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Asfalia, nouveau « jeu-conte » interactif, aide les enfants à appréhender leurs émotions

Asfalia est un nouveau jeu vidéo d’un genre un peu particulier destiné aux enfants de 6 à 10 ans. Ce « jeu-conte », qui s’accompagne d’un jeu de cartes éducatif, invite les enfants à la compréhension et à l’expression de leurs émotions. Hospichild l’a testé pour vous et a interviewé son créateur : Jean-Gobert de Coster.

Zaki, testeur du jeu vidéo Asfalia – Photo : Sofia Douieb

 

L’idée de ce jeu-conte qu’Hospichild a fait tester à un petit cobaye de l’équipe, est de faire déambuler un enfant nommé Charlie au cœur même de ses émotions et, plus particulièrement, de sa colère (d’autres émotions seront traitées plus tard dans les prochains jeux Asfalia). Dans cet univers de la colère, le personnage doit franchir des obstacles, participer à des épreuves, aider les personnages à se sortir de situations difficiles… Le petit Zaki, qui ne voulait plus s’arrêter de jouer, a particulièrement apprécié les superbes dessins colorés, les épreuves inventives, les personnages attachants qui donnent envie de les aider, les petites histoires bien racontées et pas trop longues… Mais qu’en est-il des coulisses du jeu et de sa conception ? Hospichild a voulu en savoir plus auprès du créateur d’Asfalia, Jean-Gobert de Coster, aussi administrateur délégué du studio Funtomata qui a développé le jeu. 

Comment vous est venue l’idée d’un tel jeu ?

Pendant le confinement, je me suis rendu compte que je voulais que mes filles jouent à des jeux plus intéressants et pouvant leur apporter autre chose que du simple divertissement. Ayant les compétences et la pratique dans le domaine du développement de jeux vidéos, cela faisait un moment que j’avais l’idée de développer un jeu avec mon propre concept, mais le déclic est vraiment arrivé au moment de la pandémie. J’ai donc créé, en 2020, le studio indépendant Funtomata, qui réinvente le monde des contes. Nous proposons ainsi des expériences vidéo-ludiques interactives, en combinant le plaisir de jouer à un jeu vidéo, la narration d’une histoire qualitative et l’éveil éducatif et sociétal.

Étiez-vous épaulé par des professionnels de la santé ?

Notre équipe est accompagnée de professionnels de l’enfance (consultants et coachs en émotions) afin d’aborder le plus justement possible des thématiques complexes, tout en les intégrant dans un univers féerique. Nous avons également demandé l’avis d’une scénariste pour nous aider dans la création et la cohérence du conte. Une spécialiste des émotions, installée au Québec, a aussi été consultée.

Parlez-nous d’Asfalia ; à qui s’adresse-t-il en priorité ?

Asfalia est un jeu fun et coloré basé sur les émotions. Le personnage principal, Charlie, explore ce monde mystérieux, peuplé de curieux habitants et menacé par un danger imminent. Le but est de résoudre les énigmes et collecter des autocollants pour sauver cet univers intérieur (la colère par exemple). Il s’agit donc d’un genre de conte 4.0 essentiellement destiné aux enfants de 6 à 10 ans. Mais cette tranche d’âge est assez indicative, car il peut également convenir à des enfants plus jeunes s’ils sont accompagnés, ou même à des adolescents qui peuvent très bien se prendre au jeu également. Il s’adresse aussi aux parents, instituteurs, éducateurs, pédopsychiatres, psychologues et toutes autres personnes désireuses d’accompagner les enfants dans leur développement personnel. 

Pouvez-vous décrire quelques épreuves à traverser virtuellement ? En quoi cela peut-il aider les enfants à gérer leurs émotions ?

Tout au long du voyage au cœur des émotions, l’enfant fera la rencontre de curieux personnages… Il y a par exemple Endymion, le saumon DJ, qui est chargé de délivrer les autres saumons coincés dans la rivière de lave. Mais ces saumons attendent patiemment et vivent leur frustration de manière plutôt positive en faisant la fête en attendant de pouvoir rejoindre leur habitat naturel. Ils font beaucoup de bruit et dérangent le grand cactus qui est de plus en plus irrité… Il est question ici de faire prendre conscience à l’enfant que la colère peut venir de différentes sources et qu’il faut trouver des moyens pour appréhender cette émotion. 

En quoi pourrait-il être utile pour les enfants hospitalisés ?

Forcément qu’Asfalia n’est pas un médicament et s’il peut ne serait-ce qu’apporter un minimum à l’enfant qui y joue, je serais déjà enchanté. J’ai envie de donner un exemple de personnage qui est « la balle » pour illustrer la manière dont un enfant coincé à l’hôpital et en colère de sa situation, pourrait éventuellement contourner ou vivre plus sereinement son émotion. « La balle » est coincée dans les sables mouvants et ne peut donc pas jouer avec son ami la plante carnivore. Charlie est chargé de venir l’aider, avec une baguette magique, à sortir de cette situation pour qu’il puisse continuer à jouer. Ici Charlie peut être vu comme le médecin qui va venir aider l’enfant à s’en sortir… 

Un jeu de cartes avec le même personnage existe également, pouvez-vous en parler ?

À côté du jeu vidéo, un jeu de cartes est également disponible pour approfondir le sujet des émotions à la maison ou à l’école. Ces cartes thématiques permettent notamment de mettre l’accent sur un personnage ou un autre du jeu vidéo et demander à l’enfant ce qu’il en a retenu, s’il est d’accord avec ce qu’il fait, s’il se reconnait un peu dans son comportement… D’autres cartes « observations » (dans le même jeu) sont de trois sortes : celles qui nomment simplement une émotion, celles qui représentent des positions corporelles et les dernières qui permettent de mettre des mots sur les ressentis intérieurs. Ce jeu de cartes peut être utilisé comme un outil de communication avec l’enfant qui ne sait pas toujours mettre des mots sur ses émotions, mais qui ressent parfois simplement des choses qu’il va pouvoir ainsi mieux analyser et comprendre. 

→ Pour télécharger le jeu VIDÉo et acheter le jeu de carte, consultez le SITE WEB ASFALIA 

Propos recueillis par Sofia Douieb

 

↓ Regarder le trailer du jeu vidéo Asfalia

Des animaux pour apaiser les enfants malades : Villa Samson fête ses 5 ans

En 2017, « une idée folle à l’hôpital » est née : donner la possibilité aux patients de prendre leur animal dans leur bras. C’est ainsi que Villa Samson a vu le jour ; une maison chaleureuse à deux pas de l’UZ Brussel où les patients, jeunes et moins jeunes, peuvent passer du temps avec leur compagnon à quatre pattes. Quant aux patients qui n’ont pas d’animal domestique, ils bénéficient d’un espace dédié à la zoothérapie, qui favorise la guérison. À l’occasion des cinq ans de Villa Samson, Hospichild a interviewé la coordinatrice du projet : Vicky De Baere.

Photo : Villa Samson

 

Sur Facebook, Villa Samson se réjouit (en néerlandais) de cet anniversaire : « Il y a exactement cinq ans, Villa Samson ouvrait ses portes aux patients de l’UZ Brussel. Misty, Luna et Chris ont décoré toute la Villa ! Jusqu’à présent, nous avons déjà aidé plus de 6 197 patients ; qui aurait osé en rêver ? Et la demande pour une séance de thérapie avec nos animaux ne cesse de croître. Ainsi, la mission de de la Villa d’apporter du plaisir aux patients grâce aux animaux est plus pertinente que jamais ! »

Vicky De Baere, pouvez-vous présenter Villa Samson en quelques mots, ainsi que votre rôle en son sein ?

Vicky De Baere, coordinatrice du projet – Photo : Villa Samson

La Villa a ouvert ses portes le 1er décembre 2017 et sa construction a été financée entièrement par des dons. Un soutien est toujours nécessaire pour l’exploitation de Villa Samson et les coûts associés. En soutenant Villa Samson, vous offrez aux patients la possibilité d’utiliser cet endroit gratuitement. Depuis 2019, je suis la coordinatrice de Villa Samson. Ensemble avec Milly Simon et une équipe de volontaires nous avons le plaisir de recevoir tous les jours des patients à Villa Samson. D’ailleurs, vous pouvez soutenir notre mission unique sur www.villasamson.be.

Cinq ans que la Villa existe, quel bilan pouvez-vous tirer ? Avez-vous des chiffres du nombre de personnes soutenues, du nombre d’animaux de passage ?

Villa Samson est une petite maison chaleureuse nichée à côté de l’UZ Brussel, où les patients hospitalisés de tous âges peuvent profiter d’un moment privilégié avec leur fidèle animal de compagnie, dans un salon privé. Même les patients ne possédant pas d’animal peuvent y bénéficier de séances de zoothérapie. En rendant possible le contact avec l’animal, Villa Samson participe au bien-être émotionnel et psychologique des patients, stimulant ainsi le processus de guérison, comme cela a été démontré lors d’études scientifiques. Depuis sa création, Villa Samson a pu aider pas moins de 6.197 patients. Actuellement, un projet de rénovation est en cours et sera terminé avant la fin de 2022. Après cinq ans nous comprenons en effet de mieux en mieux les besoins de nos patients, de nos animaux et de nos volontaires. Il faut dire aussi que les meubles n’ont pas été à l’abri des griffes acérées des chats…

Comment ce sont passé les festivités qui ont eu lieu pour cet anniversaire ?

Nous avons organisé un Festiwalk qui a commencé avec une belle promenade au bois de Laerbeek. À la fin de la promenade avait lieu le Festival à proprement parlé. Des animations pour petits et grands (750 personnes étaient au rendez-vous !) pour divertir et amuser tout le monde : démonstrations impressionnantes avec des chiens policiers, séances instructives et interactives avec des chiens guides pour aveugles, câlins d’alpagas, grimage… Divers food trucks proposaient frites et burgers, pâtes et pizzas, desserts et sucreries savoureux, boissons chaudes ou rafraîchissantes… Ce fut un réel succès qui deviendra une tradition annuelle.

Comment ça se passe concrètement à la Villa ? Pouvez-vous décrire une journée-type ?

Il n’y a pas vraiment de journée type. Chaque jour est une nouvelle aventure. Les visites se font l’après-midi entre 13h30 et 17h00. Pour les visites organisées pour la pédiatrie, la psychiatrie, la gériatrie, la revalidation, l’oncologie, la neurologie…, il y a un chien thérapeutique et les trois chats de race « Maine coon » qui habitent à Villa Samson. Sur rendez-vous, les patients peuvent demander une visite de leur propre chat ou chien (accompagné par la famille et/ou des amis). Sur rendez-vous, les psychologues proposent aussi des sessions de thérapie en présence des animaux.

Quels sont les bienfaits des animaux sur les personnes malades, et en particulier les enfants ?

Je dirais que les trois principaux bienfaits du contact avec les animaux et de la fréquentation de notre lieu sont :

  • Biologique : la réduction du stress due à une diminution du cortisol libéré dans le corps.
  • Psychologique : une expérience de la douleur qui s’amoindrit  grâce à ces moments de bonheur dans un cadre agréable et non-hospitalisé.
  • Social : le contact humain avec les autres patients ou le personnel de la Villa.

N’y a-t-il pas parfois une contre-indication pour certains malades à être en contact avec des animaux ?

Tous les patients sont les bienvenus ; il leur faut toutefois l’accord du médecin traitant. Il’ y a naturellement des contre-indications : MRSA, cathéter central, Covid, allergies aux animaux…

Quels sont les projets réalisés jusqu’à présent ?

Parmi les projets réalisés et toujours en cours, il y a par exemple les ballades avec les animaux qu’on propose aux enfants diabétiques ou obèses. Également, l’initiative « Villa Résilience @ Villa Samson » qui nous permet de proposer un soutien psychologique et émotionnel au personnel (surtout depuis le COVID).

Propos recueillis par Sofia Douieb

 

→ Voulez-vous soutenir Villa Samson ? Vous avez la possibilité de mettre en place une action ou de faire un don via le site web de Villa Samson.

→ Plus d’informations via le flyer de Villa Samson.

 

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Trois unités pédopsychiatriques dans un environnement flambant neuf à l’Hôpital des Enfants

Le vendredi 23 septembre dernier, l’Hôpital des Enfants inaugurait les nouvelles infrastructures de ses trois unités pédopsychiatriques : l’Unité d’Hospitalisation Pédopsychiatrique, l’Unité APPI (Autisme Prise en charge Précoce Individualisée) et l’Unité Parents-bébé. Un moment symbolique après deux années sous le signe du Covid-19, qui a permis aux équipes d’accueillir les professionnels de santé mentale et leurs partenaires pour une visite guidée. Aux commandes de cette inauguration : Pr. Véronique Delvenne, Directrice de service de la pédopsychiatrie ; Renaud Witmeur, CEO de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (Huderf, Erasme, Jules Bordet) et Philippe Close, Bourgmestre de la Ville de Bruxelles. 

©Sofia Douieb

Intégrées dans le nouveau Centre Expert Universitaire de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent du HUB, les équipes de l’Unité d’Hospitalisation Pédopsychiatrique et des deux unités de jour APPI (Autisme Prise en charge Précoce Individualisée) et UPBB (Unité Parents-bébé) de l’HUDERF ont présenté avec enthousiasme leur dispositif de prise en charge original lors d’une inauguration reportée maintes et maintes fois suite à la pandémie. Hospichild y était pour vous.

Pr. Véronique Delvenne, Directrice de service de la pédopsychiatrie – ©Sofia Douieb

Pr. Delvenne, Directrice de Service – Importance de ces dispositifs dans les réseaux de soins bruxellois

Sur une vaste terrasse où les enfants (partis à la mer pour l’occasion) furent momentanément remplacés par des dizaines de professionnels pédiatriques, le Pr Véronique Delvenne, Directrice de Service, pris en premier la parole pour souligner l’importance de ces dispositifs dans les réseaux de soins bruxellois et belges francophones. Surtout dans un contexte d’augmentation des demandes de soins en santé mentale de l’enfant et de l’adolescent, que la crise Covid et les situations de confinement ont encore aggravé.

L’objectif de ce dispositif et des infrastructures flambant neuves est d’assurer des soins de qualité, en équipe pluridisciplinaire, dans une vision globale de l’enfant et de son entourage, où les jeunes en difficultés psychiques et leur famille sont placés au centre ; prenant en compte toutes les dimensions étiopathogéniques, à savoir l’étude de la cause, de la nature et des symptômes d’une pathologie. Pr. Delvenne a expliqué à ce propos : « Le soin hospitalier doit s’articuler avec les soins ambulatoires et de 1ère ligne où le repérage et la prise en charge précoce des troubles est un vrai défi. Il vient soutenir ses partenaires dans la prise en charge des problèmes aigus et sévères, complexes et dans la prévention des complications et des récidives. En tant que dispositif universitaire, notre service a un rôle important pour contribuer aussi à la formation des professionnels et il soutient l’évolution des connaissances par la recherche. »

Philippe Close, Bourgmestre de la Ville de Bruxelles – Éviter la double sanction au delà de la malade

Philippe Close, Bourgmestre de la Ville de Bruxelles – ©Sofia Douieb

Présent pour l’occasion, le Bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Philippe Close a tenu à s’exprimer également. Il a souligné le processus impressionnant qui a été mis en place pour que ces unités puissent bénéficier d’un lieu aussi beau qu’adapté aux différentes pathologies des enfants. Parce que, pour lui, ils n’ont pas à subir une double sanction : à la fois la maladie et les mauvaises infrastructures…

Il a ensuite estimé sa fierté que la Ville soit partenaire du groupe HUB (Hôpital universitaire de Bruxelles). D’autres inaugurations, comme le Grand Centre de Recherche, auront encore lieu et il sera certainement là pour y assister. Car, comme le disait Donald W. Winnicott : « Nous espérons tous que nos patients en auront un jour fini avec nous, qu’ils nous oublieront et découvriront que la vie est elle-même une thérapie qui a un sens. »

Renaud Witmeur, CEO de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles – ©Sofia Douieb

Renaud Witmeur, CEO HUB – « On veut que tous les services de l’HUB ressemblent à ce service de pédopsychiatre ! »

L’Hôpital Universitaire de Bruxelles est le plus grand centre hospitalier national, a commencé par dire Renaud Witmeur, son Directeur général. Il comprend plusieurs hôpitaux comme Érasme, l’Institut Jules Bordet et l’Huderf. En outre, les hôpitaux Brugmann et Saint-Pierre ne font pas partie du projet, mais sont néanmoins considérés comme des partenaires naturels. Il s’agit, avec le HUB de « transcender tous les clivages ». Car c’est un centre de référence inouï où l’on soigne plus de 1000 patients tous les mois.

L’Hôpital universitaire des Enfants et ses nouvelles infrastructures pour la pédopsyhiatrie est, pour R. Witmeur, une avancée formidable. Les activités de recherche sont aussi très efficaces et importantes au sein de l’hôpital, ce qui est réellement précieux.

« On veut que tous les services de l’HUB ressemblent à ce service de pédopsychiatre, car c’est un modèle-type dont nous sommes très fiers avec tous les ingrédients essentiels », a finalement déclaré le CEO de l’HUB.

Trois unités, trois visions communes, trois espaces colorés et chaleureux

Après leurs discours, les trois intervenants ont coupé un ruban symbolique inaugurant officiellement ces nouveaux locaux accueillant, depuis 2020 déjà, des enfants en situation de fragilité psychologique.

©Sofia Douieb

Les trois unités sont donc liées entre elles sur un seul et même plateau. Elles sont toutes baignées de lumière, spacieuses, et dans les mêmes coloris oranges, verts et bleus. Certaines salles, comme la pièce de psychomotricité ou celle du bien-être, sont communes à toutes les unités. La visite eut lieu aux côtés des trois intervenants. Toute une délégation écoutait religieusement les explications du Pr. Delvenne et de ses équipes.

L’Unité d’hospitalisation pédopsychiatrique (de 8 à 14 ans)

Unité hospitalisation pédopsy – ©Sofia Douieb

L’unité d’hospitalisation pédopsychiatrique, intégré dans le réseau Bruxellois, BRUSTAR avec 2 lits de crise, prend en charge 15 jeunes de 8 à 14 ans souffrant de psychopathologies sévères (tentatives de suicide, états post-traumatiques trouble alimentaire précoce, première décompensation psychotique, dépression majeure…) Les 600 m² de l’unité sont organisés pour stimuler la convivialité avec des zones dédiées aux nombreux ateliers thérapeutiques organisés par l’équipe, un salon, une cuisine commune pour les jeunes, mais aussi des espaces où ils peuvent s’isoler, recevoir leurs parents ou parler individuellement avec les soignants. Une classe de l’Ecole Robert Dubois (présentée par  soutient les jeunes à poursuivre leur scolarité et un espace sensoriel (snoezelen) permet l’apaisement des moments d’angoisse. Grâce à l’implémentation, dans l’équipe soignante, des outils de Résistance Non Violente, les situations d’agitation sévères se sont raréfiées, participant ainsi à une prise en charge bienveillante en coordination avec les parents, à qui la méthode est proposée. Les jeunes bénéficient également d’une vaste terrasse extérieure sécurisée et aménagée pour leurs activités avec l’objectif de réaliser au printemps un espace potager.

L’équipe des soignants a de nombreux projets pour renforcer son arsenal thérapeutique dans ses nouvelles installations : des ateliers multimédia utilisant les jeux et la réalité virtuelle dans les soins ; l’éducation à la santé ; une sensibilisation aux enjeux de la cyberculture et des réseaux sociaux ; des ateliers bien-être, corps et image, mais aussi le développement d’une approche multifamiliale de soutien pour les parents ou des expériences de patients-partenaires.

L’Unité UPBB en hôpital de jour – Parents-bébés (0 à 2 ans et demi)

Espace Snoezelen ©Sofia Douieb

L’unité de jour Parents-Bébé accueille 5 à 8 jeunes enfants de 0 à 2,5 ans accompagnés de leurs parents, présentant des difficultés dans l’établissement des liens précoces, des particularités du développement ou des symptômes comme des troubles alimentaires ou du sommeil. Les nouvelles infrastructures, organisées autour d’un grand espace « appartement » recréent, pour l’enfant en interaction avec ses parents, des espaces de vie : repas, soins, jeux ou détente, local sieste. La prise en charge soutient la parentalité et le développement du bébé à l’aide notamment d’entretiens vidéo individuels et/ou de groupe, d’ateliers de psychomotricité et de jeux.

Les unités du service de pédopsychiatrie utilisent la méthode de soins « Snoezelen », dans un environnement sensoriel conçu pour favoriser la communication, la détente et l’exploration sensori-motrice. En renforçant le bien-être et la sécurité intérieure de l’enfant, la technique aide à la rencontre et au lien de confiance en permettant un apaisement et une diminution des troubles du comportement.

L’Unite APPI – Autisme Prise en charge Précoce individualisée (de 18 mois à 3 ans)

Depuis 2015, l’Unité APPI accueille dix enfants de 18 mois à 3 ans qui présentent un trouble précoce de la communication faisant suspecter un trouble du spectre de l’autisme. Les nouveaux locaux sont conçus pour cette thérapie intensive basée sur le jeu, une prise en charge qui se base notamment sur la méthode Denver à début précoce (Early Start Denver Model, ESDM) qui met la qualité de la relation et la motivation de l’enfant au centre de l’intervention. Ce projet novateur est unique dans le paysage belge. Des objectifs individualisés de soins sont construits et partagés avec les parents et adaptés au développement de l’enfant, ils évoluent sur la base d’évaluations régulières des différents domaines de compétence de l’enfant et de son environnement. D’autres méthodes d’intervention sont utilisées en fonction des besoins spécifiques de chaque enfant comme le PECS (système de communication par échange d’images) ou la psychomotricité relationnelle. Des interventions à domicile et dans les autres milieux d’accueil (crèche, pré-gardiennat, école) sont assurées régulièrement par l’équipe avec un transfert de compétence vers les familles mais aussi les crèches et les écoles. L’enfant est réintégré le plus rapidement possible dans son environnement.

Sofia Douieb (avec l’appui du communiqué de presse de l’Huderf)

 

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Petite enfance : le site web Born in Brussels est né !

Born in Brussels est un site abordant la naissance et la petite enfance en Région bruxelloise. Il vient tout juste d’être officiellement inauguré en présence du Ministre Alain Maron et de représentants du cabinet de la Ministre Elke Van den Brandt. Mis en ligne fin avril, il continue chaque jour de s’étoffer avec toujours plus d’actualités, de témoignages et de bons plans. Grand public et professionnels y trouveront de nombreuses informations et un carnet d’adresses bien fourni.

L’idée de ce site vient d’une réflexion faite, en 2014, entre plusieurs acteurs de la santé bruxelloise : le Centre d’Expertise et de Ressources pour l’Enfance, l’Observatoire de la Santé et du Social et Hospichild. Ensemble, ils imaginent lancer un projet afin d’informer et de soutenir la parentalité, la naissance et l’épanouissement du jeune enfant en Région bruxelloise. Les années passant, d’autres associations et acteurs ont rejoint le mouvement : Brusano, Bruss’help, Volle Maan Expertisecentrum Kraamzorg, Droits Quotidiens et même des stagiaires pleines d’idées ! Les phases de conception du projet sont soutenues financièrement depuis 2019 par la Commission communautaire commune de Bruxelles-Capitale. Fin 2021, un subside a été accordé au CDCS-CMDC asbl pour donner vie à ce qui est aujourd’hui Born in Brussels.   

Un long moment créatif

Pour concevoir un contenu de qualité, de nombreuses têtes se sont penchées sur le site. Tout d’abord, il y a eu l’équipe d’Hospichild (CDCS-CMDC) qui possède une expérience de plus de 15 ans dans les thématiques liées à l’enfance gravement malade et hospitalisée. C’est cette équipe, accompagnée de deux étudiantes en santé publique, qui a rédigé la plupart des textes du site. Une fois créés, ceux-ci ont également été soumis à divers professionnels pour validation. Ensuite, pour les répertoires d’adresses utiles à Bruxelles, c’est l’équipe de Bruxelles Social (CDCS-CMDC) qui s’est attelée à la tâche. En effet, les bonnes adresses qu’on retrouve sur le site Born in Bruxelles sont directement liées à la base de données de Bruxelles Social et elles sont, de ce fait, automatiquement remises à jour. Après cela, il a fallu s’attaquer à la partie juridique qui se situe sous l’onglet « Droits et démarches ». Pour cela, le CDCS-CMDC a collaboré avec l’asbl Droits quotidiens pour importer du contenu sur le site Born in Brussels. Celui-ci sera donc automatiquement actualisé en cas de mise à jour.

Le site : contenu et fonctionnalités

En perpétuel développement, le site comprend de nombreuses pages informatives sur le désir d’enfant, la grossesse, l’accouchement et la petite enfance de 0 à 2,5 ans. Il dispose également de deux répertoires d’adresses utiles à Bruxelles. L’un permet de trouver des associations en lien avec les thématiques abordées sur le site, l’autre, appelé “SOS”, permet d’obtenir des adresses en lien avec l’aide d’urgence. Le site comporte aussi une large rubrique sur les droits des parents et les démarches administratives à accomplir à Bruxelles. Créée en collaboration avec Droits Quotidiens asbl, elle offre des informations juridiques en langage clair, rédigées par des juristes spécialisés et bénéficie d’une mise à jour automatisée. Enfin, le site comprend des actualités, des témoignages, un agenda d’événements liés à la périnatalité à Bruxelles et une liste de bons plans. Il est complété par une newsletter, une page Facebook, un compte Instagram et un compte LinkedIn.

Un plus pour les citoyens bruxellois

Lorsqu’un futur ou jeune parent bruxellois se pose des questions sur la naissance et la petite enfance et qu’il effectue quelques recherches sur le web, une myriade d’informations lui sera proposée par de nombreux sites commerciaux, institutionnels et étrangers. Avant Born in Brussels, rien n’était spécifique à Bruxelles. La population bruxelloise possède pourtant ses particularités. Une frange de la population vit malheureusement dans la pauvreté (en 2019, 41 % des enfants et adolescents se trouvaient dans un ménage dont le revenu se situait sous le seuil de risque de pauvreté. C’était pire encore pour les familles comportant plusieurs enfants. Avec trois enfants le taux grimpait à 46 %, avec plus de trois enfants, il était de 56 %[1]), l’interculturalité est omniprésente, le bilinguisme est une nécessité et les acteurs, services et règlementations sont parfois bien différents du reste de la Belgique. D’où l’importance d’un site neutre avec un contenu identique en français et en néerlandais, un carnet d’adresse bruxellois, un accent sur les familles précarisées et des témoignages de vrais locaux. Tout ce qu’offre aujourd’hui Born in Brussels !

Les familles, une grande part de la population

Et puis, les familles représentent tout de même une belle part de la population (en 2021, la Région bruxelloise comptait 559 260 ménages dont 30 % comportait 3 personnes ou plus[2]. Elle comptait également 38 990 petites filles de 0 à 4 ans et 41 048 petits garçons[3]. En outre, près de 65 000 familles monoparentales vivent en Région bruxelloise[4]). Il est donc primordial d’en tenir compte et de leur offrir les informations dont elles ont besoin. Enfin, environ 22 000 naissances sont enregistrées chaque année à Bruxelles[5], ce qui prouve bien que la naissance et la petite enfance sont des éléments importants de la vie bruxelloise.

Un soutien pour les professionnels

Outre les informations et adresses qui pourront soutenir le travail des professionnels du secteur périnatal, Born in Brussels se veut être un acteur phare de la périnatalité en Région bruxelloise en favorisant l’émergence d’un réseau collaboratif entre eux. Ils pourront, par exemple, promouvoir leurs activités (atelier portage, groupe de parole, workshop diabète de grossesse ou grossesse gémellaire, entraide entre mamans solos, etc.) via l’agenda ou un article sur le site. Des annonces pourront aussi être faites via la newsletter. Born in Brussels est prêt également à mettre son énergie au service de projets divers, toutes les idées sont donc les bienvenues ! En ce moment, une collaboration a déjà débuté avec “Docteur Coquelicot” (Société Scientifique de Médecine Générale) en vue de créer un e-book rempli de recommandations sur la santé environnementale avant, pendant et après la conception d’un enfant. Affaire à suivre, donc !

Born in Brussels lance sa campagne de communication

Le site Born in Brussels est accessible via www.bornin.brussels. Il compte plus de 550 pages et, comme tout bébé en pleine forme, il poursuivra encore sa croissance durant de belles et longues années. Une large communication à destination  du grand public est en cours et se poursuivra jusqu’au 16 octobre 2022 !

 

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Santé environnementale et petite enfance : focus sur l’initiative « Docteur Coquelicot »

L’initiative « Docteur Coquelicot », née en 2020, est un projet de vulgarisation en santé environnementale porté par des médecins généralistes et d’autres professionnels de santé localisés en Belgique. En collaboration avec la SSMG (Société Scientifique de Médecine Générale) et la COCOM, ils informent, via un blog, et forment autant le grand public que les soignants qui souhaitent approfondir leurs connaissances. Pour en parler, avec un focus sur la petite enfance : Jessica Beurton et Céline Bertrand, toutes deux enseignantes sur des sujets relevant de la santé environnementale et respectivement médecin généraliste et infirmière pédiatrique.   

D’après l’OMS, la santé environnementale comprend les aspects de la santé humaine, y compris la qualité de la vie, qui sont déterminés par les facteurs physiques, chimiques, biologiques, sociaux, psychosociaux et esthétiques de notre environnement. La Belgique, comparée à la France, a longtemps été à la traine dans la prévention et la sensibilisation du grand public en la matière. À présent, une prise de conscience est amorcée et des initiatives en la matière émergent régulièrement. Docteur Coquelicot, blog de vulgarisation, permet tant aux professionnels de la santé qu’au grand public d’avoir accès à des contenus liés à la santé environnementale., Les membres de la Cellule Environnement de la SSMG, dont le Dr. John Pauluis est responsable, y apportent leur expertise et proposent des formations à destination du grand public ou des professionnels de santé.

Vulgarisation des contenus de santé environnementale 

Docteur Coquelicot est donc une initiative récente du Dr Sarah De Munck, médecin généraliste formée en santé environnementale, qui voulait transmettre ces notions de prévention au plus grand nombre. Ils ont voulu offrir la possibilité au grand public et aux soignants de s’informer plus facilement sur le sujet, et même de se former aux bonnes pratiques. À présent, plusieurs membres de la Cellule Environnement gèrent également la plateforme en plus de leurs activités. Sur le blog, pour vulgariser l’info, il y a donc des articles (parfois faisant office de lanceurs d’alertes), des infographies ou encore des fiches spécifiques reprenant les points à retenir pour notre quotidien. 

De l’importance de s’y prendre tôt et de revenir à la sobriété 

Parmi toutes les informations mises en avant, il en est une qui, selon Céline Bertrand, est relativement sous-estimée ou même méconnue : « La prise de conscience d’une bonne santé environnementale doit intervenir le plus tôt possible chez un individu. Pour ce faire, avant même de tomber enceinte, la femme, ainsi que les personnes qui l’entourent, doivent entamer une dépollution de l’organisme. Il est évident que les futures mères doivent arrêter de fumer, de boire de l’alcool, de consommer des produits ultra-transformés… Mais l’entourage aussi a son rôle à jouer ! »  Une réflexion partagée par Jessica Beurton qui renchérit : « Une vraie prise de conscience familiale doit être amenée sur la table avant d’accueillir un nouveau-né. Est-ce qu’on a besoin de tous ces produits pour vivre ? Il faudrait éliminer un tas de choses nocives pour l’organisme et arriver à vivre plus simplement et naturellement. Un retour à l’essentiel et à la sobriété est primordial ! » 

Formations pour le grand public et les professionnels 

La cellule environnement de la SSMG propose des formations destinées à transmettre ces valeurs de sobriété et permettre au plus grand monde d’adopter un mode de vie sain. Ces formations s’adressent au grand public, à des écoles ou à un public de professionnels de santé. Chaque thème est pensé par défaut pour une heure de présentation, mais peut être adapté et combiné selon les besoins ou les envies du groupe (journée, demi-journée…) L’équipe de professionnels de santé, basée en Belgique, est disponible pour des séances d’informations dans les locaux des demandeurs ou dans ceux de la SSMG à Bruxelles. 

Docteur Coquelicot, un projet de la SSMG 

Pour contextualiser, la SSMG est donc la Société Scientifique de Médecine Générale. Il s’agit d’une asbl en activité depuis déjà 50 ans et regroupant plus de 3000 médecins généralistes en Belgique. Plusieurs cellules la composent comme la cellule environnement, la cellule personnes âgées, la cellule médicaments, la cellule santé mentale, la cellule nutrition et bien d’autres. La SSMG a pour mission d’aider le médecin généraliste dans trois fonctions essentielles et spécifiques : la dispense des soins de qualité en tant que scientifique de proximité directement accessible ; la communication avec les patients, les intervenants paramédicaux et ses pairs généralistes et spécialistes ; l’analyse d’un grand nombre de variables desquelles découlent des priorités et l’utilisation d’un dossier médical central. 

Découvrez le blog « Docteur coquelicot » 

Sofia Douieb

 

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