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La Ligue Braille veut accompagner toujours plus de personnes aveugles ou malvoyantes

La campagne annuelle de la Ligue Braille entend mettre en lumière l’expertise de ses équipes. Car faire connaître leur travail, c’est aussi renforcer leur capacité à accompagner toujours plus de personnes aveugles ou malvoyantes. Du 16 au 29 mars 2026, prenez part à la sensibilisation et faites connaissance avec Joe, l’embout de la canne blanche…

{Communiqué de presse de la Ligue Braille}

« Nous vivons dans une société où l’autonomie est souvent considérée comme acquise. Pourtant, pour les près de 385.000 personnes aveugles ou malvoyantes en Belgique, chaque déplacement, chaque démarche, chaque activité du quotidien peut représenter un défi. À l’occasion de la Semaine de la Ligue Braille, du 16 au 29 mars 2026, la Ligue Braille met en lumière l’expertise de ses équipes et rappelle qu’avec un accompagnement adapté, il est possible de continuer à vivre pleinement, autrement. Parce que l’autonomie se construit pas à pas, à chaque étape de la vie, nous sommes à vos côtés.

→ Faire un don à la Ligue Braille

Semaine de la Ligue Braille

Du 16 au 29 mars, en radio, en TV et sur nos réseaux sociaux, découvrez comment nous nous mettons au service de l’autonomie de toutes les personnes en situation de handicap visuel. Cette année encore, nous avons proposé à l’un de nos bénéficiaires d’être le premier rôle de notre spot TV. Mucyo n’est pas comédien, mais il a accepté de relever le défi et d’incarner Sam. Ce spot nous plonge dans son quotidien. Celui de tous les jeunes de son âge, à une différence près : Sam se déplace avec une canne blanche. Dans le spot, on voit l’embout sphérique tournant de cette canne devenir un personnage : Joe, qui incarne tous les thérapeutes de la Ligue Braille et leur expertise. 

Faites connaissance avec Joe

« Hello, moi c’est Joe. Je suis l’embout de la canne blanche et je suis le binôme de Sam. Je représente la Ligue Braille. Sam est aveugle et je l’accompagne dans sa vie quotidienne. »

Dans notre spot TV 2026, Joe donne la réplique à Sam, incarné par Mucyo, bénéficiaire de la Ligue Braille. La canne blanche s’anime, son embout rond et blanc prend vie et devient Joe, le comparse de Sam, un personnage attachant qui symbolise l’expertise de nos thérapeutes et l’accompagnement sur mesure que nous proposons chaque jour. À travers le quotidien de Sam, le film montre comment la mobilité, les nouvelles technologies, la formation, le travail et les loisirs deviennent des leviers d’autonomie.

Joe aide Sam à se déplacer, à se former, à travailler, à mieux communiquer — et surtout à rester connecté au monde qui l’entoure.

Ensemble, on avance.
Pas à pas.
Vers plus d’autonomie.

Une enquête qui confirme des besoins essentiels

En 2025, la Ligue Braille a interrogé 539 bénéficiaires afin de mieux comprendre leurs réalités et faire évoluer ses services. Les résultats parlent d’eux-mêmes : 72 % des répondants affirment que leur handicap visuel impacte fortement leur quotidien. Les déplacements arrivent en tête des difficultés (84 %), suivis des courses (71 %), des loisirs (68 %), des démarches administratives (63 %) et de l’entretien du logement (55 %). Si 80 % des personnes sondées ont récemment bénéficié d’un accompagnement — principalement social (63 %), technique (47 %) ou numérique (40 %) — l’enquête met aussi en lumière l’importance d’un suivi toujours plus personnalisé. Ces enseignements constituent une base essentielle pour renforcer notre action. Depuis 1920, la Ligue Braille propose un accompagnement global, multidisciplinaire et gratuit : locomotion (canne blanche, chien-guide), apprentissage du braille, formation aux outils numériques, insertion professionnelle, activités culturelles adaptées et soutien psychologique. Notre mission reste inchangée : offrir à chaque personne aveugle ou malvoyante les moyens de construire son autonomie, à chaque étape de sa vie. »

En savoir plus sur la Ligue Braille et sa campagne 

 

 

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Le Monde d’Ayden, plaine de jeu inclusive, s’exporte à Paris

Déjà présent en Belgique, à Uccle, Nivelles et Wavre, Le Monde d’Ayden, espace inclusif pour les enfants avec ou sans handicap, poursuit son ascension avec l’ouverture prochaine d’une plaine de jeu inclusive en région parisienne. Le projet devrait se concrétiser pour le mois de mai.

Photo : Le Monde d’Ayden

 

L’annonce a été faite avec émotion sur les réseaux sociaux par Lou Garagnani, fondatrice du Monde d’Ayden (qu’Hospichild a eu l’opportunité de rencontrer à plusieurs reprises) :

Quelque chose se tramait depuis des mois… Et aujourd’hui, c’est officiel : Le Monde d’Ayden arrive à Paris ! Un nouveau chapitre s’ouvre, porté par notre vision : celle d’un monde où chaque enfant, avec ou sans handicap, a sa place pour jouer, rire et grandir ensemble. »

Un nouveau Monde d’Ayden à Paris

Le Monde d’Ayden est un espace de loisirs immersif, inclusif et résolument différent. Il accueille les enfants de 0 à 7 ans, avec ou sans diagnostic et jusqu’à 12 ans en situation de handicap ou avec des besoins spécifiques. Pensé à hauteur d’enfant, il invite petits et grands à explorer, à jouer et à se rencontrer dans un univers doux, coloré et sécurisant. Chacun des 3 centres belges (le premier était celui de Uccle, lancé en 2020) est conçu comme une bulle où les barrières tombent, où la différence devient richesse, où chaque enfant, avec ou sans handicap, trouve sa place, à son rythme. Avec cette implantation dans le Grand Paris, Le Monde d’Ayden veut créer un quatrième espace inclusif pour les familles concernées par la maladie grave, le handicap ou des besoins spécifiques. La fondatrice rappelle qu’« à Paris comme ailleurs, l’inclusion ne doit jamais être une option ».

Une inclusion pensée dans les détails

Le projet se veut bien plus qu’une plaine de jeux classique, car non seulement elle est accessible à tous les enfants, sans aucune distinction, mais son équipe est également composée, à plus de 60 %, d’employé.e.s en situation de handicap. Du côté des enfants, l’inclusion se traduit par :

  • des sessions à affluence réduite pour limiter la surcharge sensorielle ;
  • une ambiance adaptée (lumière douce, musique anti-stress) ;
  • du matériel d’aide à l’autorégulation (casques anti-bruit, Time-Timer, pictogrammes d’appui des émotions) ;
  • des espaces accessibles aux enfants à mobilité réduite ;
  • un accueil individualisé possible sur demande ;
  • aucune obligation de justificatif médical pour bénéficier des aménagements.

« Ce n’est pas un “business” comme les autres : notre modèle est unique et basé sur l’impact social. L’inclusion n’est pas un mot à la mode, c’est notre façon de vivre, de penser, de créer de A à Z. », lit-on sur le site du Monde d’Ayden.

Des offres adaptées aux besoins variés

La plaine de jeu propose plusieurs formats de sessions afin de répondre aux profils sensoriels et émotionnels différents :

  • SLOOM : sessions calmes et accompagnées pour les enfants à besoins spécifiques (0-12 ans), avec affluence réduite, environnement apaisant et accès encadré aux espaces sensoriels.
  • BLURP : séances d’exploration sensorielle pour les 0-3 ans, autour de bacs immersifs adaptés aux tout-petits, « tout en douceur ».
  • BOEM : sessions dynamiques à partir de 2,5 ans, axées sur la manipulation et la stimulation sensorielle (slime géant, fausse neige, matières à transvaser) pour « les enfants qui ont besoin de chipoter, toucher, explorer ».

Le centre comprend également deux espaces à visée thérapeutique. D’abord la SAM, salle immersive sensorielle projetant des environnements virtuels autour de l’enfant, sans contrainte physique, accessible aux fauteuils roulants et reconnue pour ses applications en milieu hospitalier et neurologique. Ensuite, un espace snoezelen, conçu comme une zone de repli multisensorielle « pour se réguler et se poser ».

Un soutien aux familles

Le projet ne s’adresse pas uniquement aux enfants, mais aussi à leurs proches en proposant :

  • des groupes de parole pour parents aidants ;
  • des gardes de répit ponctuelles (1 à 3 heures) ;
  • un accueil personnalisé pour préparer l’enfant à la découverte du lieu.

L’internationalisation du projet prouve bien qu’un manquement se fait sentir (d’abord en Belgique, mais aussi en France) du point de vue de l’inclusion des tout-petits, ainsi qu’au soutien apporté à leurs proches.

Ouvrir un monde d’Ayden en région parisienne… c’est un gros défi ! Mais les obstacles et les montagnes à gravir ça nous connaît. Alors on s’est retroussé les manches et goooo, c’est parti. On démoli, et dans quelques jours on commence ce que je préfère => la construction. Ouverture prévue en mai ! », se réjouit finalement Lou sur les réseaux sociaux.

 

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Enfile ton pyjama et soutiens la scolarité des enfants malades !

Chaque année au mois de mars, une vague de solidarité traverse les écoles belges. Élèves, enseignant.e.s, directions, parents (et même entreprises) enfilent leur pyjama pour un geste symbolique fort : soutenir les enfants qui, en raison d’une maladie ou d’un accident, ne peuvent plus se rendre en classe.

Illustration : ClassContact

 

Derrière cette mobilisation nationale se trouvent deux associations complémentaires : ClassContact pour l’enseignement francophone et Bednet pour l’enseignement néerlandophone. Même principe, même message : aucun enfant malade ne doit se sentir isolé.

Un symbole simple, un message puissant

Le concept est identique des deux côtés du pays : le temps d’une journée, chacun vient à l’école en pyjama. Un clin d’œil solidaire à ces élèves qui, eux, suivent les cours depuis leur domicile ou leur chambre d’hôpital.

En portant leur pyjama, les élèves montrent concrètement à leur camarade malade qu’il reste membre à part entière de la classe, explique ClassContact sur la page de l’événement. C’est un geste simple, mais il a un impact énorme sur le sentiment d’appartenance. »

Du côté néerlandophone, Bednet porte le même message : « Op Bednet Pyjamadag trekken we een hele dag onze slaapkledij aan om zieke leerlingen te tonen dat ze niet alleen zijn. » (Lors du Pyjamadag, nous portons toute la journée nos pyjamas pour montrer aux élèves malades qu’ils ne sont pas seuls.) Au-delà du symbole, la journée permet surtout de faire connaître les dispositifs d’accompagnement scolaire gratuits proposés par les deux associations.

Maintenir le lien scolaire et social

Lorsqu’un enfant est absent plusieurs semaines ou plusieurs mois à cause d’un cancer, d’un handicap, d’un accident, de troubles psychiques, d’une phobie scolaire ou d’autres pathologies lourdes, la rupture ne concerne pas seulement les apprentissages. La maladie bouleverse le quotidien, fragilise la motivation et peut entraîner :

  • un sentiment d’exclusion ;
  • une perte de rythme ;
  • un retard scolaire important ;
  • des difficultés de réintégration après la guérison ;
  • une charge supplémentaire pour les parents ;
  • une inégalité d’accès aux outils numériques.

Pour éviter cette double peine (médicale et scolaire) ClassContact et Bednet installent un système de connexion vidéo entre le domicile (ou l’hôpital) et la classe. L’enfant dispose d’un ordinateur portable, tandis qu’un kit équipé d’une caméra mobile est placé dans la classe. Il peut suivre les cours en direct, interagir avec ses enseignants, voir ses amis, poser des questions et continuer à évoluer au même rythme que les autres. Le service est entièrement gratuit. Les résultats parlent d’eux-mêmes : 90 % des enfants accompagnés par ClassContact réussissent leur année scolaire.

Notre mission est de maintenir le lien scolaire et social pendant toute la période d’absence ; quand ce lien est préservé, le retour en classe se passe beaucoup mieux. », souligne encore ClassContact.

Participer : bien plus qu’un pyjama

Les écoles ont pu s’inscrire gratuitement. Elles ont ensuite proposé à leurs élèves de participer en portant un pyjama toute la journée. En outre, ClassContact organise un concours photo : les classes sont invitées à prendre une photo originale en pyjama et à la partager via la plateforme dédiée ou sur les réseaux sociaux.

Règlement du concours photo de ClassContact

De son côté, Bednet propose des alternatives pour celles et ceux qui ne souhaitent pas porter de pyjamas : écrire une carte Pyjamadag à un élève absent, télécharger du matériel gratuit, organiser une action de soutien ou encore, partager la campagne.

La Bednet Pyjamadag ne concerne pas uniquement les écoles : entreprises et organisations participent également ! », rappelle l’association.

→ Pyjamadagkaartjes – Bednet

Une solidarité particulièrement significative à Bruxelles

À Bruxelles, où coexistent réseaux francophones et néerlandophones, la Journée du Pyjama prend ainsi une dimension particulière. Elle illustre une réalité partagée : quelle que soit la langue d’enseignement, la maladie ne doit jamais exclure un enfant de sa classe. Enfiler un pyjama peut sembler anodin. Pourtant, pour un élève hospitalisé ou en traitement de longue durée, savoir que toute une école pense à lui peut changer le quotidien. À travers ClassContact et Bednet, c’est toute une société qui affirme que l’école continue, même quand la maladie s’invite dans le quotidien.

 

 

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Des éclairs pour booster la recherche en oncologie pédiatrique ?

Le samedi 14 mars 2026, la gourmandise se mettra au service d’une cause essentielle : la lutte contre les cancers pédiatriques. À l’initiative de KickCancer, la Journée de l’Éclair revient pour une nouvelle édition solidaire dans toute la Belgique.

« La Journée de l’Éclair est LA solution gourmande pour soutenir les enfants atteints du cancer. Une fois par an, des centaines de boulangeries passionnées préparent de délicieux éclairs pour offrir un meilleur avenir aux enfants, adolescents et jeunes adultes atteints du cancer », affirment les membres de KickCancer sur la page de l’événement.

Un rendez-vous gourmand national

Le principe est simple : le 14 mars, les boulanger.ère.s belges participant.e.s vendent leurs éclairs au profit de la recherche sur le cancer pédiatrique. Le client paie un petit supplément par éclair (prix recommandé entre 3 et 6 euros), tandis que le.la boulanger.ère offre les ingrédients, son travail et celui de son équipe. Les fonds récoltés sont intégralement reversés à KickCancer. « Que vous soyez une boulangerie prête à mettre la main à la pâte ou simplement un.e grand.e gourmand.e, bloquez le 14 mars 2026 dans votre agenda ! Plus de 500 kits promo ont été envoyés aux boulangers ! Des milliers d’autocollants, d’affiches… le tout au profit de la recherche sur les cancers pédiatriques », peut-on lire au sein d’un post Facebook de l’association. 

Toujours plus de succès, d’année en année

Il y a six ans, Delphine Heenen, fondatrice de KIckCancer, et le chocolatier Pierre Marcolini, parrain de la Journée de l’Éclair, se sont lancé un défi : vendre le plus d’éclairs possible en une journée pour «kicker» le cancer des enfants. Depuis, l’initiative est devenue un rendez-vous national, réunissant Pierre Marcolini et plus de 500 boulangeries solidaires qui offrent leur temps, leur savoir-faire et leurs ingrédients pour cette bonne cause. La 5e édition a d’ailleurs rencontré un succès impressionnant :

  • 70 000 éclairs dévorés.
  • 543 points de vente.
  • 600 stories Instagram avec le hashtag #EclairDay.
  • 51 articles dans la presse.
  • 200 000 € récoltés.
  • Et des milliers de messages positifs.

 Et pour cette 6e édition, les boulangeries ont à nouveau répondu présentes partout en Belgique.

Comment participer ?

Participez à cette action pour mettre KO le cancer des enfants tous ensemble ! », insiste KickCancer.

Concrètement, le 14 mars, si vous repérez la Journée de l’Éclair (par des affiches ou autres stickers collés sur la devanture des boulangeries), pensez à taguer KickCancer Foundation et à utiliser le hashtag #EclairDay pour amplifier le mouvement. Un éclair peut sembler anodin, mais ensemble, des milliers d’éclairs peuvent faire avancer la recherche et offrir de nouvelles perspectives aux enfants atteints de cancer, notamment ceux suivis et hospitalisés à Bruxelles. Pour les professionnel.le.s, la deadline de participation vient d’être dépassée, mais pensez-y pour l’an prochain !

→ Toutes les informations sont disponibles sur EclairDay.be.

À propos de KickCancer

KickCancer est une fondation belge qui finance la recherche scientifique pour offrir de meilleurs traitements aux enfants atteints du cancer. Elle agit également pour faire évoluer structurellement la réglementation et les méthodes de travail, et pour faciliter la collaboration entre les acteur.rice.s clés (laboratoires pharmaceutiques, autorités, chercheurs, médecins et organisations de patients), afin d’améliorer durablement l’avenir des enfants malades.

Tout savoir sur KickCancer ou faire un don

 

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Lettre ouverte « Pour des soins palliatifs pédiatriques de qualité en Belgique »

Une trentaine de professionnel.le.s de la santé, actif.ve.s dans les soins palliatifs pédiatriques, viennent d’adresser aux autorités une lettre ouverte pour leur exposer leur réalité de terrain. L’objectif est d’assurer des soins palliatifs de qualité pour tous les enfants et les familles qui en ont besoin en Belgique.

« Nous, signataires de cette lettre, souhaitons vous faire part de notre réalité de terrain en soins palliatifs pédiatriques. Notre objectif est d’assurer des soins palliatifs de qualité pour tous les enfants et familles qui en ont besoin en Belgique. Nous vous présentons ici notre constat actuel et nos propositions d’amélioration.

Les équipes multidisciplinaires de liaison pédiatrique

Les équipes définies par l’arrêté royal de 2010 sont reconnues comme les équipes expertes en soins palliatifs pédiatriques. Elles assurent la continuité des soins entre l’hôpital, le domicile et les autres lieux de vie de l’enfant. Leur activité n’a pas été évaluée depuis 2014 et leur financement n’a pas été revu depuis 2010. L’enveloppe actuelle est insuffisante face au nombre croissant de patients, à la complexité des trajectoires de soins et à la dispersion géographique.

Les missions des équipes multidisciplinaires de liaison pédiatrique comprennent aussi la formation et le soutien des partenaires de première ligne intra et extrahospitaliers (domicile, crèches, centres de jour…). Ces activités, essentielles à la qualité du parcours de soins, sont peu valorisées. Le suivi d’un enfant en soins palliatifs a un fort impact émotionnel pour les équipes soignantes ; la disponibilité des équipes de liaison, y compris après le décès de l’enfant, est donc indispensable.

Advance Care Planning (ACP)

L’ACP se déroule entre les parents (et l’enfant) et le pédiatre hospitalier, qu’il s’agisse d’une pathologie oncologique ou non. Il serait logique que le pédiatre hospitalier puisse facturer une consultation d’ACP pour un mineur, comme c’est déjà le cas pour le médecin généraliste d’un patient adulte.

Soins infirmiers à domicile 

Nous constatons un sous-financement des soins infirmiers à domicile pour les enfants en soins palliatifs :

  • pas de facturation possible pour l’éducation parentale,
  • pas de facturation pour la toilette des enfants de moins de 6 ans

Cela entraîne des difficultés pour trouver des infirmiers à domicile et compromet la qualité de la prise en charge holistique. Des hospitalisations inutiles pourraient être évitées, avec un coût humain et sociétal moindre. Le financement actuel ne tient pas compte des spécificités pédiatriques : soins plus longs, expertise technique, évaluation du confort et de la douleur, accompagnement parental. Il est urgent de créer une nomenclature spécifique aux patients pédiatriques.

Statut palliatif

Le document actuel de statut palliatif n’est pas adapté à la population pédiatrique : l’échelle de dépendance de KATZ n’est pas applicable, et le pédiatre traitant ne peut pas le signer. Il faut utiliser des outils d’évaluation adaptés à la pédiatrie.

Répit 

Les ressources de répit à domicile sont quasi inexistantes. Certaines gardes infirmières assurent des présences nocturnes, mais leur coût élevé les rend accessibles seulement aux familles aisées. Il faut réévaluer régulièrement les besoins de places en maisons de répit et harmoniser les différences de remboursement entre régions.

Conclusion

Nous demandons :

  • une réévaluation du financement des soins palliatifs pédiatriques,
  • une reconnaissance des besoins spécifiques des enfants et de leurs familles,
  • une harmonisation entre les régions.

Chaque enfant a droit à des soins palliatifs de qualité, quel que soit son lieu de résidence ou la situation financière de sa famille. »

 

→  Consulter la lettre ouverte en ligne, ainsi que tous les signataires

 

 

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