administratives (63 %) et de l’entretien du logement (55 %). Si 80 % des personnes sondées ont récemment bénéficié d’un accompagnement — principalement social (63 %), technique (47 %) ou numérique (40 %) — l’enquête met aussi en lumière l’importance d’un suivi toujours plus personnalisé. Ces enseignements constituent une base essentielle pour renforcer notre action. Depuis 1920, la Ligue Braille propose un accompagnement global, multidisciplinaire et gratuit : locomotion (canne blanche, chien-guide), apprentissage du braille, formation aux outils numériques, insertion professionnelle, activités culturelles adaptées et soutien psychologique. Notre mission reste inchangée : offrir à chaque personne aveugle ou malvoyante les moyens de construire son autonomie, à chaque étape de sa vie. »

En savoir plus sur la Ligue Braille et sa campagne 

 

 

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